“Soif d’innovation” avec Orléans Concours International

Françoise Thinat@JB MILLOT

Amoureux de la musique contemporaine, rendez-vous à Orléans dès le 3 février pour un instant des plus rares , à savoir le  concert rencontre proposé par Françoise Thinat, grande interprète de notre temps, professeure et fondatrice d’Orléans Concours International. C’est elle  qui annoncera de manière sensible  la treizième édition de ce passionnant rendez-vous musical qui célébrera, du 8 au 18 mars, le répertoire des XXe et XXIe siècles.

“Âme festivalière et dimension humaine”

Claudia Chan (c) Etienne Gaume

A l’auditorium de la médiathèque d’Orléans, cette artiste,  visionnaire et pédagogue,  expliquera aux mélomanes  les enjeux de l’écriture au travers de la musique de Fauré, Albeniz, Prokofiev, Debussy et Ravel.

Quelques jours plus tard, le 8 mars, le pianiste Thomas Hell, lauréat de  1996, ouvrira à l’Institut cette manifestation qui accueillera quarante-deux candidats  âgés de vingt  à quarante ans et de quinze nationalités. Comme il est d’usage depuis la création de l’épreuve, chacun sera accueilli de manière chaleureuse et passionnée par des familles d’Orléans.  

Lors de cette manifestation “à l’âme festivalière et à la dimension humaine”, ce qu’avancent d’une même voix Isabella Vasilotta, directrice artistique et Camille Arcache, chargée de communication, tous ces artistes en devenir ou déjà confirmés seront en lice à l’Institut et au Théâtre pour remporter quelque vingt récompenses. Dotées d’un montant total de 120.000 euros, elles se répartissent en prix, bourses, enregistrement de CD,  concerts et  tournée visant  à servir et accompagner l’évolution de la carrière des musiciens.

“Architecture sonore” ouverte sur la ville

Hector.Parra (c) E.Gaume

Aujourd’hui placé sous la présidence d’Eric Denut, ce festival permettra notamment de découvrir la création de quarante-deux œuvres contemporaines proposées par les interprètes et “Au cœur de l’oblique”, d’Hector Parra,  œuvre imposée et commande du concours .

 “Arpège pour six instruments”, pièce de Franco Donatoni,  sera par ailleurs proposée lors du programme final du concours  en tant que “synthèse de l’esprit de la manifestation”. Cette pièce sera interprétée par les finalistes  accompagnés par l’ensemble mdi, formation dirigée par Yoichi Sugiyama.

Ouvert sur la cité, ce concours de virtuoses dont le jury sera présidé par  Hye-Yon Choi et comptera dans ses rangs Toros Can, lauréat du prix “Blanche Selva” 1998, offrira au conservatoire, au théâtre et au musée des beaux-arts,  différentes expositions.  A noter que c’est aussi dans le cadre d’un partenariat avec l’Orchestre symphonique d’Orléans que Takuya Otaki, lauréat 2016,  se produira au Théâtre les 10 et 11 février prochains.

Enfin, pour la belle histoire, soulignons qu’Orléans Concours International a passé commande de l’œuvre imposée d’Hector Para en partenariat avec le Frac Centre Val de Loire et sa Biennale d’architecture. D’où l’affiche de cette année qui  rend  hommage à l’œuvre de Claude Parent, “Incision organique” (2005). 

Propos choisis de  Johann Wolfgang von Goethe mis en exergue de la brochure OCI pour illustrer cet accord entre musique et architecture: “La musique c’est de l’architecture liquide. L’architecture, c’est de la musique figée” .

Jean-Dominique Burtin.

Épreuves du 8 au 18 mars à Orléans. Concert de prestige des lauréats le 26 mars au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris.

 En savoir plus: www.oci-piano.com

 

 

 





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