Bourges : santé et transport au cœur des problèmes des territoires

Bourges constituait, cette semaine, la quatrième étape des réunions du bureau exécutif du Conseil régional. Une manière de faire le point in situe sur la mise en œuvre des politiques régionales et des actions et les projets pour le département berrichon. Ce fut aussi l’occasion pour les élus de la région de monter au créneau dans le dossier de la crise des services de santé sur ce territoire à forte ruralité.

Bureau exécutif de la région centre-Val de Loire était décentralisé à Bourges, cette semaine.

C’est à l’Espace Région, dans les locaux tout neufs du cours Avaricum à Bourges que s’est tenue cette réunion départemental du bureau exécutif de la région centre délocalisée. Depuis le début de l’année, et l’application de la loi Notre, ce mode de fonctionnement au niveau des départements a été mis en place. Une délocalisation semble-t-il voulue et totalement assumée selon le président François Bonneau qui a affirmé « vouloir donner un signe fort de l’implication de la Région dans ses territoires. Les politiques régionales sont celles votées à Orléans mais leurs déclinaisons se font dans la proximité. C’est une nécessité pour rester dans la notion d’efficacité de l’action publique ». Pour le président de la région, ce type de réunion montre la volonté d’être présent sur le terrain et d’assurer que « notre région est pionnière dans ce domaine ! ».

La remise en question de l’accès aux soins

Marche blanche du 2 juin à Bourges.

Les sujets récurrents ont été évoqués comme le développement économique et social, les CapAsso – la région Centre-Val de Loire est la seule a utiliser ce type d’action pour répondre aux besoins en emplois des clubs et associations – la formation, et sa mise en action sur les territoires même. Cette réunion de type hebdomadaire a aussi permis de mettre en avant les particularités du Cher en ce qui concerne la présence, ou plus justement les manques, dans le domaine médical, ainsi que les carences accentuées depuis plusieurs semaines dans les divers services des urgences, à l’échelon départemental et plus particulièrement à Bourges notamment. À ce sujet, la cheffe des urgences berruyères, a appelé à l’aide, en milieu de semaine, les médecins généralistes du département. Une demande ponctuelle qui n’a pas eu l’air de plaire outre mesure à la direction du centre hospitalier. La dernière marche blanche, dans les rues berruyères avait réuni plus de 1200 personnes, élus écharpes en bandoulières mêlés aux blouses blanches des personnels des services de santé très mobilisés.

« Après Châteaudun, l’annonce de la fermeture de la maternité du Blanc qui a été faite mardi, la troisième sur la sellette c’est celle de Vierzon… », a lancé Philippe Fournié, le Vierzonnais en indiquant que sur le site vierzonnais, aura lieu un rassemblement le 16 juin prochain. Et de poser la question de savoir si l’état répondait bien aux problématiques du moment et des années à venir. « Les solutions apportées ne sont pas au niveau des besoins du Cher. L’État doit prendre ses responsabilités. L’accès aux soins est un droit fondamental, tout comme l’éducation », a déclaré l’élu du Cher qui a œuvré à la santé lors du précédent mandat et a rappelé que la région avait, à l’unanimité, rejeté le plan régional de santé 2018-2022 proposé par l’Agence Régionale de Santé. Un avis certes consultatif qui indique parfaitement la rupture existante entre les attentes des représentants de la région et l’administration de la santé.

Remi passera à la « billetique embarquée » à la rentrée

Rémi reste gratuit mais devient numérisé.

C’est cependant en tant que vice-président chargé des transports que Philippe Fournié a expliqué la mise en place d’un nouveau système de « billetique » pour les transports scolaires, sur cinq des six départements de la région. À la prochaine rentrée, près de 115.000 élèves sur toute la région, près de 17.000 dans le Cher, qui sont transportés chaque jour vers leur établissement devront badger à l’entrée du bus. Une carte leur sera attribuée nominativement et les données récoltées seront utilisées pour diverses réflexions. Outre son utilité quant au suivi des élèves, la carte permettra de savoir si un enfant est bel et bien dans le bus qui doit être le sien, si le nombre d’utilisateurs correspond au formatage initiale de la ligne. Des ajustements peuvent ainsi être apportés dans le déploiement des services de transport, tant dans le volume de circulation que sur les distances. Une optimisation et des modifications qui peuvent, par ailleurs, permettre des économies sensibles. En cas de panne, d’incident, de retard, parents et enseignants pourront connaître en temps réel les tenants et aboutissants.

Comme l’an passé le service est gratuit hormis les frais de dossier (25 € pour un élève, 50 € pour 2 et plus). Une procédure d’inscription simplifiée est par ailleurs accessible, par Internet, sur le site www.remi-centrevaldeloire.fr.

Fabrice Simoès

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