La requête en référé de Tahar Ben Chaabanne rejetée par le Conseil d’État

L’Association de défense de l’audiovisuel public (ADAP), et l’Orléanais Tahar Ben Chaabanne, ont déposé lundi 26 février dernier une requête en référé contre la décision du CSA de mettre fin aux fonctions de président de Radio France de Mathieu Galet (décision prise le 29 janvier dernier). L’association invoquait un “excès de pouvoir” de la part des sept sages du Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui auraient agit sur injonction gouvernementale.

“Au moins, on aura essayé. C’est le droit qui prime. L’aventure continue, la question de l’indépendance des médias nous préoccupe toujours, et il y aura d’autres initiatives dans le futur”, indique en fin de journée mercredi 28 février Tahar Ben Chaabanne, qui avait trouvé là une belle façon de s’assurer un peu de publicité dans une période creuse (et froide) en actualités.

 Extrait du communiqué officiel du Conseil d’État : “L’ADAP, qui a pour mission de « veiller à l’indépendance des médias publics, leur stratégie, leur gestion, leur engagement éditorial » et de « contribuer à leur renforcement, ceci incluant d’éventuels recours contre les décisions injustifiées ou contraires au droit de ces organismes » a saisi le juge du référé-liberté du Conseil d’État afin que celui-ci ordonne la suspension de cette décision”. (…) “Par l’ordonnance de ce jour, le juge des référés du Conseil d’État rejette cette demande. Il juge que l’ADAP ne justifie pas d’un intérêt donnant qualité pour demander au juge la suspension de cette décision, qui concerne une personne en particulier. La demande de l’association n’est donc pas recevable”.

 

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