Le barrages de Villerest prêt à écrêter une crue de la Loire

Une partie de la France déborde, en particulier le bassin de la Seine. Dans la région (hormis le bassin du Loing et de l’Ouane dans le gâtinais toujours en vigilance orange), pour l’instant la “crue” de la Loire elle reste dans des proportions “modestes”, même si la vigilance est toujours de mise.
 

La Loire à Orléans.


Pour autant, la situation peut évoluer très vite, notamment à la faveur d’épisodes pluvieux et neigeux, notamment sur la Loire et la Haute-Loire et en cas d’épisodes cévennoles. Aussi L’Etablissement Public Loire se tient prêt à écrêter une éventuelle crue de la Loire, comme ce fut le cas en 2003, 2008 et 2016. L’ensemble du dispositif de protection assuré par le barrage de Villerest, propriété de l’Etablissement qui en assure la gestion, est maintenu en permanence afin d’être opérationnel dès les premiers instants d’une crue.
 

Ecrêteur de crue et soutien d’étiage

Rappelons que ces derniers mois les deux barrages amont de Nausssac (Lozère) et de Villerest (Loire) ont assuré avec succès le soutien d’étiage. C’est-à-dire qu’ils ont permis au Fleuve royal de conserver une hauteur d’eau suffisante. En effet 2017 figure au 3 ème rang d’année la plus sèche depuis la mise en service de Villerest (1982). 
Par ailleurs en  lien  avec l’actualité l’EPL rappelle qu’il a pour objectif  “le développement de la résilience des territoires, et ce dans une triple logique de solidarité de bassin, de

Le barrage de Villerest (Loire).


mutualisation et d’économie d’échelle, l’Etablissement déploie un panel d’interventions en faveur de la prévention et de la réduction du risque inondation.”. 
Trois exemples pour illustrer cet objectif: la poursuite de la co-construction avec les collectivités du projet d’aménagement d’intérêt commun pour la gestion des infrastructures de protection contre les inondations, combinant celles dites «dures», du type barrages ou systèmes d’endiguement (cf. www.eptb-loire.fr/eloiretv-digues et www.eptb-loire.fr/paic) et celles dites «souples», telles que les zones d’expansion de crues (cf.www.eptb-loire.fr/zec)
Deuxième exemple, la réduction de la vulnérabilité aux inondations du patrimoine culturel avec notamment, en ce début d’année européenne du patrimoine, la mise à disposition d’un outil d’autodiagnostic pour les propriétaires/gestionnaires des biens concernés (cf. www.eptb-loire.fr/reduction-de-vulnerabilite-des-biens-patrimoniaux).
Enfin, l’accompagnement d’une trentaine de collectivités volontaires dans l’élaboration de leur plan de continuité d’activités (PCA), dont les résultats viennent d’être présentés lors de la réunion de restitution du 25 janvier à Orléans (cf. www.eptb-loire.fr/actu-pca).

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