L’ancien patron du département du Loiret au tribunal: du grand déballage en perspective

Thierry-Yves Lidolff, l’ancien DGS (Directeur Général des Services) du Conseil général du Loiret de 1995 à 2012, sera jugé jeudi en correctionnelle pour “harcèlement moral” vis-à-vis de deux anciens cadres. Selon des sources bien informées, ce procès devrait être l’occasion d’un grand déballage sur les pratiques de l’époque au sein des services du département. Deux plaignants, Pierre-Antoine Ragueneau et Gorges Dubrez, deux des “victimes” présumées du DGS seront présents à l’audiences et témoigneront. On parle même “d’invité surprise”…

Thierry-Yves Lidolff, à droite avec Eric Doliigé. @France3.

Les deux DGA (adjoints) avaient porté plainte contre le comportement autoritaire pour ne pas dire plus de Thierry-Yves Lidolff accusé de “harcèlement moral” et même surnommé “Adolf” par son entourage professionnel à Nice, son précédent poste. Les plaintes de deux anciens directeurs adjoints du Loiret Georges Dubrez, et Pierre-Antoine Ragueneau ce dernier chargé de la communication et qui traduisaient le ras le bol de tout le personnel du département, avaient abouti à une mise en examen de leur directeur.

Longtemps soutenu par l’ancien président du conseil départemental Eric Doligé, patron l’UMP puis de LR sur le Loiret, Thierry-Yves Lidolf  qui menait grand train à Orléans, avait été exfiltré vers les Hauts-de-Seine où il s’était ensuite illustré pour avoir luxueusement meublé son bureau sur les deniers du département avant d’être “viré” par Patrick Devedjian, le président.

 

Commentaires

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  1. Le parcours revendiqué sur sa fiche LinkedIn est notamment marqué par cette petite phrase !
    “analyses et propositions d’actions d’économies structurelles”. Quand on sait que ce qui l’a fait “tomber” c’est 90.000 € de dépenses pour “moderniser” son bureau de Directeur général des services des Hauts-de-Seine !

  2. C’est long. Mais la justice finit toujours par passer. Tout doit se payer un jour ou l’autre. Dans le privé comme dans le public, le harcèlement qui brise les gens ne doit pas rester impuni.

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