Mazij, un doux mélange Jazz à l’Evéché

Mercredi 20 juin, après la folie et l’énergie déployées par Electro Deluxe, il fallait bien la douceur et la profondeur du groupe Mazij pour permettre aux spectateurs de s’apaiser et de s’enfoncer dans les méandres d’un jazz tout en improvisation.

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Jouer après Electro Deluxe, qui a mis le feu au jardin de l’Evêché hier soir, c’était tout de même un sacré challenge. Et c’est le groupe Mazij, qui veut dire « mélange » en arabe, qui s’y est attelé, à 23h sur la (trop) petite scène de la caravane. Derrière ce nom mystérieux, se cache un groupe composé de quatre musiciens et surtout d’une chanteuse pas si mystérieuse que cela : Georgia Hadjab.

Reconnue au niveau local, Georgia Hadjab (d’origine franco-algérienne) avait déjà marqué les esprits grâce à sa collaboration avec le musicien guitariste Serge Fourneret. Ensemble, ils ont monté un premier groupe « A kind of color », qui fait des reprises soul, africaine et latine ; puis ils en ont créé un second, « Zinnya », qu’ils veulent plus naturel et proche de la musique d’Amérique latine. Le groupe remplit les salles et s’invite dans plusieurs festivals, avec leur premier album « Spontanéité » . Guitare sèche, voix chaude, les deux compères s’étaient bien trouvés.

Nouveau groupe, nouveau style

Avec Mazij, c’est une toute nouvelle aventure que commence Georgia Hadjab. Avec tout d’abord beaucoup plus d’instruments : un piano (Baptiste Dubreuil), un saxophone (Nicolas Burgevin), une basse (Thibaut Lurton) et enfin une batterie (Samuel Hautbois). Mais surtout avec un tout nouveau style de musique, le Jazz Fusion, où l’improvisation est reine.

Hier soir, il s’agissait de leur deuxième scène seulement à tous les cinq. Un show tout neuf pour des spectateurs amateurs de jazz. Pour cela, Mazij a voulu rendre hommage à la chanteuse Joni Mitchell. Si elle s’était au départ illustrée dans la folk, Joni Mitchell s’était par la suite tournée vers le jazz en travaillant avec les plus grands, tels que Herbie Hancock et Pat Metheny. Un répertoire dans la pure tradition du jazz donc, intimiste et profond.

En cette fin de soirée, le mariage entre la voix de Georgia Hadjab et les improvisations piano-saxophone a permis au public, assis dans l’herbe ou allongé sur les transats, de s’apaiser et de se laisser bercer par la mélodie. Alors certes, il y a eu quelques couacs au niveau du son au départ, mais ce set augure le début d’un groupe prometteur et d’une belle aventure musicale. Mazij, un mélange jazz tout en douceur.

Valentine Martin

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