Football Ligue 2 : Berrichonne Châteauroux – Havre AC 2-1

La Berrichonne de Châteauroux a su faire le dos rond pour s’imposer, 2-1, face à une équipe du Havre qui n’était pas venue pour faire de la figuration. Entre prétendants aux barrages, voir mieux si affinités, c’est la Berri qui s’est montrée la plus efficace. Désormais, le HAC pointe à quatre longueurs et est peut-être sortie de la course.

Deuxième but pour le défenseur Aladhur, le couloir est bon.

Recevoir le plus vieux club de foot de France, le Havre AC, même si ça arrive plutôt régulièrement, reste un événement important pour tout footeux qui se respecte. Pas forcément pour les supporters Berrichons qui ne se sont pas trop pressés au portillon du stade Gaston-Petit ce vendredi soir. 3.235 spectateurs, ce n’était finalement pas si mal même si on pouvait s’attendre à mieux pour deux équipes qui évoluent dans le haut de tableau.

Encore un bon match pour Benrahma.

Configuration habituelle pour la Berri avec le traditionnel 5-3-2 cher à Jean-Luc Vasseur et qui, au regard du classement à fait ses preuves cette saison. Un système de jeu que n’aurait probablement pas renié Helenio Herrera dans les années 60. D’autant que c’est efficace. Après que les visiteurs aient eu la première attaque construite, et un corner à la clef, ce sont les locaux qui ont fait parler la poudre justement par l’intermédiaire de l’un de ses deux défenseurs latéraux si souvent attaquants. Chaker Aladhur n’a pas fait le voyage pour rien, sur son aile gauche. Des 16 mètres il exécutait de la meilleure manière Arnaud Balijon (13e). Une entrée en matière certes logique avec un possession en faveur des Castelroussins, malgré plus de tirs cadrés en faveur du Havre (2-4), mais qui n’est généralement pas du goût des partenaires de Mbone. La preuve, le Havre pressait haut et obligeait la défense rouge et bleu à beaucoup travailler. Un pressing qui ouvrait aussi des espaces quand les Berrichons reprenaient le contrôle, rarement, de la balle. Au demeurant en de moins en moins nombreuses occasions alors que l’on atteignait la demi-heure de jeu.

Châteauroux redescend d’un cran et se fait peur

Frappe enroulée de Tounkara dans la lucarne gauche de Balijon

On se demandait même qui des deux équipes, respectivement 7e et 8e au classement, avaient le plus envie d’aller voir si les barrages pouvaient avoir de la saveur et, à priori cela n’avait pas l’air d’être Châteauroux… Et puis voilà que Tounkara nous fait un déboulé sur 60 mètres, profite d’un contre et oblige Balijon a sortir la grand jeu. Comme quoi, on peu se laisser dominer et filer des frissons à son adversaire ! Pourtant le score de 1-0 acquis s au quart d’heure ne changeait toujours pas à la pause.

Dès la reprise une glissade Nyamsi permettait à Assifuah-Inkoom de lancer un “scud” que Hassen Moiuez avait toute les peines du monde à stopper (46e). La réponse venait de Barthelmé qui passait en revue la défense du HAC pour … mettre au dessus (50e). Tounkara était tout près, lui aussi de doubler la mise sur une reprise de la tête suite à une action rondement menée par Benrahma (57e). La Berri semblait, même sans deuxième but, avoir repris le contrôle de la situation ! A l’heure de jeu pourtant, les visiteurs n’avaient pas abdiqué avec, entre autres, Youga qui voyait son tir filer devant la cage de Hassen sans que personne ne vienne le pousser dans le but (63e) . Réplique de Khada, tout juste entré en jeu, mais c’était Balijon qui gagnait le duel (67e). Finalement un ballon récupéré par Mbone aux 20 m, un e montée rapide de Benrahma, un pied gauche, pied gauche de Tounkara pour éliminer un défenseur et planter un modèle de lucarne à Balijon qui n’y pouvait absolument rien (75e). A 2-0, on pensait que le plus dur était fait.

Warner Bross et tout le cinéma

Le sentiment du devoir accompli pour les joueurs de la Berri.

C’était sans compter sans la partie négative du football, celle liée à la Métro Goldwin Mayer ou la Paramount. Un carton rouge pour Sangante (78e), et un jaune pour celui qui aurait été touché dans l’affaire, Ferhat, donnait un avantage numérique aux Havrais pour la fin de la rencontre. Un petit plus dont ne se privait les joueurs d’Oswald Tanchot. Dès le premier corner qui suivait, à la réception, Gory ramenait les visiteurs à un but (81e). Coup de froid dans les tribunes, coup de chaud sur les bancs des entraîneurs et bronca à répétitions pour Ferhat dès que ce dernier touchait la balle. Crispantes les dix dernières minutes avec des Havrais qui ratait, par exemple, le cadre par Bese (89e). Malgré les cinq minutes de rab au-delà du temps réglementaire, les Castelroussins tenaient pourtant le résultat.

Pour un succès qui laisse toujours toujours autant d’espoir pour de possibles barrages.

Fabrice Simoes






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