Bon et mauvais climat au 50 ème congrès des maires du Loiret

50 ans déjà, à Paris les étudiants montaient des barricades, dans le Loiret on construisait une association: “d’une simple amicale l’AML est devenue une institution de défense et de représentation des maires, une force d’action et de mobilisation” a résumé Frédéric Cuillerier. vendredi à Gien.

Les maires du Loiret.

Comme le premier président, Roger secrétain, il est le seul à n’avoir pas été conseiller général (départemental). Ensuite de quoi, il a déroulé le grand album jauni de ses prédécesseurs, Klébert Malécot, Eric Doligé, Xavier Deschamps, Jean-Noël Cardoux. Des photos qui seront disponibles  dès lundi pour les nostalgiques sur le site de l’AML. 

Autour du président Frédéric Cuillerier.

Bon et mauvais climat à ce 50 ème congrès: le mauvais climat, c’est celui du dérèglement climatique, le thème choisi en toile de fond comme  échange global en complément des préoccupations locales. Eric Guilyardi, océanographe et climatologue au CNRS spécialiste d’El Nino, qui a contribué aux rapports alarmistes du  GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat), a clairement démontré les dysfonctionnements actuels et à venir.

 

Le “charabia juridique”

Quant au climat entre les maires et leur association, il est plutôt au beau fixe. L’AML continue notamment d’assurer sa fonction d’aide à la formation d’élus de plus en plus en butte au maquis réglementaire imposé par l’Etat. Comme son complice de la métropole, Jacques Martinet, Christian Bouleau, l’hôte de ses confrères n’a pas la langue dans sa poche et a dénoncé le “charabia juridique”, qui “éloigne le maire”, de ses taches au quotidien et des “difficultés croissantes du maire à gérer sa commune”, alors qu’ils est “en première ligne sur tous les fronts”. Elu de proximité, le maire est aussi victime du “savoir numérique”, d’une part avec ces administrés qui lui imposent leur certitude tous azimuts. D’autre part des lobbies formés sur tout et n’importe quoi grâce à la toile, “cancer de notre République” ,et “déni de démocratie”.

Des vérité d’un “mal de maire” qui ne sont pas forcément bonnes à dire, mais qui posent les bonnes questions sur notre démocratie représentative, débordée par les hordes populistes numériques véhiculés par les réseaux sociaux..Qu’en ont pensé justement les représentants du peuples, les parlementaires présents à cet anniversaires, les trois sénateurs, Cardoux, Sueur et Saury, les députés Marienne Dubois, Caroline Janvier, Jean-Pierre Door…? 

La fin de la taxe d’habitation

Dans son adresse aux maires, bien plus policée, Frédéric Cuillerier a longuement retracé les pierres apportés par chacun des présidents et son équipe administrative avec son pivot indispensable, Brigitte Burdin, à l’édifice communal.

Comme il l’avait fait dans l’interview donné à Magcentre, Frédéric Cuillerier a redit et relayé la proposition de l’AMF (Association des maires de France) de remplacer la taxe d’habitation en voie de suppression, par l’impôt sur le foncier “piqué” au département et sur une partie de la TVA. 

Dans son intervention, Marc Gaudet (que Frédéric Cuillerier dans un lapsus a d’abord prénommé “Hugues” comme son prédécesseur Saury devenu sénateur en septembre), le président du département, n’a pas répondu directement mais l’ancien maire d’Ascoux a souligné combien il se sentait en terrain connu, “maire pendant 21 ans, j’avais plaisir à venir à cette manifestation car on y sent battre le pouls de nos campagnes, l’énergie de nos villes et, plus profondément, le cœur de notre République.”. Sur la fiscalité il a estimé, “Il semble, en effet, périlleux de vouloir redessiner d’un coup de trait de crayon les flux de recettes des différentes institutions de la République sans prendre en compte, ni leurs effets néfastes sur les territoires, ni le niveau de service public rendu aux habitants. Je ne parlerai pas ici de la contractualisation que l’Etat souhaite imposer aux 322 plus grosses collectivités”.

Les stands des partenaires des mairies du Loiret.

Malgré les “zones de turbulences”, en cours dans les finances locales, Marc Gaudet a confirmé que le Loiret qui vient de voter son budget, continuera d’aider les communes et interco dans leurs projets. (Lire par ailleurs). En matière d’expertise, le Département comme l’a souligné le Président, déploie aussi deux outils nouveaux en faveur des communes, Cap Loiret et le site des risques et de gestion de crise qui arrivera bientôt. 

Ne restait plus après l’intervention du préfet, Jean-Marc Falcone, qu’a partager le gâteau du cinquantenaire qui s’est achevé dans un excellent climat musical, grâce à la classe de chant du Conservatoire d’Orléans dirigé par Clément Joubert.  La musique adoucit les mœurs et soigne aussi le mal de maire…

Ch.B

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Les aides financières du département du Loiret aux communes: 

– Premièrement, le Département a décidé de consacrer 25M€ au titre du volet 2, composé de 17.3M€ pour les EPCI et 7.6M€ pour les communes

– Deuxièmement, pour ce qui est du volet 3, le Département a choisi de soutenir des projets à hauteur de 7M€ pour accompagner des projets représentant une enveloppe globale de 41 M€

– Troisièmement, le dispositif spécifique dédié aux communes à faible population a été revalorisé à 1.4M€

Quatrièmement, le volet 4 soutient 11 projets pour un montant de 40 M€, soit 28 M€ pour des projets métropolitain, dont 26 M€ pour le projet COMET, et 11.3 M€ pour des projets portés par des communes au titre du volet 4.

 

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