“Une fille comme elle”: du bonheur à tous les étages

Avec « Une fille comme elle », son 19ieme roman, Marc Lévy embarque ses lecteurs dans une bien jolie comédie new-yorkaise

Chaque année avec le printemps, Marc Lévy nous revient avec une nouvelle histoire dont on ne sait à quel genre elle appartiendra. Du thriller, à l’opus onirique, du suspense aux amours contrariés , ce conteur revient en 2018 avec une comédie romantique imprégnée de vie new-yorkaise.

L’histoire prend corps à partir d’un ascenseur new-yorkais comme il n’en existe quasiment plus, dans un petit immeuble cossu où les habitants sont très attachés à leurs liftiers, celui de jour , comme celui de nuit . Le jour c’est Deepak, un Indien de Bombay qui connait tout de la vie du N° 12 sur la 5° avenue. Au dernier étage vivent Chloé, une actrice qui prête sa voix à des livres audio et son père professeur d’économie. Chloé, victime des attentats du 11 septembre, est en chaise roulante et le duo ne roule pas sur l’or. Arrive Sanji le neveu de Deepak riche homme d’affaires prospères qu’il veut étendre à New-York. New-York où Marc Levy habite depuis 20ans et dont il nous révèle les saveurs au quotidien.

Point de crime, point de disparition, point de meurtre, point de scènes d’horreur mais des cartes sans cesse rebattues qui vont conduire Sanji à « une fille comme elle ». Avec ce livre ce n’est que bonheur à tous les étages et de la gaieté ce qu’annonce déjà la couverture toute en couleur relayée par les dessins glissés entre les chapitres.

“Une fille comme elle” Marc Levy  roman– broché – Robert Laffont – 21,50 €

Cette semaine Marc Levy est à Paris. Nous l’avons rencontré.

Mag’Centre : Qu’est-ce qui vous a conduit à ce livre ?

Marc Levy au Salon international du livre de Québec 2013

Marc Levy: Il reste encore quelques ascenseurs comme celui qui est au cœur du livre. J’en connais un ou deux. Et j’ai surtout rencontré leurs liftiers. Personne ne les voit alors qu’ils voient tout.Leur uniforme les rend différents. Ils sont en quelque sorte stigmatisés. Or nous sommes tous porteurs d’une différence, de différences. De ce point de vue les sociétés sont paradoxales. Il suffit qu’on vous présente une cuisine venue d’ailleurs donc différente pour qu’on la déclare d’emblée mauvaise.

J’ai voulu ouvrir une fenêtre sur la différence sur toutes les différences. C’est pourquoi mon livre est choral.

Mag’Centre : Vaste sujet !

Marc Levy : C’est pourquoi la palette de mes personnages est vaste et variée. Elle montre les diverses perceptions sociales y compris dans un immeuble et met en scène les castes en Inde laquelle a pourtant mis en place une économie libérale. Le monde est plein de paradoxes.

Mag’Centre : Vous le faites en douceur. Pourquoi ?

Marc Levy : Parce que hurler ne sert à rien. Rien de fort ne se dit en criant. Pour se faire entendre rien ne vaut la douceur et le partage. Partager est la chose la plus douce de la vie et le conte est une histoire qui peut se partager.

Mag’Centre: C’est pour faire partager que vous écrivez des livres ?

Marc Levy:Le travail d’écriture relève de l’artisanat et l’on se doit de fignoler chaque œuvre. Quand on a la chance comme d’avoir une tribune, d’être traduit en 49 langues, on se doit de dire ce que l’on pense et de le dire de façon généreuse.

Recueilli par F.C.

https://www.marclevy.info/

 

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