Eugène, victime des chasseurs de cornes

Stupéfaction dans le hall de la mairie d’Orléans lors du passage du gardien de service qui a découvert lors de sa ronde matinale l’ignoble forfait commis en cette nuit du premier avril sur ce pauvre Eugène, notre rhinocéros orléanais, propriété du MOBE, à qui des malfrats sans scrupule ont coupé la corne pour s’en emparer. D’après nos informations, une scie à métaux maculée gisait au pied du pauvre animal, seul indice montrant la détermination et la cruauté du ou des voleurs qui vraisemblablement s’étai(en)t laissé(s) enfermer dans locaux municipaux pour commettre leur crime en toute tranquillité.

Eugène avant le drame

La PJ a été dépêchée sur place dès potron-minet ne laissant entrer personne dans le hall d’accueil où l’animal est exposé, et une cellule psychologique rapidement mise en place avec des experts  du Museum d’Histoire Naturelle diligentés depuis Paris,  pour venir en aide à ce pauvre Eugène, très traumatisé comme on l’imagine aisément.

L’émotion en ce dimanche pascal est déjà très vive dans la cité johannique, surtout après la mort du dernier rhinocéros blanc (dont on a heureusement prélevé le sperme pour satisfaire la procréation des deux femelles encore en vie) , c’est une nouvelle épreuve pour cette communauté victime d’une croyance asiatique* dans les vertus aphrodisiaques de cette précieuse corne, croyance que, on l’espère, nos nouveaux amis chinois ne manqueront pas de dénoncer comme survivance d’un passé révolu, d’autant que la corne d’Eugène n’était qu’en matière synthétique, mais sait-on jamais…

ORL

* En Chine, le kilogramme de poudre de corne de rhinocéros se vendait 50 000 USD en 2011 selon Wikipedia

 

 

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