Foot Ligue 2 : Un bon match nul entre La Berrichonne et le FC Sochaux-Montbeliard

Entre Châteauroux et Sochaux le seul point d’écart, et la seule place de différence entre les deux clubs indiquaient que l’un et l’autre se valaient après plus de la moitié du championnat. A l’issue de la partie, cela se confirmait avec un match nul logique quant au déroulement de la rencontre. Un peu moins quant au nombre d’occasions…

L’affiche du jour

Il faut être un vrai supporter de la Berri pour se rendre à Gaston-Petit un vendredi soir d’hiver, températures fraîches en sus, alors que l’on vient d’assister, à la télé, à la demi-finale, perdue par l’équipe de France, de championnat d’Europe de handball en mode peinard dans le canapé, juste à côté de la cheminée. Comme un match du mardi à 21 heures, une rencontre du vendredi dans ces conditions là, ça vaut pas !

Des Berrichons entreprenants mais peu efficaces

Depuis plusieurs matches, Benrahma joue juste et s’avère parfait distributeur.

Et puis voilà que la Berrichonne avait trouvé que, Sochaux, c’était la bonne équipe pour se refaire une cerise un peu flétrie depuis la semaine dernière et ses deux défaites, à Nîmes d’abord, pour le championnat, et contre Chambly, ensuite, en Coupe de France. À l’aller, et un 1-5 à la clef, les Castelroussins avaient aimé. Les Sochaliens beaucoup moins. À la maison quelques mois plus tard, ça pouvait, ça devait le faire.

Quatre hors-jeu, quatre corners, trois occasions, dont une très franche détournée par le portier sochalien Prévot, et un « oubli » de Tounkara devant le but, dans les vingt premières minutes, l’affaire paraissait bien engagée. Il manquait simplement un but. Quant à Sochaux, deux sorties de Pillot démontraient que l’arrière garde de Châteauroux n’avait pas intérêt à s’endormir sur le sujet.

Au premier tiers de la rencontre, on ne s’était pas ennuyé dans un match vivant et nullement fermé. La Berrichonne pratiquait un pressing en défense, et verrouillait sévère dans l’axe, tandis qu’on retrouvait quasiment deux attaquants à temps plein. C’était jour de fête pour le jeu à quelques encablures de Sainte-Sévère, la ville de Jacques Tati. A la pause, comme dirait l’autre, Il manquait simplement un but.

But auxerrois dès la reprise

Tounkara a pesé sur la defense sochalienne.

Le fameux but arrivait dès la reprise … c’était Sochaux qui allait le marquer par l’intermédiaire de Martin (47e). De quoi rafraîchir un peu plus l’ambiance d’un stade Gaston-Petit déjà bien frisquet. Et dans le registre occasion manqué, la Berri poursuivait sa moisson. Des 25m à gauche, sur coup franc, le tir de Benrahma touchait l’extérieur du pied du poteau (49e). Ce n’était que partie remise parce que, il fallait bien, à un moment ou un autre, que ça rentre quand même. C’était sur une transversale que l’on croyait perdue que Traoré remisait de la tête sur le pied de Tounkara en embuscade dans la surface de réparation. La balle terminait au fond des filets de Sochaux et la Berrichonne avait rapidement éteint le feu naissant (52e). Un but égalisateur qui changeait la donne. D’autant que, dans la foulée, le coach visiteur lançait un attaquant supplémentaire, Lasme, en remplacement du défenseur Teifeu Kamgang (53e).

Mbone a assuré l’intérim de cap’tain Angoula.

C’était dès lors le temps des choix tactiques puisque Jean-Luc Vasseur remplaçait l’offensif Benrahma, au grand dam de ce dernier, par un milieu de terrain, Boukari. Cela n’empêchait pas les locaux de continuer à pousser avec un énorme raté de Traoré. Seul devant le but sochalien il mettait sur l’extérieur du poteau droit (70e). La rencontre devenait alors un peu plus décousue. Du côté d’Auxerre, Martin butait sur Pillot parfaitement sorti loin de ses bases (84e) juste avant que Mandanne, pour Châteauroux, balance un beau hors cadre sur son duel avec Prévot. Des ratés qui énervaient un peu les acteurs des débats puisque, en moins de cinq minutes, deux cartons jaunes tombaient pour, respectivement, Tardieu et Samnick. Toujours pour assurer la parité peut-être?

Peter Zieder était plutôt satisfait du résultat.

Trois minutes de temps additionnel, une frayeur devant la cage de Châteauroux, un contre mené par les locaux et pas de changement au score. L’arbitre de la rencontre pouvait renvoyer sereinement tout le monde dans la chaleur des vestiaires avec ce Un but partout.
Un résultat qui satisfaisait tout le monde, sauf Jean-Luc Vasseur, l’entraîneur des rouge et bleu, qui regrettait, en salle de presse, de ne pas « avoir augmenté le ratio but-occasion et d’avoir perdu deux points » dans l’affaire. Pour Peter Zeidler, son homologue Doubiste, après quelques compliments à l’adresse de locaux qui devraient « être dans la course aux barrages », il savourait le point obtenu alors que « ça sentait le ko en fin de match … ».

Fabrice Simoes.

 

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