Un autocar 100% électrique : une première en région Centre-Val de Loire

 

François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire et Thierry Mallet, PDG du groupe Transdev ont présenté lundi 9 avril dernier à la gare routière d’Orléans, face aux médias, le nouvel autocar 100% électrique qui sillonnera durant 10 jours les lignes 3 et 6 du Réseau REMI-Loiret, entre Orléans, Gien et Montargis. Le lieu de cette expérimentation n’est pas un hasard puisque ces lignes transportent jusqu’à 800.000 voyageurs chaque année dans le département.

François Bonneau et Thierry Mallet.

Les transports, une des priorités majeures de la Région qui pour sa part souhaite que les bus du Réseau REMI « soient propres et plus respectueux de l’environnement ». À ses côtés, elle bénéficie d’un partenaire de choix durant cette expérimentation. Un partenaire déjà connu puisque Transdev, exploite déjà en temps normal, des lignes interurbaines et scolaires dans les départements d’Eure-et-Loir, de l’Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher et bien sûr du Loiret. François Bonneau a souhaité également durant ce rendez-vous avec la presse, souligner avec force le souhait de la Région Centre Val de Loire : « Associer au travers de cette expérimentation, le Rural et l’Urbain de façon à ne pas laisser entendre que là aussi il y a une réflexion qui se ferait exclusivement pour le bénéfice des gens qui circulent à l’intérieur d’une métropole ou d’une agglomération ». De son côté, le PDG de Transdev a rappelé que les usagers, seraient bien au cœur de cette expérience technologique: « Nous allons organiser un retour d’expérience et des mesures de satisfaction sur l’ensemble des passagers qui vont être à bord de ce car pendant les dix jours qui viennent ».

Un savoir faire sur lequel Thierry Mallet n’a pas eu besoin d’insister. Son groupe, profondément investi aux côtés des collectivités locales, dans la transition énergétique et les solutions de mobilité basses émissions, opère déjà la plus grande flotte d’autobus électriques en Europe. Aucune raison pour que cet autocar 100% électrique sur les lignes 3 et 6 du Réseau REMI-Loiret ne séduise pas l’usager jusqu’au 19 Avril. 12 mètres de long, 55 places, 10 batteries, 200 kilomètres d’autonomie garantie, une recharge totale du véhicule en 4 heures (Ça progresse !). Mais surtout un…calme qui dès le départ pourrait vous surprendre. Je n’étais, semble-t-il, pas le seul à le penser ce lundi après seulement quelques kilomètres avec « REMI l’ électrique ». Une expérience à tenter si vous en avez l’occasion ces prochains jours.

Régis Bonlieu

Commentaires

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  1. J’ai du mal à comprendre la simple expérimentation pendant 10 jours. Je pense que les exploitants des lignes ne repeignent pas leurs bus gratuitement.
    Pour la remarque d’AMartin, effectivement Yutong est une marque chinoise dont le siège est à Zhengzhou, province du Henan, en Chine.

    La mairie d’Orléans, qui a reçu un petit bateau de sa ville jumelle de Yanghzou, aurait peut-être du choisir une autre ville :
    http://www.orleans-metropole.fr/1512/partenariat-orleans-yanghzou.htm

    • La mairie d’Orléans n’est pour rien dans cette expérimentation, l’organisation se fait à échelle départementale et régionale dans le cadre du réseau REMI.

      Concernant le délai de 10 jours, il faut comprendre que ce véhicule est loué au constructeur chinois, et qu’il passe de réseau en réseau pour parcourir la France et en faire profiter le maximum de monde. Ne vous en faites pas pour les coûts d’exploitation, aujourd’hui les stickers remplacent la peinture 😉

  2. “propres et plus respectueux de l’environnement” les moteurs électriques ?
    Dire ou écrire cela relève du mensonge car c’est omettre de signaler que les batteries pour leur fabrication nécessitent des composants minéraux rares ( c.a.d. en très petite quantité dans la nature et non renouvelables), et que ces batteries quand elles sont hors d’usage sont des déchets très polluants qu’on ne sait pas gérer actuellement (ou bien en les enfouissant à Bure!).
    D’autre part la recharge de ces batteries s’effectue avec de l’électricité produite essentiellement par la combustion nukléaire elle même extrêmement polluante et dangereuse à la fois dans la phase de production et dans la gestion des déchets (à moins de mettre ça aussi à Bure!).
    Quand de plus les véhicules sont produits en Chine , un des pays les plus polluant du monde l’honnêteté intellectuelle implique de refuser à ces outils la qualification de “propres”.

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