Le Val de Loire s’affiche en Ile-de-France : ceux qui l’aiment prendront le train…

Deuxième année consécutive pour la campagne d’affichage à Paris et dans toute l’Ile-de-France, afin de séduire les 11 millions de touristes potentiels. 12 sites et trois collectivités ont mis en place un dispositif de communication à grande échelle, sur les bus, dans le métro, et dans les gares. Mais gare à la grève SNCF, qui pourrait bien faire mentir le slogan écrit sur les affiches : « à 2 heures de Paris »…


Les châteaux d’Amboise, de Blois, Chambord, Cheverny, Chaumont-sur-Loire, Chenonceau, le Clos-Lucé, Villandry, la cité de Loches, la forteresse royale de Chinon ; mais aussi Center Parcs des Hauts de Bruyères, le zooparc de Beauval et les départements d’Indre-et-Loire et Loir-et-Cher ainsi que la Région Centre-Val de Loire. Sur la photo, ça a de la gueule, ces quinze partenaires qui ont mis leur énergie – et 540.000 € – en commun pour s’afficher, la deuxième année consécutive, à Paris et dans toute l’Ile-de-France. 1.500 arrières de bus, 14 stations de métros, 58 abribus, 122 kiosques, 118 colonnes Morris, 141 mâts drapeaux, 942 affiches réparties dans les 6 grandes gares parisiennes, RER et transilliennes ; enfin, 1.500 tables de cafés parisiens seront aussi décorées avec les grands sites participants à cette campagne dont les chiffres donnent le vertige.

Quel impact aura la grève sur le tourisme en Val de Loire ?

C’est peut-être dans les gares que la situation risque d’être la plus tendue : « à 2 heures de Paris » lit-on sur les affiches… Oui, quand tout fonctionne bien, à commencer par les trains bien entravés par la grève « perlée » qui doit durer jusqu’au 28 juin. « Tous les prestataires touristiques le disent : il ne faut pas rater le début de saison, avril et mai », abonde le président du Département de Loir-et-Cher Nicolas Perruchot. Ça tombe plutôt mal, avec le début des vacances de printemps le 13 avril pour la zone C, celle de… Paris, Versailles, Créteil (justement).

Interrogés sur l’impact que la grève pourrait avoir sur la fréquentation touristique, les retombées économiques pour le Val de Loire, et une éventuelle interpellation du gouvernement et des syndicats par les élus et prestataires des grands sites présents autour de la table, le sujet ne semble pas les alarmer plus que ça. « Je crois en la Renaissance du dialogue social » commence par botter en touche le président de région François Bonneau. Avant de se reprendre : « Si cette grève devait durer en effet, elle pourrait avoir des effets néfastes. L’essentiel c’est de trouver une issue. Cette année en plus, les choses s’articulent bien, avec les ponts du mois de mai. Pour les territoires il est important de dire que ce conflit social doit trouver une issue favorable ».

“Beaucoup viennent en voiture”

Cécilie de Saint-Venant (Chambord), C. Degruelle (Agglopolys), N. Perruchot (Loir-et-Cher), M. Gricourt (maire de Blois), F. Bonneau (Région), J-G. Paumier (Indre-et-Loire).

Pas d’interpellation du président Pépy par exemple, comme le fit l’année dernière Marc Gricourt, maire de Blois, lorsqu’il découvrit que des week-ends entiers en mai et juin voyaient le trafic SNCF s’arrêter complètement pour cause de travaux sur les voies ? « Qu’est-ce qu’on peut faire ? » lance un brin fataliste le président du Département d’Indre-et-Loire Jean-Gérard Paumier. « La grève est nationale, le Val de Loire va être impacté mais comme d’autres régions. Nous on a la chance de n’être pas trop loin de l’Ile-de-France. Le Val de Loire, ça parle aux gens ! ». Samuel Buchwalder, chargé de communication au château d’Amboise, appelle aussi à « relativiser : beaucoup de gens viennent en voiture. L’impact négatif il est à mon avis plus vis-à-vis de la clientèle étrangère, mais pour l’instant ça ne nous pénalise pas trop. On a même fait un excellent week-end de Pâques, bien meilleur que l’année dernière… ».

À partir de lundi 16 avril, le Paris-Chaumont-sur-Loire direct en 1h45 reprend du service, sans correspondance à Orléans. « Si tout fonctionne bien », précise timidement la directrice du domaine Chantal Colleu-Dumond. En attendant, si les trains ne partent pas, les 11 millions de touristes potentiels parisiens et franciliens pourront toujours se consoler en regardant les affiches…

F.Sabourin

 

La campagne en chiffres

1500 arrières de bus, soit 1 bus sur 3. 14 stations de métro soit 124 affiches. 150 affiches de 8m² dans les rues de Paris, 58 abribus, 122 kiosques, 118 colonnes Morris et 141 mâts drapeaux.

942 affiches réparties dans les 6 gares parisiennes plus les gares RER et transiliennes.

1500 tables de cafés.

540.000 € de budget.

Deux escapes game dans les châteaux d’Amboise et de Blois

Se plonger dans les arcanes du pouvoir, distinguer espions et vrais diplomates ; ou tenter d’empêcher l’assassinat du duc de Guise le 23 décembre 1588 ? Palpitants et inédits, deux jeux d’évasion (escape game) seront proposés au public aux châteaux d’Amboise (à partir de juillet) et de Blois (du 28 avril au 4 novembre). Ces jeux, très en vogue, mettent dans une même pièce une équipe de 5-6 participants, qui doivent, pour en sortir en une heure maximum, résoudre des énigmes pilotées par un maître de jeu qui lui se trouve à l’extérieur.

On en reparle très bientôt dans Magcentre.fr, après avoir testé grandeur nature !

 

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