Chambord : on y viendra aussi pour son hôtel…

Un établissement de luxe géré par un groupe franco-espagnol vient d’ouvrir juste en face du joyau de la Renaissance. Un outil de plus pour le tourisme régional.


Symbole de la Renaissance Chambord vit une véritable révolution. Le Domaine a engagé depuis 2010 une mue profonde pour repenser sa stratégie touristique, en développant des animations, en recréant des jardins et en visant au-delà de 2020 une autonomie financière, sans aide massive de l’État. Cette stratégie passe notamment par de nouvelles relations avec les commerces et activités proposés sur le site. C’est ainsi que les anciens gérants de l’hôtel Saint-Michel ont dû rendre leur tablier. Après consultation, le Domaine a confié à un groupe d’investisseurs présidé par Frédéric Jousset le soin de reprendre l’hôtel et d’en faire un établissement adapté au standing du château. Frédéric Jousset était notamment censé apporter –outre son argent- ses relations culturelles en adéquation avec la vocation du Domaine. Administrateur du Louvre il est en effet fortement impliqué dans le mécénat culturel.

Conçu par Jean Michel Wilmotte

C’est ainsi qu’il a monté le projet du Relais de Chambord, un hôtel 4 étoiles qui a ouvert ses portes fin mars avec 55 chambres dont 19 suites affilié à la chaîne Small Luxury Hôtels. Au total près de 16 millions d’euros ont été injectés dans ce projet dont une part pour réparer les dégâts consécutifs à d’importantes inondations en juin 2016.

Pour gérer et exploiter l’hôtel Frédéric Jousset en a confié les clefs à Marugal, un groupe franco-espagnol qui possède plusieurs établissements de luxe en Espagne, en prochainement un second en France dans les Yvelines. « C’est l’occasion pour nous explique Arnaud Laporte-Weywada, directeur du Relais et associé chez Marugal de mettre un pied en France et de montrer notre savoir faire dans l’hôtellerie de luxe ».

Le Relais dont les travaux ont été confiés au célèbre architecte Jean Michel Wilmotte propose aussi spa et hammam ainsi qu’une billetterie dédiée pour accéder directement au château. La décoration des 55 chambres met en avant le château de François Ier. Il est vrai que le Relais veut créer une véritable synergie avec le château pour accueillir des touristes mais aussi proposer sa restauration au « Grand Saint Michel » le restaurant où l’ancien chef de l’hôtel Saint-Michel a été maintenu à son poste après avoir été formé en Espagne.

Un million de visiteurs

« Nous avons un partenariat très intense avec le château explique Arnaud Laporte-Weywada, pour accueillir les touristes mais aussi des activités grâce à nos salles de séminaires ». Ouvert toute l’année, le Relais de Chambord vise un taux d’occupation de 70% tout en espérant faire mieux pour accompagner le Domaine. Celui-ci a dépassé pour la première folle l’an passé le million de visiteurs, en progression de 26% sur 2016. La venue récente d’Emmanuel Macron qui y a fêté son anniversaire et surtout la commémoration l’an prochain du 500e anniversaire de la Renaissance en Val de Loire (la première pierre de Chambord a été posée en septembre 1519) devraient encore doper la fréquentation et faire de Chambord le « phare » du tourisme régional.

J.-J.T.

 

Le Val de Loire accueillant pour l’hôtellerie

Longtemps on a reproché au Val de Loire de manquer de capacités d’hébergement, surtout de qualité. Ce défaut semble en passe d’être effacé. En Touraine, à Tours mais aussi à Loches, près de 400 chambres sont ainsi en projet. Mais c’est encore plus vrai en Loir-et-Cher. Le zoo de Beauval (1,5 million de visiteurs) vient ainsi d’ouvrir son quatrième établissement, Les Hauts de Beauval, avec 124 chambres. Un développement non achevé si la fréquentation du zooparc se dirige vers les deux millions. De même à Saint Aignan, une partie de l’ancien hôpital a été rachetée par la famille Guyot (spécialisée dans les châteaux comme La Ferté-Saint-Aubin ou Saint Fargeau) qui vient d’ouvrir un hôtel de 29 suites. À Chaumont-sur-Loire, le conseil régional aimerait créer un hôtel de 65 chambres 3 ou 4 étoiles, tandis qu’à Blois la ville souhaite investir l’ancien Hôtel Dieu situé sur les quais pour ouvrir un établissement de luxe.

 

Commentaires

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  1. ça aurait eu plus de gueule si l’hôtel avait été installé dans le château… Hostellerie de luxe nous dit-on… mais à force de vouloir n’ouvrir que des hôtels de luxe il n’y aura jamais assez de riches pour les remplir !

  2. Sur la photo, on voit un type dont les nom et fonction ne sont pas précisés, tenant un panneau sur lequel est écrit “Relais de Chambord” avec des bandes de papier qui se décollent…
    A mon avis, on est dans le gag style 1er avril. Et en tout cas bien loin de l’hôtellerie de luxe !

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