Assemblée : un siège en moins pour LREM

Au deuxième tour des législatives partielles, malgré une très forte abstention (28,91% à Belfort, contre 45,25% en juin 2017. A peine 19,09% dans le Val d’Oise, deux fois moins qu’en juin dans la première circonscription du territoire de Belfort), le LR Ian Boucard s’est nettement imposé avec 59,18% des voix, plus de huit points de mieux qu’en juin, face au MoDem-LREM Christophe Grudler (40,82%).

Isabelle Muller-Quoy

Dans la première circonscription du Val d’Oise, Isabelle Muller-Quoy (LREM, 48,55%) a perdu la circonscription prise en juin à la droite, son rival LR Antoine Savignat l’a emporté avec 51,45%, six points de mieux qu’en juin. « Une remontada impressionnante cette semaine pour un excellent candidat, défenseur du Val d’Oise urbain et rural”, a aussitôt tweeté Valérie Pécresse, la présidente LR d’Ile-de-France. Ces deux élections avaient été annulées par le Conseil constitutionnel, du fait d’un suppléant inéligible pour Mme Muller-Quoy et de faux tracts pour M. Boucard.

Alors qu’ils marquent le pas dans les sondages, cette double défaite sonne comme un mauvais signal pour l’’exécutif et le parti présidentiel qui refusent de donner une  portée nationale à ces deux élections partielles. « Les législatives partielles sont toujours difficiles pour les majorités en place; ceux qui soutiennent la politique du gouvernement ne se sont pas mobilisés comme le montre la forte abstention » fait remarquer l’entourage du Premier ministre Edouard Philippe. S’il a concédé une « déception pour le mouvement nouveau », Hugues Renson vice-président du groupe LREM à l’Assemblée n’entend pas  « sur-interpréter ces résultats ».

« L’ancienne droite bat la nouvelle droite »

« L’ancienne droite bat la nouvelle droite », a tweeté, Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de la France Insoumise dont la candidate dans le Val d’Oise a recueilli  au premier tour 11,47% des voix. Arrivée quatrième en juin, Leïla Saïb est passée devant le prétendant du Front national (10,11%) qui comme dans le territoire  de Belfort a pâti de la concurrence de deux autres candidatures d’extrême droite, celle des Patriotes de Florian Philippot et celle de l’Union des patriotes, le parti de Carl Lang et Jean-Marie Le Pen. Dans les deux cas le parti socialiste a montré son extrême faiblesse.

Christian Jacob, patron des députés LR a salué « une très belle victoire de nos deux candidats qui ont su mobiliser », et souligné  « un sévère avertissement pour Emmanuel Macron, un président qui ne sent pas la contestation monter, sur le pouvoir d’achat, la CSG ou la sécurité. Ces partielles confortent notre stratégie d’opposition », dit-il.

En mars la quatrième du Loiret

Après les sénatoriales du 24 septembre dernier et un scrutin régional corse décevants pour LREM en décembre, la mauvaise série se poursuit pour le parti présidentiel. D’autres législatives partielles doivent suivre, à partir de mars: en Guyane, à Mayotte, dans une circonscription des Français de l’étranger (Espagne, Portugal, Monaco…). Les premières auront lieu les 18 et 25 mars en cas de second tour en Haute-Garonne et dans la quatrième de Loiret à Montargis où Jean-Pierre Door (LR) député sortant assuré du soutien de l’UDI sera confronté à la candidate LREM Mélusine Harlé, à la conseillère régionale PS, Jalila Gaboret, au maire PC de Chalette-sur-Loing, Franck Demaumont, à Jérôme  Schmitt pour la France Insoumise, au  Front national,  avec Ludovic Marchetti  secrétaire départemental du parti.

Elections partielles défavorables avant un premier gros test pour l’exécutif a 2019  avec les européennes, avant les municipales de 2020.

F.C.

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  1. Avec de si faibles participations à ces deux scrutins, les vainqueurs devraient moins se réjouir : ce ne sont pas les scrupules qui les étouffent, notamment celui de Belfort épinglé pour diffusion de faux tracts et que son électorat reconduit comme si de rien n’était.

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