Orléans : quelques chantiers pour 2018

Début du chantier de la future salle CoMet ; travaux urbains en face du LabO sur la RD 2020 ; négociations au sujet de la gare d’Orléans dans le cadre de la ligne ferroviaire Orléans-Châteauneuf ; première tranche de travaux du projet Interives avec la pose de la première pierre de la Cité ; levée des incertitudes juridiques sur le téléphérique de Fleury-les-Aubrais…

Olivier Carré, maire d’Orléans, a égrené quelques chantiers qui débuteront ou se prépareront en 2018. Inévitablement, il a été interrogé, vendredi 19 janvier face à la presse, sur l’éventuel sens unique du Pont George-V, afin de laisser un peu de place aux piétons et vélos. Certains élus écologistes – dont Jean-Philippe Grand – demandent même qu’il n’y ait aucune circulation automobile sur ce pont, source de questionnements depuis de nombreux mois. “À Orléans il y a quatre ponts (Europe, George V, Joffre et Thinat) . Un quart des traversées de la Loire se font sur le Pont George-V. La voiture en ville est en effet une vision obsolète des choses, il faut favoriser la marche à pied.Supprimer une voie du tram ? Pourquoi pas mais il faut en étudier l’impact avec le fournisseur du transport. Je rappelle qu’il y a eu 700 M€ d’investissements sur le tramway… Une passerelle ? C’est onéreux et elle aurait un fort impact sur la rive nord. Il y a des études de lancées, j’attends les premiers résultats, en mars”. 

Le maire d’Orléans-Métropole a également été interrogé par Magcentre.fr sur les retombées économiques souhaitées par les jumelages, notamment le récent avec la Nouvelle Orléans, sans oublier celui avec Yangzhou en Chine. “Il y a à Yangzhou toute une zone mise à disposition qui permettrait à des entreprises françaises et notamment orléanaises de s’y installer. La balle est dans le camp des entreprises… Mais je constate une grande frilosité à s’installer là bas. Cependant des éléments sont en train de changer : la Chine est en train d’opérer un développement en interne. Ils ont besoin de savoirs faire que nous possédons”. Joëlle Goëpfert directrice de l’information et de la communication et directrice générale adjointe économie et attractivité précise que “des secteurs comme l’agroalimentaire peuvent s’intégrer au parc industriel de Yangzhou. Il y a des liens directs menés actuellement entre le chef du Lift, Philippe Bardeau pour l’ouverture d’un restaurant, mais il faut encore un peu de temps pour former les cuisiniers et chefs de rangs aux habitudes chinoises…”. 

Outre-Atlantique, le récent jumelage officialisé début janvier en Louisiane avec la Nouvelle Orléans, Olivier Carré espère que “les Orléanais s’emparent des liens qu’on a établit. Nous ferons le lien administratif, le maire est garant de la qualité des services pour ceux qui souhaiteraient mettre en place des liens économiques ou culturels. Mais je constate qu’ils ont des éléments sur la prévention des inondations que nous n’avons pas ; les villes peuvent s’échanger des procédures. Bien sûr on pourra toujours dire que ce sont des petites choses, mais pendant longtemps on a dit il faut penser global et agir local. Et bien voilà une occasion de le faire”. On est impatient de voir si autre chose que des notes de jazz germe de ce jumelage où pas moins de neufs Orléanais (dont six du conseil municipal) ont participé. 

F.S.

Commentaires

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  1. Il s’est aussi épancher sur les deux gares SNCF grandes lignes, et souhaiter à terme la construction d’une seule et même gare, moderne, en remplacement des deux existantes, sans doute du côté d’Interives. Enfin !
    A l’époque de la construction de la nouvelle gare d’Orléans, qui a posé des tas de problèmes ensuite au niveau de la toiture, certains Orléanais avaient exprimé ce souhait. Que deux gares obsolètes soient remplacées par une seule, moderne, avec des liaisons rapides vers le centre d’Orléans. Peine perdue ! Grouard voulait sa gare…
    Aujourd’hui, on continue à dépenser des sommes folles pour créer des ascenseurs aux Aubrais, alors qu’on pourrait avoir une gare ultra moderne, située entre les deux existantes.
    Combien de millions aura-t-on dépensé pour au final en revenir à la proposition initiale de ceux qui pensaient en dehors de toute logique d’égo ?
    Il faudra bien un jour dresser objectivement le bilan de S. Grouard, et on s’apercevra de la catastrophe.

    • @ Bernard Th

      Ne vous laissez pas aveugler par vos idées politiques et ne pratiquez pas la diffamation publique. Le(s) mandat(s) de Serge Grouard n’ont en aucun cas été une catastrophe pour Orléans. J’ai rencontré des dizaines de personnes qui ont apprécié l’embellissement de la ville, l’amélioration de la voirie, l’enfouissement des réseaux, la réalisation de la ligne B du tram, l’aménagement des quais de Loire, l’amélioration de la qualité de l’eau et du traitement des eaux usées, la construction du nouvel hôpital d’Orléans (avec quelques réserves) et de maisons de santé, l’amélioration de la sécurité et le développement de la police municipale, la réfection de toutes les écoles, la remise en état progressive du patrimoine public et des églises, la restructuration des services municipaux, le Festival de (g)Loire, l’amélioration des marchés, le maintien des taux d’imposition et d’endettement en-dessous de ceux des villes, le passage de l’Agglo au statut de Métropole et capitale régionale, etc.

      Quelques éléments négatifs : le terrain des Groues, en attente depuis bien trop longtemps, le coût d’aménagement de certains bâtiments anciens, pour un usage très limité et au détriment d’une bibliothèque publique, le retard pris pour l’aménagement de la rue des Carmes, le projet Aréna mal implanté (gros échec), les conseils de quartier cantonnés à des projets manquant d’intérêt, les tergiversations autour du stade de La Source, qui aurait dû être “remplacé”, par un stade de football et des terrains annexes aux Groues.

      Nous ne ferons pas porter à Serge Grouard la responsabilité des errances de l’Etat et de Réseau ferré de France, quant à la desserte ferroviaire de la Métropole.

      • Les cireurs de pompes reviennent.
        Il ne faudrait pas confondre le quotidien que font toutes les municipalités, quelles qu’elles soient, et les grands projets des Maires qui marquent.
        Concernant la Ligne B du tram, S. Grouard a perdu 7 ans en tergiversations pour ne pas faire ce que J-P Sueur avait créé : un tram fer. Souvenons-nous du “gros bus qui pue”, appellation des Orléanais, exposé place du Martroi. Au bout de 7 ans, il a bien fallu se rendre à l’évidence : réaliser une seconde ligne de tram fer. Combien d’argent perdu ?
        Quant à la culture, on se souvient que la première année de son 3ème mandat, S. Grouard a passé son temps à réduire drastiquement les budgets, ce qu’O. Carré s’est employé à rétablir en grande partie.
        Enfin, constater qu’O. Carré a débloqué les projets mal ficelés, plantés et bloqués de son prédécesseur, et a rétabli des relations humaines dans le respect des uns et des autres, relations exécrables sous Grouard, est-ce “se laisser aveugler par ses idées politiques”, alors qu’ils étaient membres du même parti ? Il est vrai qu’O. Carré a fini par quitter ce parti de “radicalisés” dixit A. Juppé.

  2. Merci pour ce compte-rendu. Olivier Carré a réellement prononcé la phrase “La voiture en ville est en effet une vision obsolète des choses” ?

    • C’est pas pour cela qu’il faut s”acharner sur l’automobiliste, La police Municipale le fait très bien et sans discernement.

    • C’est vrai mais connaissant d’autres prises de position de l’intéressé, ainsi que sa crainte des commerçants orléanais (arc-boutés sur le “no parking no business” de la grande distribution), c’est tout de même surprenant et, espérons-le, de bonne augure.

  3. Moi, j’ai une autre vision des choses. Et qui ne coûte pratiquement rien. Il suffit de rendre la traversée de la Loire gratuite en tram entre Royale-Châtelet et Tourelles-Dauphine. Ainsi, ceux qui voudront traverser en toute sécurité prendront le tram. Les automobilistes ne seront pas obligés de faire un détour de plusieurs kilomètres. Le pont sera interdit aux cyclistes et les cyclomoteurs et motos auront interdiction de circuler sur les voies du tram. L’interdiction sera complétée par une vidéo-verbalisation des véhicules immatriculés. Le produit des amendes pourra être utilisé pour compenser le manque à gagner de la T.A.O.
    J’aimerais beaucoup que cette proposition soit étudiée et discutée en conseil municipal et d’agglomération.

    • Avec ce type de “solution”, rien ne changerait. La gratuité des transports en commun ne permet pas un report modal de la voiture individuelle vers lesdits transports en commun. Seule la contrainte (fermeture de voies, diminution des capacités de stationnement, modération des vitesses etc.) pousse à ce type de report modal.

  4. Concernant l’avancée du projet Comet, messieurs les rédacteurs de Mag’Centre, une interview de Philippe Pezet s’impose. Leçons tirées de l’échec de l’Aréna, quasi absence de recours contre le projet actuel, sort de la fête foraine et du stade de la Vallée, avec deux clubs sportifs concernés par une relocalisation. C’est une suggestion.

  5. 4 ponts qui franchissent la Loire à Orléanégicier un passage gratuitns ? NON, CINQ avec celui de l’autoroute, pour lequel on pourrait négocier un passage gratuit entre Orléans Centre (et pourquoi pas dès Orléans Nord ?) et la sortie N° 2 La Source sur l’A71, histoire de désengorger la D2020 ?
    Et à quand une seule gare à Orléans et libérer l’espace ferroviaire de la gare actuelle d’Orléans pour un beau centre urbanistique ? On peut rêver ….

  6. Si t habites le centre ville sans voiture tu fais comment ? C’est juste indispensable. D’ailleurs on ne peut légalement créer un logement sans place de parking. En plus on aura bientôt tous des électriques. Ca ne polluera pas (enfin l’électricité il faut bien la produire et l’uranium usagé c’est pas très clean..) mais ca restera des bagnoles. Je ne comprends pas cette vision archaïque anti voitures alors qu’on est a l’ère des flux et des réseaux.

    • C’est plutôt la voiture en ville qui est une vision archaïque en urbanisme. Pour une raison toute simple : c’est le mode de déplacement qui est le plus consommateur d’espace-temps. Et donc au détriment de tout ce qui fait une ville agréable à vivre (des places et des rues dans lesquelles on peut vaquer à ses occupations tranquillement en respirant un air sain).

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