Takassime : l’art de la danse orientale primé à Lyon !

Installé depuis 2006 sur la métropole orléanaise, la compagnie Takassime a remporté en avril dernier à Lyon le premier prix d’un concours national. Une preuve de qualité qu’elle démontrera les 27 et 28 mai lors de son festival à Saint-Jean-de-Braye. Et qui a justifié son passage sur France 3 mercredi 9 mai.

« L’objectif principal du festival est de faire découvrir la diversité et la richesse de la danse orientale, qui aujourd’hui ne cesse de se moderniser. C’est un lieu de ressources, de découvertes, d’échanges et de transmission, dédié entièrement aux danses et musiques orientales ». Tel est le leitmotiv du festival international Si l’Orient m’était conté, organisé du 30 mars au 2 Avril 2018 à Lyon, fondé par Soraya Saadi & Féminissime Orient, et qui vit lors de cette édition la consécration d’une troupe orléanaise, Takassime, créée par Nadjah en 2006.

Une belle réussite, après plusieurs places obtenues les années précédentes sur le podium, et qui récompense la troupe de 8 danseuses, toutes issues des cours donnés chaque semaine à Orléans et St Jean de Braye, et qui méritait que Magcentre.fr les rencontre, ce qui fut fait fin avril, lors d’un cours donné à la salle Champilou. « Nous travaillons ce soir à la préparation d’un tableau de danse classique orientale appelé raks sharki pour nos représentations des 26 et 27 mai prochain », expliquait Nadjah, la professeur et créatrice de l’école et de la troupe, fière de cette réussite. Ce cours est dit « avancé » et compte parmi les participantes un certain nombre de membres de la troupe, toutes passionnées pour faire découvrir « cet art ancestral et pluriel que nous nous efforçons de faire connaitre à sa juste valeur ».

Une ode à la féminité

Tout un groupe de danseuses aux origines et aux parcours particuliers, comme Jenny, venue de Colombie, Coralie, la bretonne, Élodie, d’origine malgache, ou Virginie, l’orléanaise qui se targue d’avoir une ceinture noire de judo. Toutes ont en commun d’aimer la danse, et d’apprécier surtout les danses orientales pour tout ce qu’elles apportent dans la connaissance de soi, dans la maitrise et la connaissance de son corps, quitte à y retrouver pour certaines une féminité insoupçonnée précédemment. Car les danses orientales sont variées, explique Nadjha, professeur et chorégraphe, créatrice et responsable de Takissime.

Les danses orientales ? « Entre folklore égyptien et sharki classique, folklore maghrébin et du Moyen-Orient, danse arabo-andalouses, etc., l’éventail est grand. Sans compter les fusions modernes avec tous les accessoires, voiles, ailes d’Isis, veil poi, et même fusion samba et tahitien ».

Rendez-vous fin mai

« C’est au cours d’un spectacle à Paris que j’ai redécouvert la danse orientale, une réminiscence de mes origines », explique Nadjha, considérant cet évènement comme une révélation. « Depuis, je n’ai cessé de me perfectionner, pour faire partager l’amour de cette danse qui symbolise la féminité et la grâce, qui favorise l’expression des émotions les plus pures ». Un perfectionnement que cette détentrice d’une maitrise STAPS obtiendra tout autant lors de stages (en Égypte, par exemple) que de prestations à l’étranger dans des festivals, après avoir débuté sa formation auprès de l’Orléanaise Nathalie Chavès pendant plusieurs années. Et une passion qu’elle ne tardera pas à transmettre ensuite au sein de l’école Takassime (qui veut dire Prélude), créé en 2006, transmettant son style personnel avec une pédagogie et une rigueur qui vient de porter ses fruits… et qui lui donne fort envie, avec l’approbation complète de toute sa compagnie, de tenter l’an prochain un concours international.

Mais, en attendant, le rendez-vous le plus important est prévu pour la fin du mois, à St Jean de Braye, avec un évènement proposé par l’école qui demande beaucoup de préparation, Badawat al Sahara, terres d’Égypte, mêlant stage et spectacle, membres de la troupe et invités d’honneur, tel le grand maitre égyptien Kareem Gad.

Du beau spectacle en perspective, pour un évènement empli de passion…et sans aucun doute de féminité…

JL Bouland

Commentaires

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  1. La danse orientale est un art mais c’est aussi une véritable passion. Elle m’a reconclié avec mon corps et je suis la preuve vivante que peu importe, l’âge, la morphologie, la danse orientale peut être une véritable thérapie.
    Vive Takassime ! Vive Nadjah !
    Bahia

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