5 milliards pour le centre des villes moyennes dont Montargis, Gien, Blois…

  Annoncé en  décembre 2017 par le premier ministre lors de la Conférence des territoires à Cahors, préparé par le ministre  de la Cohésion territoriale, Jacques Mézard, élaboré en concertation avec les élus et les acteurs économiques des territoires, le plan « Action cœur de ville », rendu public  en cette fin du mois de Mars va mobiliser 5 milliards  sur 5 ans pour redynamiser les centres des villes moyennes (entre 15 000 et 100 000 habitants), et les réinvestir.

Le coeur de ville à Gien.

Les appels à projets ont été lancés auprès des villes en janvier puis validés par le Commissariat général à l’égalité des territoires. 600 villes ont candidatées mais toutes n’ayant pas des projets bien définis seules 222 ont  été retenues  dont  13 appartiennent à la région Centre-Val de Loire (voir encadré). 

  Accompagnement sur mesure

 Le plan  s’adresse aux villes de rayonnement régional qui ont un rôle de centralité pour leur bassin de vie.  Dès maintenant les villes  retenues doivent  engager la phase de préparation. Elles signeront ensuite une convention cadre, puis des avenants en fonction de la maturité de leur projet qui peut concerner, habitat, commerce, création d’emplois, transports et mobilité, offre éducative, culturelle et sportive,  développement des usages et outils numériques..

Le centre ville de Blois.

 Les démarches seront simplifiées et facilitées  notamment  grâce à un guichet unique pour les demandes de financement. La Caisse des dépôts mobilisera I Md€ en fonds propres, 700 € en prêts, Action Logement 1,5Md€ et l’Agence nationale de l’habitat 1Md€.

Le soutien de l’Etat se formalisera par un contrat cadre qui engagera la commune son intercommunalité et les partenaires du plan. Le contrat intégrera toutes les démarches en cours d’élaboration. Pour chaque ville le contrat sera « sur-mesure » et devra  répondre de façon concrète aux enjeux locaux et aux besoins exprimés par la population et les entreprises  .Les partenaires régionaux  et nationaux, publics et privés agiront concrètement dans les périmètres définis. Le préfet recueillera la synthèse des projets, coordonnera les services et mobilisera les moyens de l’Etat tout en animant le partenariat localement. La phase de préparation dès maintenant et les villes ont 18 mois pour entrer dans le début des réalisations.

 Un plan commandé par l’urgence

 Le ministre de la cohésion territoriale qui n’ignore pas l’absence d’empathie  supposée  envers le monde rural dont Emmanuel Macron est crédité  a  écarté toute idée de  récupération politique, rappelant au passage que le dernier plan global pour les villes datait de 1974  alors que Valéry Giscard d’Estaing était président. «  « Il y a urgence  à redonner vie aux centres villes délaissés, vidés de leurs commerces, de leurs services et parfois de  leurs habitants. Notre pays est confronté depuis des années à des vitrines fermées, des immeubles dégradés, des rues délaissées qui nourrissent un sentiment d’abandon aux lourdes conséquences », a-t-il dit.  Triste  constat ô combien  réaliste ! Ces villes moyennes qui depuis des siècles structurent le territoire  représentent 23% de la population française, 26% de nos emplois mais 82% d’entre elles  affichent un taux de chômage supérieur à la moyenne française, un taux de  logements vacants de 8,2%  et un  taux de pauvreté de 17,8% soit trois points de plus que la moyenne nationale.

 F-C

  

 Les villes de la région retenues

 Cher : Vierzon, Bourges

 Eure-et-Loir : Chartres, Dreux, Nogent-le-Rotrou

 Indre : Châteauroux, Issoudun

 Indre-et-Loire : Chinon

 Loir-et-Cher : Blois, Romorantin-Lanthenay

 Loiret : Gien, Montargis, Pithiviers

 

 

           

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Commentaires

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  1. Les villes-centre retenues ne me paraissent pas si en danger que cela. En tout cas beaucoup moins que les petites communes qui ne savent pas se regrouper. Partout où il y a des logements et des commerces vacants, il faut un dispositif législatif qui incite ou oblige les propriétaires à remettre les lieux en service ou qui permette aux communes de les acquérir à bas prix, en vue de les remettre en état et aux normes.
    Les logements ainsi récupérés doivent être attribués à des jeunes et à des familles démunies et les locaux commerciaux proposés pour une durée limitée à des personnes ayant un projet d’activité. Elles devront être parrainées et suivies au moins pendant 4 ou 5 années.
    Il existe aussi partout en France des friches qu’il faut nettoyer et réhabiliter.

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