Olivier Carré : “pas de fac de médecine sur Orléans, faut pas rêver”

« Il n’y aura pas de faculté de médecine sur Orléans, faut pas rêver ». Olivier Carré, lors du Conseil municipal du 22 janvier, au cours duquel était examiné le futur PADD (Plan d’aménagement et de développement durable) dans le cadre de la révision du Plan local d’urbanisme, a-t-il mis fin à ce qu’on lit ou entend ça et là ?

Nombreux sont les élus, dans la région Centre-Val de Loire et désormais aussi jusque dans la Métropole orléanaise, à devoir faire face à la désertification médicale. Que faire et comment faire pour inciter les jeunes médecins à s’installer dans la région, et aussi l’Orléanais ? Si le Centre hospitalier régional d’Orléans (CHRO) était fac de médecine, les médecins qui en sortiraient s’installeraient-ils sur place ? « L’État trouve déjà qu’il y a trop de facultés de médecine sur le territoire français… Mais sur les formations terminales, on travail avec Tours, pour associer le CHRO et CHU, que le CHRO soit plus intégré dans la chaîne. Le fait que le Doyen de la Faculté de médecine de Tours siège au conseil de surveillance du CHRO est déjà un pas positif. Le véritable enjeu est à la fin des études, car c’est pendant la formation terminale que les étudiants peuvent avoir envie de s’installer sur place ou proche de leur dernier lieu d’études », insiste le maire d’Orléans. Redonner le goût à la médecine de ville, tel est bien l’un des enjeux de cette inversion d’une désertification médicale galopante, qui pourrait créer de sérieux problèmes de santé publique et pas dans des décennies. « Tout cela est dans les mots, il faut maintenant aussi une bienveillance des médecins entre eux. Mais je témoigne que trouver un médecin est l’une des premières réclamation dans les courriers que je reçois ». Les Maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), présentées souvent comme un palliatif à ce manque de médecins, n’est pas, toujours selon Olivier Carré, « la panacée, mais un des moyens pour lutter contre la désertification médicale. Certains jeunes médecins souhaitent plutôt le salariat, d’autres veulent bien travailler beaucoup à l’instar de certains artisans, 60 à 70 heures par semaine pourquoi pas, mais pas 100. Ce qu’ils veulent surtout c’est travailler en équipe, et avoir beaucoup de temps à consacrer à leur patientèle et non pas se disperser dans les tâches administratives qui les accaparent ».

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