Loiret : moins de cambriolages et de morts sur les routes

Le Préfet fait le point sur les données relatives à la délinquance et la sécurité routière de 2017. Si les cambriolages et la mortalité sur les routes sont en baisse, le nombre de violences physiques a augmenté.

C’est une tradition de début d’année : le Préfet présente à la presse le bilan de la délinquance et de la sécurité routière dans le département du Loiret de l’année passée. Jean-Marc Falcone, accompagné de la Directrice départementale de la Sécurité Publique du Loiret Fabienne Lewandowski, ainsi que du Général de Gendarmerie Pascal Segura, revient sur les données marquantes de l’année 2017.

Atteintes des biens en baisses, violences physiques en hausse

Jean-Marc Falcone, Préfet du Loiret

Ainsi, les services de police et de gendarmerie ont enregistré une baisse de 7,7 % du nombre d’atteintes aux biens (cambriolages, vols liés aux véhicules, escroqueries, etc.), baisse qui est de 0,9 % à l’échelle nationale. Par contre, ils ont noté une hausse de 9,8 % des atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes (AVIP), contre une hausse de 2,1 % à l’échelle nationale.

 

Une tendance négative qui concerne en particulier les violences physiques non crapuleuses (qui désignent aussi bien les conflits de voisinage que les violences familiales, etc.), alors que les violences crapuleuses sont, elles, en recul. D’après le Préfet, cette hausse peut s’expliquer par « la libération de la parole des victimes », ainsi que par le travail « des intervenants sociaux qui [les] aident à porter plainte ».

La DDSP Fabienne Lewandowski insiste aussi sur les « excellents partenariats » noués entre les forces de l’ordre, les hôpitaux et l’Éducation nationale, permettant « aux faits de remonter bien plus efficacement ». Elle note aussi un « changement des mentalités » : près d’un quart des victimes d’AVIP enregistrées en 2017 sont des hommes, « impensable il y a encore 10 ans ».

Moins de morts sur les routes en 2017

Du côté de la sécurité routière, 37 décès ont été recensés dans le département en 2017, contre 43 en 2016. Parmi les victimes d’accidents mortels, près d’un tiers étaient des seniors, et plus de 20 % étaient des piétons. L’alcool au volant tend également à progresser : près d’un accident mortel sur deux était en présence d’alcool (contre moins de 30 % en 2016). De plus, une personne sur dix est contrôlée positive à l’alcool durant les opérations de dépistage (hors-accident). Au total, 178 309 dépistages d’alcoolémie ont été pratiqués en 2017, soit une hausse 2,6 % par rapport en 2016. Dans le cas des stupéfiants, ce sont 4 899 contrôles qui ont été effectués (208 % de plus qu’en 2016) dont 40 % de positifs.

NPVS

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  1. Peut-on en déduire que 40 % des conducteurs sont sous l’emprise de stupéfiants ? Dans ce cas, je me mettrai définitivement à l’abri en arrêtant de conduire.
    Non, ce chiffre traduit plutôt le fait que ces contrôles sont fait au faciès (les yeux qui brillent ou la couleur de la peau) ou au pif (souvent celui d’un chien détecteur).
    Pour ceux qui veulent dépénaliser l’usage du cannabis, il faudrait rendre systématiquement responsables des accidents ceux qui conduisent sous son emprise. Ensuite, ce seront les assureurs et les tribunaux qui feront le ménage, avec des retraits de permis et des confiscations de véhicules.

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