4 000 manifestants sur le pavé orléanais

Journée d’action contre les réformes de la Fonction Publique : 4000 personnes sur le pavé orléanais selon la CGT, moins de 3000, selon la police, (600 à Montargis et 180 à Pithiviers). Comme partout en France, les oreilles du gouvernement Macron ont dû siffler ce jeudi. Sept syndicats de fonctionnaires (CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE- CGC) avaient appelé à descendre dans la rue contre les réformes dans la fonction publique. Près de 50 000 personnes ont défilé dans la Capitale selon la Police.

A Orléans

En Région Centre Val de Loire, plusieurs milliers de personnes étaient dans les cortèges pour cette journée de mobilisation. A Orléans, moins de 3 000 personnes selon la police, 4 000 selon la CGT sont venues battre le pavé pour la défense des services publics, du statut mais aussi du pouvoir d’achat.

Le gouvernement ayant décidé, entre autres, de maintenir le gel de la valeur du point d’indice, de rétablir le jour de carence, sans oublier la hausse de la CSG mal compensée, les coupes budgétaires et les suppressions d’emplois confirmées.

Pour Bruno Chirouse, secrétaire départemental de la FSU Loiret, enseignant à l’école primaire et présent à la manifestation orléanaise : « Préserver le statut de fonctionnaire c’est aussi préserver les services publiques rendus aux usagers ». En matière d’éducation toujours, ce jeudi en fin de journée, il était encore difficile d’avoir des chiffres très précis sur le suivi du mouvement social. Selon les équipes de l’académie Orléans-Tours, on enregistrait principalement sur la Région Centre près de 12% d’enseignants grévistes.12,7% dans le second degré,12,5% dans le 1er degré et un peu plus de 5% pour le personnel non enseignant.

Le secteur médical est également touché par les réformes du gouvernement. Dans le cortège aussi ce jeudi Véronique Moreau, syndiquée CGT, aide à domicile à la Ferté Saint Aubin (Loiret) déplore le manque de moyens et de reconnaissance : « Auxiliaire de vie un travail usant physiquement, psychologiquement et peu lucratif ». Un peu plus loin dans la foule, même ressentiment du côté de Jean-Marie Delannoy membre CFDT et travaillant au sein d’un EHPAD à Châteauneuf-sur-Loire (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) où l’on craint de plus en plus le manque d’effectif : « Au niveau de la prise en charge des résidents on est déjà en sous-effectif et là ce que l’on nous propose c‘est encore une diminution de personnel, là c’est pas possible, on peut pas laisser passer ça! » ajoute Jean-Marie en colère.

Enfin autre secteur malmené en ce moment par le projet Macron, les transports, perturbés également ces dernières heures. Pour les salariés de la SNCF en particulier, une autre bataille devrait se jouer dans les prochaines semaines avec la mise en place d’un mouvement de grève inédit.

 
 

Le gouvernement décidera-t-il dans ce dossier épineux de passer la seconde comme à son habitude, ou bien encore de faire marche arrière. Affaire à suivre !

Régis Bonlieu

  

Commentaires

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  1. Croncron le petit frère des riches se moque éperdument des émotions populaires… pour l’instant.

    • Comme vous l’avez dit Croncron ne se soucie pas beaucoup des masses populaires et des français moyens. L’autre jour, au cours de l’un de ses déplacements, il a répondu à une interpellation aimable, avec sa traditionnelle petite leçon d’économie à une Dame qui n’avait pas l’air de rouler sur l’or ! Oui, minable le Cron !

  2. Pauvre pavé ! Il doit finir par en avoir marre de se faire battre sans pouvoir se défendre !

    Oú est la belle époque d’un joli mois de mai oú il volait ou s’entassait sur les barricades ?

    Nostalgie, nostalgie !

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