Notre-Dame-des-Landes : fin du suspense et abandon du projet

À l’issue du conseil des ministres, ce mercredi, le premier ministre  a annoncé l’abandon définitif du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). C’est mettre fin à un projet clivant, vieux de cinquante ans et objet de multiples indécisions et reculades. C’est dire au pays, du perron de l’Élysée que ce gouvernement prend des décisions, les assume, fait ce qu’il annoncé et dans les délais qu’il s’était impartis. C’est trancher, montrer ses muscles et le faire savoir.

L’aéroport de Nantes-Atlantique, à Bouguenais, au sud-ouest de Nantes, sera réaménagé et modernisé afin d’assumer l’augmentation du nombre de voyageurs. Les liaisons ferroviaires  du grand Ouest avec les hubs internationaux seront améliorées, Nantes et Rennes mises sur le même plan. C’est penser de façon globale l’aménagement du territoire.

Les forces de l’ordre vont mettre en œuvre l’évacuation des personnes qui occupent illégalement la ZAD “d’ici au printemps prochain” et rétablir la circulation sur les trois routes qui traversent Notre-Dame-des-Lande. S’ils le désirent,les propriétaires traditionnels  dont certains ont été expropriés  pourront retrouver leurs terres . Certains qui s’y sont établis pourront continuer à cultiver et de baux seront  signés. C’est  une forme de sagesse et un retour à l’état de droit sur cette zone  quoi qu’en disent certains perdants qui  avaient fait leur fonds  de commerce politique du débat.

Le dossier Notre-Dame-des-Landes, ouvert   dans les années  1960,  l’aéroport de la discorde, le plus ancien conflit environnemental de France,  symbole, pour les défenseurs de l’environnement, des “grands projets inutile «  est enterré. Si le mouvement   anti-aéroport, dans son ensemble salue la décision  comme « une victoire historique »  et le respect annoncé de la trêve hivernale, il ne faudrait pas que les rassemblements prévus à Nantes  et à Rennes  tournent à l’affrontement et que les départs de la ZAD  encadrés  par les forces de l’ordre se fassent  dans la violence.

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