Tours : Christophe Bouchet, pile, et face

Installé dans le fauteuil de maire de Tours depuis octobre 2017, Christophe Bouchet bouscule les codes établis, ceux d’une ville que l’on dit régulièrement léthargique. Avec une communication à la fois poussée mais contrôlée, le maire de Tours a d’abord surpris son monde et pris de court une partie de l’opposition… Oui mais la communication ne faisant pas tout, le maire de Tours peine aujourd’hui à convaincre face au manque de projets et de solutions concrètes proposés.

Christophe Bouchet, maire de Tours.

« Communication hasardeuse », « vous nous avez baladés », les mots de l’opposition à l’encontre de Christophe Bouchet sur le haut de la rue Nationale lors du Conseil Municipal du 4 juin, n’étaient pas des plus tendres. Même chez les élus d’opposition, d’ordinaire plutôt « Bouchet compatibles » comme Pierre Commandeur, l’agacement se faisait sentir.

Huit mois après son arrivée à la tête de la ville, Christophe Bouchet a remanié les codes. Souhaitant imposer une certaine vision des choses le maire de Tours n’a pas peur de bousculer l’ordre établi et l’a fait savoir rapidement sitôt son élection acquise. Autour de lui, une équipe a été constituée au sein du cabinet et au service communication. Si le maire de Tours avait laissé entrevoir une communication plus ouverte et transparente au départ, ce dernier gère finalement sa communication avec contrôle et maitrise.

Côté pile, le maire de Tours se montre effectivement abordable, plus ouvert, répond facilement aux questions, en revanche côté face, on se rend compte au final que la communication est verrouillée et que ce dernier distribue les informations au compte goutte quand il l’estime nécessaire. Au sein de l’opposition, si certains ont pu ainsi saluer un climat plus apaisé, reconnaissent qu’il est facile de discuter avec Christophe Bouchet, ils notent en revanche aujourd’hui que derrière une sympathie apparente, le maire de Tours se révèle fin stratège.

Une politique marketing ?

Christophe Bouchet n’est pas du sérail politique classique, l’homme s’est construit en dehors des canons habituels de la politique et applique aujourd’hui des méthodes issues du privé, du milieu du marketing et de la communication d’où il vient.

Et le maire de Tours souhaite aller vite, sachant très bien que le temps joue contre lui à moins de deux ans des prochaines municipales pour lesquelles il s’est déclaré candidat. Il a ainsi attaqué d’emblée un autre chantier toujours dans cette logique de contrôle : la remise en cause de l’ordre établi dans le fonctionnement de la ville mais aussi dans les sociétés satellites qui y sont liées (citons pèle-mêle Tours Événements, Cité de la Gastronomie, SET, … ).

Concernant les projets, là aussi, Christophe Bouchet a bousculé les choses, remettant en cause ceux existants (Arena, patinoire, haut de la rue Nationale…). Une politique communicative qui a son revers également, avec parfois l’impression de rétro-pédalage et l’instauration de zones de flou comme sur le haut de la rue Nationale, « projet repris à la racine » puis « intégré dans un périmètre élargi » pour au final être toujours à l’agonie.

Mais Christophe Bouchet maintient le cap pour le moment, affirmant développer une vision pour la ville autour de deux axes : la proximité et le fameux rayonnement devant faire grandir Tours sur la carte de France des villes importantes. Reste néanmoins à concrétiser tout cela réellement derrière les effets d’annonces…

Mathieu Giua

Commentaires

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  1. A trop vouloir rayonner, on se brûle et on perd ses mandat répond Orléans à Tours.

  2. on aurait aimé plus de précisions sur ses visions et les changements…..qu’est-ce qu’il fait pour tant bousculer ? les codes, ça ne suffit pas ! et comment le fait-il alors ?
    Il n’y a rien de vraiment intéressant dans cet article….
    dommage

  3. Un enfumeur de première…
    quand on voit comment il a justifié l’annulation de la nouvelle patinoire : “trop cher pour 500 places”.
    Sauf que la question, c’était surtout une 2eme glace permettant la cohabitation compétition/public et un équipement un minium moderne pour avoir un accueil du public décent (que se soit en tribune ou en patinage).
    Mais on sait parfaitement que tout l’argent de la ville va aller au TFC…

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