Orléans-Métropole : le conseil, en bref

55 minutes. C’est le temps qu’il aura fallu aux élus des 22 communes d’Orléans-Métropoles pour envoyer le conseil de jeudi 29 mars en début de soirée. Pas grand chose à se mettre sous la dent, pas de match non plus à la télé qui aurait précipité les débats, mais Olivier Carré expéditif sur les affaires courantes. On a retenu deux délibérations qui sortaient du lot.

La revitalisation du centre commercial de la Bolière (Orléans-La Source) passera-t-elle par des expropriations ?

Le contrat de revitalisation du commerce et de l’artisanat du centre commercial de la Bolière a été discuté. En jeu : la reconnaissance d’utilité publique pour ce projet afin de pouvoir accélérer sa modernisation, quitte à passer par des expropriations si besoin, au regard de quelques poches de résistance. « Cette menace d’expropriation – qui ne concernerait pas des commerçants mais les propriétaires des murs – a un effet dissuasif dans un dossier comme celui-ci », explique Jacques Martinet, maire de Saint-Denis-de-l’Hôtel et rapporteur de la délibération. « Cette revitalisation d’un centre commercial qui se dégrade de plus en plus était demandé par les habitants, par les commerçants eux-mêmes, et par certains propriétaires. Il y a un ou deux commerçants qui ne sont pas complètement d’accord, mais il faut qu’on avance. On perd un an déjà avec cette demande de reconnaissance d’utilité publique. Il y a une vie économique qui attend derrière » ajoute-t-il. François Foussier, adjoint au commerce d’Orléans-Métropole, précise quant à lui « que l’on irait à l’expropriation des murs, pas des commerçants eux-mêmes comme j’ai pu l’entendre ou le lire ici ou là ». Après ce court débat, le vote de la délibération s’est faite à l’unanimité.

La charte agricole entre Orléans-Métropole et la Chambre d’agriculture est renouvelée

Elle représente un tiers de la surface de la Métropole orléanaise, soit environ 10.000 hectares. 232 exploitations s’y trouvent, 850 emplois directs en dépendent, 1.100 emplois temporaires annuels. 50 % des entreprises arboricoles du Loiret y sont installées, et 60 % des entreprises de maraîchers de la région Centre-Val de Loire aussi. L’agriculture urbaine de la zone Orléans-Métropole (22 communes) avait fait l’objet, dès 2012, d’une charte d’engagements autour de principes fondamentaux régissent son maintien. 75 % du programme d’actions a été mis en place en 5 ans pour un budget global de presque un million d’euros. Elle dégage 77.000 € de chiffre d’affaires. Développement des circuits de proximité ; préservation du foncier agricole ; soutien à l’installation et aux filières, tel le label « Pomme-poire-cerises de l’Orléanais » ont été les projets emblématiques entre 2012 et 2017.

De nouvelles perspectives sont inscrites au programme quinquennal 2018-2023 : création d’une ferme urbaine innovante sur la Métropole ; le déploiement du plan de développement végétal ; l’encouragement de l’approvisionnement local en végétaux d’ornements ou encore la création d’une IGP « Cerise de l’Orléanais » sont préconisés.

F.S.

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