Orléans : la secrétaire d’État est venue faire les soldes

Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des finances, a parcouru la rue Royale d’Orléans et rencontré plusieurs commerçants au premier jour des soldes. La veille, elle avait annoncé – depuis Paris – la volonté du gouvernement de réduire les deux périodes de soldes (hiver et été) à quatre semaines au lieu de six.

La secrétaire d’État à l’Économie et aux finances en visite dans quatre magasins orléanais, le premier jour des soldes 2018.

De son propre aveu, Delphine Gény-Stephann fera bien les soldes, « comme tous les ans mais sans doute plus rapidement que d’habitude ». Elle a pourtant pris un peu de temps – une heure et demie – pour visiter quelques magasins orléanais de la très chic et rénovée rue Royale, sous les arcades, à la rencontre de commerçants qui ouvraient mercredi 10 janvier le premier jour des soldes d’hiver.

Delphine Gény-Stéphann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances (et Antoine Bonneville, pdt de la CCI régionale).

Accompagnée du préfet Jean-Marc Falcone, de la députée LREM de la 1ère circonscription Stéphanie Rist, de François Foussier, adjoint en charge du commerce, d’élus de la Métropole, du vice-président du Conseil régional Harold Huwart et des présidents de Chambres consulaires, Delphine Gény-Stephann s’est prêtée de bonne grâce à ce marronnier médiatique hivernal. Dans sa musette, l’annonce, la veille, de la volonté du gouvernement de réduire les deux périodes de soldes à quatre au lieu de six semaines actuellement. « Elles seront plus courtes pour être plus dynamiques, plus énergiques plus resserrées plus claires aussi pour les consommateurs, un peu perdu au milieu des nombreuses périodes de promotions, ventes privées, déstockages etc. » a-t-elle expliqué. « En dehors des périodes de soldes, les commerçants pourront s’organiser, pour faire une sorte de black friday à la française par exemple ou toute autre action », a-t-elle ajouté, insistant sur le « travail de concertation qui sera mené en 2018. Déjà nous avons constaté des points de convergence entre les grandes firmes et les indépendants, malgré les visions différentes ».

Web, ventes privées : la concurrence est rude

Attente fébrile au premier jour des soldes…

« Ça me conviendrait », estime Elsa Pinault, gérante d’un magasin de prêt-à-porter féminin rue Royale, « il faut que les centres-villes redeviennent originaux pour attirer des clients tentés par les achats sur Internet. La qualité de l’accueil, la connaissance des produits, de la mode, c’est important, mais au-delà de ça il faut qu’ils soient heureux d’acheter ». Trois Français sur quatre avouent aimer faire les soldes et se déplacer dans les magasins à cette occasion-là. Le web et les ventes privées – y compris sur le web – sont de sérieux concurrents à la fois pour les soldes eux-mêmes, mais aussi pour les commerçants traditionnels. Même s’il est à noter qu’Orléans souffre moins que d’autres villes moyennes de même strate de la fameuse vacance commerciale. La métropole comptabilise entre 500 et 550.000 m² de commerces. La problématique est plus serrée dans d’autres villes de la région comme Châteauroux, Bourges ou Blois, ville où les commerces indépendants de centre-ville souffrent beaucoup des zones commerciales périphériques et du commerce sur Internet. Et aussi de la paupérisation de leurs centres-villes… Même pendant les soldes, il faut avoir du « pouvoir d’achat », qui n’est pas extensible pour tout le monde.

F.Sabourin.

Commentaires

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  1. Promotions, soldes, ventes privées.. Effectivement on ne s’y retrouve pas..

    Mon anecdote : en quête d’un pantalon d’hiver couleur prune en velours cotelé taille 46, j’en trouve en fin de semaine dernière un dans une enseigne du centre ville, mais, malgré mon insistance la vendeuse refuse de me le vendre avec la réduction d’une vingtaine d’euros indiquée sur l’affichette bien en vue dans le magasin parce que le produit est parait-il réservé à une « vente privée » . Privé de cet achat, j’ai dû revenir le premier jour des soldes pour constater … qu’il n’était plus disponible ! J’ai donc été privé de cet achat … Par curiosité j’ai cherché sur internet : en quelques secondes j’en ai trouvé un à un prix équivalent et sans me déplacer. Je ne l’ai pas acheté mais si ce genre de désagrément se reproduit, je me laisserai sans doute tenter par un magasin « en ligne » . Les commerçants traditionnels pourraient peut-être réfléchir à la manière de rendre les choses plus agréables quand on fait l’effort de se déplacer dans leurs magasins et qu’on n’est pas encore tombé dans la facilité Internet ..

  2. Merci Jacques de ce triste constat. J’arrive à la même conclusion, tant les expériences vécues chez certains commerçants du centre ville me repousse vers l’extérieur ! Et depuis peu, j’ai osé acheter en ligne, pourtant j’ai lutté, snif !

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