2018, vers une année “fête” de réussites ?

Cela me manquait de me retrouver devant ma page blanche et de me lancer dans une nouvelle chronique. Un nouveau chapitre s’ouvre avec ce début d’année 2018 et me donne cette envie.

Loïc Puyo

Par Loïc Puyo

Le dernier épisode de 2017, vécu sous le maillot du SCO d’Angers, s’est conclu sur une note très positive. Juste avant la trêve, on a enregistré une belle victoire face à Dijon. Entré très tôt dans le match, j’ai réalisé une belle prestation personnelle. Mais il faut reconnaître que les mois qui ont précédé ce soir du 20 décembre n’ont pas été toujours réjouissants…

Championnat de France de Ligue 1 Nantes contre Angers

Entre une relégation en Ligue 2 à la suite d’une fin de saison calamiteuse avec Nancy, une fin de contrat très mal gérée par le club lorrain et un été passé à douter et à me demander où ma carrière allait se poursuivre, je ne cache pas que ces moments n’ont pas été évidents pour moi.

Heureusement que j’ai été très bien entouré par ma famille, ma copine et mes amis. Ils ont su être là et leur bienveillance m’a évité de trop douter. Les pauvres je les plains car je n’ai pas dû être très agréable à côtoyer à cette période.

Dans un tel contexte, je n’ai pas vu l’intérêt de m’épancher publiquement à travers cette chronique. Je suis conscient de la chance que j’ai d’exercer un métier de rêve, surtout à ce niveau et je me voyais mal  me lamenter alors que, même dans la panade, beaucoup de monde aimerait être à ma place.

J’étais sur le point de signer avec un club de Ligue 2

Grâce à mon environnement j’ai su prendre mon temps et attendre la bonne opportunité. Le scénario a été assez incroyable. Alors que j’étais sur le point de signer avec un club de Ligue 2, très désireux de m’enrôler, Angers m’a contacté et là tout a changé. Alors que j’étais dans le train pour me rendre dans ce club de Ligue 2, j’ai fait demi tour à Paris, lorsque la proposition officielle du Sco est arrivée entre mes mains. Le soir même, je débarquais en Anjou et le lendemain matin l’affaire était bouclée.

Le fait de pouvoir continuer à évoluer dans l’élite était une priorité pour moi. Angers m’a permis de pouvoir réaliser ce souhait. Mais la route était encore longue avant que je puisse refouler une pelouse de Ligue 1. Une préparation physique retardée, des pépins physiques, pas de logement à moi pendant 3 mois, un niveau de jeu très moyen… tout cette accumulation de contrariétés faisait que j’étais loin du compte et loin de pouvoir espérer quoi que ce soit en terme de temps de jeu.

Il a fallu être patient

Du renforcement musculaire et un logement plus tard me voilà enfin lancé dans ma saison. J’ai appris à prendre le rythme de travail et de vie du club et aujourd’hui je me sens parfaitement épanoui dans le groupe et sur le terrain. Ma première apparition en championnat remonte au 2 décembre à Monaco ! Il a fallu être patient mais depuis j’ai l’opportunité de pouvoir enchaîner et d’être sollicité par le coach. Encore hier – dimanche 14 janvier– j’ai eu la chance de fouler la pelouse lors de cette rencontre à Lyon, dans un stade magnifique et avec un résultat très positif à la clé.

Maintenant la suite des événements, c’est de continuer à travailler et à progresser pour qu’on fasse à nouveau appel à moi et surtout que le club se maintienne en Ligue 1. Il en a les moyens et c’est l’objectif principal. 

2018, je l’espère, va être une grande année. Une grande année de Coupe du monde. Un événement planétaire qui va nous tenir en haleine cet été. L’équipe de France a un potentiel énorme. Pourquoi pas rêver d’un triomphe, 20 ans après la mythique génération de 98 ? Cela représenterait un joli clin d’œil et surtout l’avènement d’une nouvelle armada remplie de jeunes prodiges.  

Au delà de cette compétition, j’espère que 2018 pourra nous faire vivre des moments de bonheur, des moments de joie collective et personnelle, des moments de fous rire comme cet arbitre qui tacle un joueur en plein match et qui lui met un carton rouge ! Et quand on s’appelle Chapron, mettre un rouge fantasque, on ne peut que crier au loup et au fou ! Hasard du calendrier, ce même arbitre devait officier lors de notre prochain match contre Troyes (programmé le mercredi 17 janvier). Entre temps, la Fédé a décidé de le suspendre, dommage, avec lui sur le terrain, en terme d’audience, on aurait fait un carton !

Pour vivre ces grands moments, il faut se donner l’envie. Un monstre devenu sacré nous a quitté, mais grâce à lui on (Johnny) a l’idée et l’envie d’avoir envie.

Meilleurs vœux et Allumez le feu !

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