La Berrichonne continue de rêver: Châteauroux 2 Niort 1

Le succès castelroussin, dans les derniers instants de la rencontre, permet à l’équipe de l’Indre d’entrer dans le quintet de tête à seulement 1 point de la 4e place tenue par Clermont. Les barrages se profilent doucement. Cependant, cette rencontre a démontré que, malgré 16 tirs au but, les locaux sont tout de même en manque d’efficacité. Un problème récurrent compensé, vendredi, par un gros abattage.

Oliero et les défenseurs niortais n’ont cédé que dans les ultimes secondes du match, face aux coups de boutoir de Tounkara et ses partenaires

Un peu plus de monde dans les tribunes que cet hiver. On dépassait, pour la 4e fois de la saison, les 3 400 spectateurs. Un soleil printanier un peu chaud pour une fin avril. Une armée de mômes tous plus supporters de la Berri les uns que les autres. Des spécialistes aux verbes acerbes et aux commentaires dithyrambiques. C’était un soir tout en feux vert pour les Rouge et bleu. Certes, c’était aussi soir de derby du Centre-Ouest et Niort n’était pas venu pour faire une parade nuptiale. Si les  locaux étaient à  la  pêche aux points, pour entrer et s’ancrer dans le top 5, synonyme de barrage de  montée, Niort venait en chercher tout autant afin d’assurer le maintien pour une année supplémentaire. Chacun avait donc son propre objectif. De quoi faire vibrer les Red Blue Angels mais aussi la poignée de fans en bleu venue des Deux-Sèvres.

 

Un début façon diesel

Hassem le gardien de la Berri et Nyansi ont du s’employer sur quelques actions niortaises.

Comme d’hab avec la Berri de printemps, les premières armes étaient fourbies par les visiteurs et ce n’était qu’après une première alerte conclue dans le petit filet à gauche de la cage berrichonne, que les joueurs de Jean-Luc Vasseur s’occupaient enfin du milieu du terrain. Cependant, à finasser, Châteauroux donnait à Niort les ballons pour se mettre en danger. Ce qui devait arriver arriva sur une énième balle perdue dans la zone médiane. Un Centre parfait et but de la tête de Djiga qui venait couper la trajectoire de la  balle à hauteur des 6m (8e). Une ouverture du score qui donnait l’avantage aux visiteurs …  pendant moins d’une minute. Sur l’engagement, deux passes vers le but niortais, gros renvoi dans l’axe, Bourillon à la récup et Benrhama qui se retrouvait lancé face à Oliero. Le tir du Castelroussin partait tranquillement vers le petit filet … mais à l’intérieur du but de Niort (9e). La Berri avait su réagir suffisamment rapidement pour que le but initial ne porte pas préjudice.

Sauf que, au lieu de débrider la rencontre, ce deuxième but de la partie éteignait doucement les lumières sur la pelouse. Au fil des minutes, après quelques corners en faveur de la Berri, le jeu se délitait doucement. La chaleur sans doute… A la pause les deux équipes étaient à égalité tant au niveau de la qualité de la prestation que du score, 1-1.

 

Une deuxième mi-temps menée tambours battants

Aucune erreur défensive et une passe décisive à mettre à l’actif de Grégory Bourillon.

Le début de la seconde période démarrait sur les chapeaux de roues avec des locaux nettement plus entreprenants. Un plongeon de Lebeau, devant Hassem, causait bien quelques frissons castelroussins mais l’arbitre sortait le carton jaune pour l’attaquant visiteur. Il considérait que le plongeon ne devait pas faire parti de la panoplie technique du footballeur. Du côté de Châteauroux, on allait cependant de l’avant. Deux sauvetages, sur sa ligne pour Oliero, et  Choplin pour suppléer son gardien, en étaient la preuve (52e). D’autant que un troisième, de la tête par Paro (58e), un quatrième, du pied par Brisson (60e), venaient s’ajouter aux occasions berrichonnes. Ça ne rentrait pas mais, à l’heure de jeu, la tendance, en ce qui concerne la possession du ballon, était  largement en faveur du Onze de l’Indre.

On en était à 13 tirs, mais seulement 3 cadrés, d’un côté, pour 4 de l’autre, et un cadré. Quant aux corners, c’était du 11 à 0…

 

Sur l’ultime corner

Pour maintenir la continuité de sa domination, à 20 minutes de la fin, Jean-Luc Vasseur effectuait un changement tactique et faisait entrer un attaquant, Boukari, à la place d’un défenseur, Alhadhur. Résultat, la Berri avait 3 opportunités supplémentaires mais Lebeau (79e) puis Vion (80e) étaient aussi venus inquiéter Hassem, peu sollicité jusque là. Et quand ça veut pas, ça veut pas : 83e Mandanne mettait sur le pied du poteau, 85e et 86e, Oliero sauvait sur sa ligne, 88e Boukari, bien seul, ratait sa reprise … A la fin du temps réglementaire, la Berri avait beaucoup poussé, mais n’avait rien marqué de plus.

Le temps additionnel était usant, surtout pour les nerfs de Berrichons qui accumulaient les corners. C’était d’ailleurs sur un ultime tir de coin, après que, une fois encore, Oliero se soit interposé, à quelques secondes avant le coup de sifflet final, que Nyamsi ou N’Gone libérait tout le stade. Pour une fois, comme au rugby, on aurait pu attribuer ce but victorieux à « collectif » … Un douzième homme sacrément efficace en cette fin de semaine.

 

Fabrice Simoes

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