En 2018,  ne pas mettre tous les vœux dans le même panier…

Tout fout le camp, même les voeux, c’est dire si la France va à vau-l’eau…Surtout en cette période de crue. Au sommet de l’Etat, Emmanuel Macron  a renoué avec l’exercice convenu et incontournable, télévisés puis revisité au strict minimum sur FB. Pour le reste, il a quelque peu limité l’exercice, qui auparavant, prenait un mois complet à ses prédécesseurs. Voeux aux agents de l’Etat, à la presse, aux ambassadeurs, aux magistrats, aux percepteurs, aux pompiers, aux éboueurs, aux facteurs, sans oublier les gardiens de phares et les chauffeurs  de VTC…Et au plan local? Les collectivités se plaignent suffisamment d’une baisse de leurs dotations pour avoir rogné depuis longtemps sur ces cérémonies qui il y a encore dix ans, faisaient le bonheur des pique assiettes. Coup de projecteur sur ces voeux qui ne sont pas tous pieux.

 

S’il n’y a pas de limite ni d’échéance pour adresser à nos amis, connaissances et autres contemporains de tous horizons des voeux de bonheur, même les plus classiques et les plus formels, la tradition impose, toutefois, que seul le mois de janvier est permis pour adresser ceux de félicité, de réussite et autres bienfaits terrestres et immatériels à qui nous voulons, ou nous sentons obligés de le faire. Ensuite, dans ce cadre temporel bien défini, libre à nous de les exprimer par les moyens les plus habituels ou les plus originaux, selon nos moyens, nos goûts et nos inspirations.

Ainsi en est-il pour tout particulier comme pour toute institution, groupement, association ou collectivité locale. Et, reconnaissons-le, depuis quelques années, restrictions budgétaires obligent, le monde du virtuel s’est progressivement substitué à celui du réel, un peu comme si les bulles papales remplaçaient celles des coupes de champagne, plus ou moins généreusement versées. Les facteurs en témoignent à loisirs, les contribuables apprécient, et les canaux du web pétillent au début de l’hiver de messages agréables des plus salutaires. Même les bonnes « fake news » sont tolérées.

Plus que des souhaits informels

Mais cela ne veut pas dire, pour autant, que les réunions festives ont disparues, loin de là. Récemment encore, d’aucuns « acteurs de la vie économique et sociale », chefs d’entreprises, hauts fonctionnaires ou responsables associatifs, étaient conviés à des réceptions bien réelles au Conseil régional, à la Chambre de commerce ou dans certaines municipalités, pour ne citer qu’eux, pour entendre les élus et responsables de ces organismes faire un état des lieux des projets en cours, être remerciés pour leur participation à ces réalisations…et être invités à s’investir tout autant dans celles à venir. Généralement en présence de médias locaux et régionaux dûment invités, ainsi, à relayer ces informations qui, en toute logique, ont vocation à être toute autre chose que de simples souhaits                                                                                     informels.

Orléans: une vidéo au Lab’O

Dans la métropole orléanaise, deux communes auront ainsi marqué ce début d’année par leur différence, par les moyens et par la forme, sans pour autant se démarquer sur une quelconque échelle de valeur. Pour Orléans et la métropole, comme le comité du tourisme des voisins de la région Bourgogne Franche-Comté, par exemple, Olivier Carré a opté pour l’usage d’une vidéo sur le web, liée à, un mail. Valorisant ainsi l’univers des starts-up qui font la raison d’être du Lab’O, là où il a choisi d’être interviewé entre deux séries d’images représentant ce territoire qui lui est cher, il tient à s’adresser à un public large pour y présenter les projets et les priorités 2018 de la collectivité territoriale qu’il préside.

La dernière de la salle des fêtes

La cérémonie des voeux à Saint-Jean-de-la-Ruelle.

A quelques kilomètres de là, Christophe Chaillou, édile de Saint-Jean-de-la-Ruelle, invitait toute la population, ce mercredi 24 janvier, à venir à la salle des fêtes pour entendre de vive voix les projets en cours pour la ville. Un événement unique, pour une circonstance unique. Car ce bâtiment construit voilà 40 ans sera fermé au public dès la mi-février, pour ne rouvrir, selon les prévisions, que fin 2019. Une façon démocratique, en somme, de donner l’occasion aux habitants de profiter encore un peu du bâtiment sous sa forme actuelle avant travaux, en ouverture du festival du même nom, pour donner quelques notes joyeuses aux périodes qui s’annoncent.

Pas tous les voeux dans le même panier…

Des notes joyeuses en Grand unisson du festival éponyme qui fait la réputation de la ville depuis des années, et de la Cité de la musique prévue à la tête nord du pont de l’Europe, que le maire de St-Jean de la Ruelle approuve sans réserve. Et qui devrait contribuer au projet de la métropole, comme le souligne Olivier Carré, d’être dans 15 ans dans les 15 premières métropoles de France.

Sans conteste, en ce début d’année 2018, à une époque où les réseaux dits sociaux manquent souvent de convivialité, si tous les vœux ne sont pas à mettre dans le même panier, ils ont tous au moins l’intérêt d’exister, et de contribuer à relier les hommes et les femmes d’un même territoire, comme à inciter les voisins à venir le découvrir…

Jean-Luc Bouland






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