Blois, Maison de la magie : quand on aime on a toujours 20 ans

La Maison de la magie de Blois a 20 ans cette année. La saison qui s’ouvre début avril promet des trésors de surprises, d’insolite, de fête bref en un mot la saison sera… magique.


Au départ, une idée folle de Jack Lang, maire de Blois entre 1989 et 2001. Dans la ville qui vit naitre et évoluer le père fondateur de la magie moderne, Jean-Eugène Robert-Houdin, créer un lieu dédié à la magie, celle d’hier et celle d’aujourd’hui. Car il ne faudrait pas croire que cette maison de la magie sent la poussière et la naphtaline des vieilles armoires de nos grands-mères : la magie est un spectacle vivant ! 100.000 visiteurs en moyenne par an, pour le premier musée européen consacré aux arts magiques. Tout a commencé lorsqu’en juin 1990, la ville de Blois acquiert la maison “Massé”, construite en 1857 par un certain Ballet, confiseur ayant fait fortune en Russie. Plusieurs années de travaux seront nécessaires avant que n’ouvre la future Maison de la Magie…

Tout (ou presque) sur les arts magiques, sur 5 niveaux

En mettant en valeur et en favorisant la transmission du patrimoine magique local et national à destination du plus large public ; en encourageant l’interdisciplinarité autour des arts magiques, de la création et de l’innovation ; en favorisant les échanges, la recherche, la formation et l’expérimentation dans un seul et même lieu dédié : la Maison de la Magie a construit sa réputation autour de ces trois axes, trois piliers de sa réussite. Automates, installations optiques, vie de Robert-Houdin, expositions temporaires et spectacles renouvelés chaque saison : sur cinq niveaux, les visiteurs peuvent s’en mettre plein les yeux.

Pour cette nouvelle saison 2018, celle du 20e anniversaire, la scénographie de la salle Robert-Houdin a été entièrement revue et repensée. Confiée à un Orléanais, Ludovic Meunier, ce dernier s’est attaché à restituer grâce à des espaces colorés, le foisonnement créatif de Jean-Eugène Robert-Houdin. Plus interactive, plus accessible au public, cette scénographie met davantage en valeur sa généalogie familiale, la tradition horlogère blésoise et familiale, sa demeure du “Prieuré” devançant la domotique à Saint-Gervais-la-Forêt, ses créations d’automates, son atelier-boutique d’horlogerie, ses nombreuses inventions tant électriques qu’optiques et l’évocation finale de son Théâtre parisien des Soirées Fantastiques… Les objets les plus rares sont remis en scène de façon emblématique : l’horloge à triple mystère, l’automate oiseau chanteur, l’unique baguette de magie ou certains de ses accessoires de scène…

Sûr qu’à partir du week-end du 7-8 avril, ceux et celles qui pousseront les portes de la Maison de la Magie en prendront plein les yeux.

F.Sabourin

Renseignements, informations sur les expositions, spectacles, évènements : www.maisondelamagie.fr.

 

C’était qui, Jean-Eugène Robert-Houdin ?

(c) Maison de la Magie.

Né à Blois le 7 décembre 1805, Jean-Eugène Robert dit Robert-Houdin a grandi au milieu des horloges : sa famille en comptait de très habiles. « Je suis né une lime à la main » disait-il. Pas étonnant dès lors qu’il chercha très tôt, et toute sa vie, à repousser les limites des aspects du métier, avec l’envie constante de création et d’innovation. C’est au Palais-Royal en 1845 que Robert-Houdin a pour la première fois l’opportunité de présenter des tours : le carton fantastique, la suspension éthéréenne, le coffre transparent, les pièces voyageuses ou la pendule aérienne. Il devient une célébrité mondiale, attirant les regards des têtes couronnées de l’époque, de Louis-Philippe à la reine Victoria. Après l’invention d’un premier modèle de radio-réveil (imaginant une bougie s’allumant quand retentit la sonnerie), et une lampe à incandescence à filament végétal (15 ans avant Edison), il se retire en 1852 dans une maison à Saint-Gervais-la-Forêt, « le Prieuré », où il se consacre à la recherche scientifique déposant de nombreux brevets. En 1856, il sort de sa retraite et accompagne le corps expéditionnaire en Algérie. Il meurt de chagrin en le 13 juin 1871, après la mort de son fils Prosper-Eugène à la bataille de Reichshoffen pendant la guerre contre les Prussiens. Jusqu’en 1927 un théâtre portera son nom, et le magicien Georges Méliès, considéré comme son successeur, en sera le premier directeur.

Portes ouvertes aux plasticiens pour un concours national sur le thème de l’illusion

Un concours-exposition « La Galerie des illusions » présente une sélection d’une centaine d’œuvres réalisées par près de 50 créateurs contemporains, convoquant de multiples techniques et points de vues artistiques. Trois distinctions honoreront ce concours, trois prix qui seront décernés en cours de saison : le Prix d’Honneur (1er prix), le Prix Magique (2e prix) et le Prix du Public (3e prix) et la plupart des œuvres seront en vente le temps de l’exposition. Chacun à leur façon, les artistes plasticiens ont mis leur imagination et leur savoir-faire au service du singulier : peinture, sculpture, dessin, marqueterie, taxidermie, photographie, holographie, ambigrammes, installations optiques, art cinétique et polarisant, vidéo… Un vaste cabinet de curiosités qui se réfère aux grands courants ou périodes de l’histoire de l’art.
Avec pour invités d’honneur Michel Audiard, Gérard Bakner, Fabrini Crisci, Francis Tabary et Gabriel Richard. Avec la collaboration de Sébastien Bazou. Scénographie Ludovic Meunier

 

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