Orléans fête l’arrivée de l’été en musique

La mairie d’Orléans avait décidé de se passer d’électricité pour cette nouvelle édition de la fête de la musique. Pas un problème pour les groupes, dont les sonos étaient bien de sortie, transformant une nouvelle fois les rues orléanaises en scène géante.

Il paraît normal d’avoir des sentiments contradictoires à l’évocation de la fête de la musique. Chaque année, c’est le même refrain : celui de New York avec toi, de Smoke on the water ou de Let it be, joué avec la conviction d’un chanteur de karaoké et sur des balances égalisées à la scie sauteuse. Sans oublier le gars qui, devant son magasin, envoie flegmatique sa playlist depuis sa gigantesque enceinte.

Par ailleurs, cette année, la mairie avait décidé de ne pas fournir l’électricité aux groupes. Cela ne les a pas empêchés de s’équiper de sono et autres instruments électriques, grâce aux bons vouloirs des commerçants. Beaucoup de musiciens n’étaient pas au courant de cette mesure. L’édition 2018 n’est finalement pas si différente des précédentes.

Et chaque année, on déambule dans les rues à la recherche de quelques pépites qui nous feront frétiller, chanter, danser ; avant de finir serré-e en terrasse entre une pinte de bière et une assiette de fromages – ou pour les plus jeunes (et moins fortunés), posés en bord de Loire avec une 4 fromages de chez Domino’s Pizza. Du coup, on se promet qu’on nous y reprendra pas l’année prochaine… avant de nous y retrouver l’année suivante.

Bon, on est méchant. En vrai il y avait des choses bien cette année à Orléans pour la fête de la musique. Du rap inspiré par ici, des reprises nostalgiques de rock par là, des fanfares pour l’ambiance. On notera la programmation punk au 108, situé rue de Bourgogne, et le groupe Dellorto : ça carbure, ça sent la Kro et la 1664, c’est du punk à l’ancienne comme on aime.

Autre style, autre ambiance, avec Ziriguidum. L’école de samba et de batucada défilait de Place de Loire jusqu’au quai sur le rythme de percussions brésiliennes. C’est festif, effréné, et on en ressort avec la banane.

Toujours dans les percussions, mais un peu plus rudimentaire, les Harley’s Bidons… qui font de la musique sur des bidons métalliques. Cela peut paraître bidon, mais ça en envoie à faire vibrer les rotules.

Des rotules qui pouvaient aussi danser en cette soirée. Notamment sur le parvis de la cathédrale, où l’association de danse Fiva Rock & Cie était de la fête pour faire bouger les passants sur des chansons rock ou salsa. Mais aussi, sur la place du Martroi, dans une ambiance cette fois-ci hip-hop, avec des démonstrations de street-dance.

Car finalement, c’est aussi ça la fête de la musique : un mélange des styles pour un mélange des genres ; jeunes et vieux, petits et grands, vestes en cuir et hoodies, talons aiguilles et bottes crantées, pro et amateurs. La rue qui s’exprime en musique. Tout ce monde réuni pour profiter du solstice d’été. C’est aussi pour ça qu’on aime cette soirée, qu’importe finalement la qualité des représentations.

NPVS

La soirée en images

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