Emmanuel Macron veut un combat européen contre “les contenus haineux du web”

Le président du CRIF (Conseil représentatif des Institutions juives de France) vient d’annoncer la création d’un “observatoire de la haine en France”. Lors de son dîner annuel auquel il participait mercredi soir pour la première fois, le Président de la République, a évoqué les “dérapages” sur la toile et  l’affaire des insultes racistes subies par la jeune fille qui va incarner Jeanne d’Arc à Orléans et ceux qui s’en sont pris ensuite à Béatrice Odunlami, était dans toutes les têtes.

Emmanuel Macron lors d’une cérémonie de naturalisation à Orléans.

Selon Le monde “le Chef de l’Etat a affirmé vouloir conduire dans les mois qui viennent au plan européen, “un combat permettant de légiférer”, pour contraindre les opérateurs à retirer dans les meilleurs délais, “les contenus haineux du web”. Une mission sera conduite pour la France par Gil Taïb, vice-président du CRIF et l’écrivain franco-algérien, Karim Amemal.

Dans ce domaine comme dans bien d’autres l’Allemagne montre la voix: une loi entrée en vigueur le 1er janvier impose aux entreprises comme Twitter et Facebook d’effacer dans les 24 heures les messages injurieux ou discriminants sous peine d’une amende très élevée.

Selon RTS info“la loi allemande est actuellement la plus sévère en Europe, ce qui doit montrer la détermination des Allemands à lutter contre les propos injurieux et ou racistes sur les réseaux sociaux. Depuis le 1er janvier, des amendes pouvant aller jusqu’à 50 millions d’euros menacent Twitter ou Facebook par exemple, si un tweet ou un post “dont le contenu est manifestement passible de poursuites” n’a pas été bloqué dans les 24 heures. 

Il suffit qu’une seule personne alerte Twitter sur un message incitant à la haine pour que l’entreprise doive réagir dans les 24 heures, faute de quoi la procédure se met en route et peut déboucher sur ces amendes très importantes.”. 

A cet égard, les suites que la justice française donnera à l’affaire des tweets racistes contre la Jeanne d’Arc métisse et contre ceux qui ont visé Béatrice Odunlami dans la foulée, donnera une première indication sur les “voeux pieux” ou pas d’Emmanuel Macron en la matière. Car on n’imagine pas que le procureur de la République d’Orléans n’ait pas eu les “encouragements” de l’exécutif, au moins au niveau de Marlène Schiappa, voire plus haut, pur engager des poursuites et ouvrir des enquêtes préliminaires.

Ch.B






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