Bi-Cross : des obstacles imprévus pour le terrain chapellois avec les J.O en point de mire…

Quel avenir pour le terrain de bicross chapellois ? Premier club de France, à l’étroit dans sa structure actuelle, il doit faire face à un collectif local opposé à son agrandissement dans la même zone. Quitte à compromettre un statut de site officiel pour les JO de 2024 ?

L’alerte a été donnée au début du mois d’avril. A la lecture du projet de plan local d’urbanisme, certains riverains ont découvert le projet de déplacement et d’agrandissement du terrain de bi-cross local situé en bord de Loire, à la sortie de La Chapelle St-Mesmin, et se sont inquiétés des conséquences que cela entrainerait pour le quartier, classé en zone naturelle. Un projet qui implique un certain nombre de récupération de parcelles de terrain par la municipalité, et qui ne plait pas à tout le monde.

« …Nous ne sommes absolument pas opposés au club de bi-cross. Certains d’entre nous ont même des proches parmi les adhérents. Mais nous ne comprenons pas pourquoi il devrait s’étendre ici. Nous souhaitons simplement qu’il puisse se développer ailleurs, plus à l’extérieur de la ville… », déclarent les animateurs du récent Collectif de sauvegarde de la Grande-Pièce, qui, sans tarder, ont apposé une pancarte sur le terrain pour avertir la population de leur opposition. « …Une pancarte mystérieusement disparue peu de temps après, mais que nous avons pu récupérer… ».

Ils sont désormais plusieurs dizaines à composer ce collectif, venus de tous horizons et de tous quartiers, se déclarant soucieux de vouloir préserver la tranquillité du lieu, et s’inquiétant de la fréquentation importante qui pourrait venir ponctuellement dans ce secteur. Car le club de la Chapelle n’est pas n’importe quel club. Premier club de France par le nombre d’adhérents, il brille régulièrement dans les compétitions nationales et internationales, comporte quelques champions et médaillés dans ses rangs, et accueille régulièrement des compétitions européennes sur son terrain.

Un club connu internationalement

Créé en 1982, il est en progression constante d’effectifs, comptait ainsi 287 licenciés en 2016, participe à 9 compétitions nationales et 3 européennes. Et, depuis 9 ans, propose des animations sur le Tour de France, en soutien aux actions du Secours populaire. En 2016, il a réalisé des travaux pour paver deux des virages de son circuit et peut se targuer ainsi d’un beau terrain. Mais d’un terrain trop proche de la Loire, en pleine réserve naturelle, et peut-être plus très adapté à son développement. D’où ce projet de déplacement de l’autre côté de la levée, sur des terres inoccupées… sinon ponctuellement dans l’année pour servir de parking. Un projet qui favoriserait son agrandissement, qui permettrait d’augmenter la surface des parkings, etc. Mais qui ne satisfait pas le collectif.

« …Nous voulons préserver cet espace apprécié des promeneurs et pensons qu’un autre endroit serait plus approprié… », disent ses animateurs. C’est ainsi qu’après avoir distribué des tracts sur le marché le 7 avril dernier, ils donnent rendez-vous « …aux Chapellois et aux personnes qui apprécient ces lieux… » à une rencontre sur place, rue de Vaussoudun à la Chapelle-Saint-Mesmin, ce week-end (samedi 21 avril de 14 à 18h et dimanche 22 avril 2018 de 9h à 12h), « … pour échanger et donner un avis… ».

Depuis la première mobilisation, après un premier rendez-vous manqué, des membres du collectif ont pu rencontrer Nicolas Bonneau, le maire de la commune, qui n’a pu que confirmer la décision, prise depuis longtemps, désormais non modifiable à ses dires. Et en s’étonnant d’une réaction aussi tardive des riverains, habitants ou propriétaires de parcelles.

« …Nous le répétons, nous ne sommes pas contre le bi-cross, bien au contraire. Mais nous voulons qu’il ne s’étende pas ici, car cela apporterait trop de nuisance sur ce site naturel que nous souhaitons préserver… ».

Voilà une position qui devrait alimenter les conversations lors de la réunion du Club de bi-cross chapellois prévue ce mercredi 18 avril, en fin de journée, où plus de 200 personnes sont attendues. Un nouveau point a été inscrit à l’ordre du jour, justement, celui de l’extension du terrain. D’autant que dans l’esprit de beaucoup trotte une idée pas si irréaliste que cela, au vu du palmarès du club : disposer d’un nouveau terrain, plus vaste et plus moderne…pour être élu site d’accueil lors des Jeux olympiques de 2024. Au moins pour les entrainements, sinon pour des compétitions. Cela ferait sans conteste un accroissement notable de la fréquentation ponctuelle du lieu, au détriment des riverains, mais contribuerait sans conteste à la notoriété de la commune, voire de la métropole, qui ne peut qu’être attentive à l’évolution de ce conflit que d’aucuns veulent ne considérer que comme local.

JLB

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