Jumelage Orléans – Yangzhou : les influenceurs se déguiseront en panda

Lors du départ du Paris-Nice 2015 à Beauval, la population locale en pleine pandamania.

Le  voyage d’une délégation d’élus et de 18 « influenceurs » orléanais à Yangzhou du 16 au 21 avril, ville chinoise jumelée avec Orléans, a fait couler de l’encre, et alimenté le débat, en mars dernier. En effet, aucun journaliste ne fera partie de cette délégation qui signera officiellement le jumelage, et tentera de vanter les mérites économiques, culturels et touristiques de la métropole orléanaise afin d’attirer des Chinois en nombre. Ce qu’on sait moins, et que le Goracentre vous révèle en exclusivité – c’est qu’élus et influenceurs, afin d’augmenter leurs chances de séduire les autorités et la clientèle chinoise, se déguiseront en… pandas. L’animal emblématique, trésor national en Chine, est en effet un puissant accélérateur diplomatique, comme en témoigne les excellentes relations entre le zoo de Beauval et la Chine depuis l’arrivée de Huan Huan et Yuan Zi début 2012, auxquels s’ajoutent désormais Yuan Meng, le bébé panda né le 4 août dernier, et baptisé en grande pompe par Brigitte Macron et un représentant de la première dame chinoise Peng Liyuan. « C’est en voyant l’attractivité des pandas sur le zoo de Beauval, les enfants et les adultes costumés en pandas lors du baptême de Yuan Meng que j’ai eu cette idée », indique Olivier Carré, maire d’Orléans qui conduira cette délégation orléanaise à Yangzhou du 16 au 21 avril. « Je suis retombé par hasard sur un vieux 33 tours de Chantal Goya dans lequel elle chante Pandi-Panda, depuis je l’écoute en boucle pour me mettre en condition », ajoute l’adjointe délégué au tourisme Martine Grivot.

Il ne reste donc que peu de temps pour faire les essayages et ajuster les panoplies de pandas, et la délégation sera fin prête pour la signature de ce « serment de jumelage ». Si un temps fut regrettée l’absence de journalistes pour ce voyage officiel, il semblerait que finalement ces derniers ne soient pas mécontents de ne pas faire partie de ce « carnaval des animaux ». Et on peut compter sur les « influenceurs » et leurs innombrables comptes Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat et maintenant Snappanda, pour partager avec le monde entier leurs photos déguisés en panda !

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