Orléans : Tahar Ben Chaabanne dépose un recours contre la révocation de Mathieu Galet (Radio France)

Tahar Ben Chaabanne, conseiller principal d’éducation dans un lycée de la Métropole d’Orléans ancien conseiller municipal d’Orléans, qui avait présenté une liste en 2014 et qui signe de temps en temps des Tweet agrémentés d’un “#Orléans 2020” indiquant qu’il pourrait briguer un mandat de maire aux prochaines municipales, vient de déposer, avec l’Association de défense de l’audiovisuel public (ADAP) un recours devant le Conseil d’État (section du contentieux) contre la décision du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) mettant fin aux fonctions de président de Radio France de Mathieu Galet. “Nous craignons pour l’information, aux mains des oligarques du CAC 40. Il nous reste quoi ? L’audiovisuel public, si imparfait soit-il… À travers ce recours, c’est le CSA qui est visé vous l’aurez compris, son manque d’indépendance”, explique par téléphone depuis Paris cette figure orléanaise proche du MoDem et du député Richard Ramos. L’ADAP est une association regroupant “des gens de mon entourage”, précise-t-il encore, “dont Michel Marion, secrétaire de l’association, ancien conservateur des médiathèques d’Orléans“.

Le 31 janvier dernier, le CSA a en effet décider de révoquer le PDG de Radio France Mathieu Galet, après sa condamnation le 15 janvier dernier par le tribunal de Créteil pour favoritisme lorsqu’il était à la tête de l’INA (Institut national de l’audiovisuel) entre 2010 et 2014. Les “sept sages” du CSA l’avaient longuement auditionné (près de 11 heures) le 29 janvier. Justifiant sa décision, le CSA avait indiqué que « le Conseil est particulièrement sensible aux questions de déontologie, de prévention des conflits d’intérêts et de moralisation de la vie publique ». Les avocats de Mathieu Galet avaient dénoncé la pression de l’État ; la ministre de la Culture Françoise Nyssen avait demandé au CSA de “tirer toutes les conséquences” de la condamnation du PDG de Radio France, ce que l’exécutif n’avait pourtant pas réitéré. La décision doit prendre effet le 1er mars.

Selon Tahar Ben Chaabanne, “dans la semaine on saura s’il y a audience”  et si le recours est retenu par le Conseil d’Etat.

F.S.

 

 

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  1. Tahar Ben Chaabanne cherche à faire parler de lui en dénonçant de manière un peu (beaucoup) ridicule le manque d’indépendance du CSA mais plus encore, en sachant que sa démarche n’a aucune chance d’aboutir. En droit, il faut avoir “la qualité pour agir” et le fait de créer une association de copains ne lui donne pas cette qualité. Le plus bel exemple dans l’audiovisuel est celui de PPDA accusé (justement cette fois) de tromperie pour une “interview bidon” de Fidel Castro. Il gagna le procès parce qu’il avait raison non pas sur le fond mais sur la forme (l’association qui l’avait attaqué n’était pas d’utilité publique et n’avait pas la qualité pour agir). Tahar Ben Chaabanne aura simplement réussi à se faire un peu de publicité. Dans quel but ? La réponse est dans l’article.

  2. Tahar Ben Chaabanne : combien de divisions ? 1060 voix (3,23 %) aux municipales de 2014. Et au Conseil d’Etat ? réponse bientôt…

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