Orléans: prison ferme pour les deux anciens gérants du cinéma les Carmes

Le cinéma Des Carmes (archives).

L’affaire du cinéma Les Carmes, la salle “art et essai” d’Orléans remonte à 2013. Ce feuilleton judiciaire contre les deux ex-gérants successifs, Bertrand Mauvy et de Boudjemaa Dahmane, accusés d’abus de biens sociaux et du travail dissimulé, a trouvé son épilogue jeudi avec le délibéré rendu par le Tribunal correctionnel d’Orléans dont l’audience s’était tenue en novembre 2017. Les deux hommes ont été condamné à deux ans de prison ferme. Ils devront aussi verser 210 000€ à ‘administrateur judiciaire.

Depuis le cinéma Les Carmes, acteur majeur de la vie culturelle orléanaise a changé de gouvernance et de gérance et se porte bien fréquenté par uue clientèle fidèle.

A propos des épisodes précédents, Patrick Communal, ancien avocat, sur un réseau social fait ce commentaire: “J’avais suivi un moment ce dossier en défense des salariés. Je crois que si ce cinéma a survécu, on le doit essentiellement à Myriam Djebour, à l’origine salariée de l’établissement, victime de harcèlement, de déqualification, qui a su organiser le personnel, conduire la grève, engager les actions judiciaires appropriées et assumer la responsabilité de la gérance statutaire de la nouvelle société lors de la liquidation de la précédente. Elle a tout fait pour sauver la structure, en renonçant au passage au bénéfice des indemnités auxquelles elle aurait eu droit comme salariée et qu’elle ne pouvait plus revendiquer en étant devenue gérante. J’ai un grand respect pour Myriam, ce fut un honneur de croiser son chemin.”

 

 

Commentaires

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  1. Épilogue ? Non ! ils iront en appel et on en reprend pour deux ans minimum…
    Seul cinéma orléanais à défendre en y allant, les autres se contentant de diffuser pixels et décibels…

  2. Le tribunal correctionnel qui prononce des peines supérieures aux réquisitions du parquet ?
    Deux ans de prison ferme, pour l’amateurisme de mauvais gestionnaires d’un cinéma qui a coûté fort cher à la ville d’Orléans, cela traduit la volonté du tribunal correctionnel de sanctionner la délinquance en col blanc et probablement l’attitude de l’un des prévenus. Ceci dit, je crois surtout qu’il y a de l’appauvrissement personnel des anciens gérants dans cette affaire et ce n’est pas fini pour eux. La ville d’Orléans s’est souvent vu reprocher un montant de loyers trop élevé, au regard de travaux de modernisation et d’équipement en projection numérique fort coûteux. Il aurait fallu plus d’exigence de transparence vis-à-vis des exploitants et probablement aussi de dialogue.

    https://www.procedurecollective.fr/fr/liquidation-judiciaire/702110/cinema-les-carmes.aspx

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