Orléans : les AG de quartiers tirent leur bilan

Du 11 juin au 5 juillet se sont déroulées six assemblées générales de quartiers à Orléans. Elles ont rassemblé en moyenne 277 personnes par réunion. Si elles démarrent souvent dans un climat de tension, elles s’apaisent à mesure que les explications sont données, sur le fond et sur le contexte.

« Les gens ont besoin de savoir que la ville fait des choix et qu’ils ne sont pas fait sans les gens eux-mêmes ». Olivier Carré et les six délégués adjoints des comités de quartiers ont tenu une réunion bilan des six AG de quartiers qui se sont déroulées entre le 11 juin et le 5 juillet (lire ici). Tout y passe : problèmes de voieries, d’urbanisme, de propreté, d’incivilité, de sécurité (rares), mais surtout de manque de médecins et, dans le quartier Est, les compteurs Linki. Sur ces deux derniers sujets, la mairie d’Orléans n’a pas vraiment compétence en la matière, même si la démographie médicale a tendance à le devenir, tant le problème échauffe sérieusement les Orléanais et pas qu’eux si on se balade un peu dans le reste de la métropole.

130 rues refaites

« Sauf à la Source et seulement pour évoquer des problèmes d’enfants qui grimpent sur des toits, il n’a pas été question de sécurité », remarque le maire d’Orléans Olivier Carré, « alors qu’il y a encore peu de temps on ne parlait que de ça dans toutes les AG ». Ce qui revient le plus souvent, sans surprise : « les problèmes d’incivilités, les comportements agaçants et pas normaux, comme ceux des hommes envers les femmes dans la rue, ou les dépôts sauvages de poubelles ». Sur ce point, Aude de Quatrebarbe, adjointe quartiers-proximité signe chaque semaine un nombre conséquent de « PV » preuves à l’appui : « Un agent assermenté ouvre les poubelles pour y trouver une trace de l’adresse. Ensuite on peut identifier d’où elle vient et mettre une amende, en fonction du poids des ordures déposées, ce qui peut rapidement chiffrer et être dissuasif » explique-t-elle.

Les gros projets urbanistiques dont on parle régulièrement ne sont pas oubliés (Carmes-Madeleine ; CoMet ; le centre aqualudique à la place de la prison ; l’Argonaute ; etc) : « il y a même une attente forte, souvent les gens demandent quand est-ce que ça démarre ? Il y a sur ces sujets-là beaucoup plus de questions qu’avant » remarque le maire et les conseillers de quartiers.

Si la fameuse phrase « il n’y en a que pour le centre-ville », ne s’entend plus ou presque, une des plus importantes préoccupations des citoyens demeure l’état de la voirie, souvent dégradée. « A la fin du mandat », estime Olivier Carré, « 85 % des chantiers de voiries seront réalisés, ce qui représente 130 rues refaites ». Des travaux de voiries diversement appréciés par les riverains une fois qu’ils ont commencé, comme ceux de la rue d’Escures actuellement, chacun trouvant que s’ils sont nécessaires, les travaux sont toujours trop longs, trop salissant et trop bruyants…

Pas de questions non plus sur les prochaines échéances électorales, « pas le lieu » précise le maire. Il sera toujours temps d’y revenir, dès l’année prochaine sans aucun doute.

F.Sabourin

Commentaires

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  1. Un sujet oublié dans votre article, source d’un danger important en terme de santé publique, les très nombreux projets d’implantation d’antenne relais de téléphonie mobile. En particulier sur le parc de logements sociaux.

  2. Le titre de l’article devrait plutôt être “La Mairie tire le bilan…” puisque votre attaché de presse ne semble pas avoir beaucoup fréquenté ces AG de quartier !

  3. La mairie refuse de parler sécurité dès que l’on ouvre la bouche, alors les AG de quartiers c’est du blabla !
    Auteur, compositeur, producteur, éditeur = équipe municipale, quoique le citoyen dise, pfff !
    J’ai parlé sécurité à ma “pleureuse” de quartier, rien à foutre. C’était bien mieux à l’époque de Serge Grouard Maire !

  4. A La Source, on a surtout noté la faible représentativité du public présent : quasiment 100 % de personnes du secteur pavillonnaire qui représente à peine le 1/3 de la,population et plus de 70 ans de moyenne d’age ( là encore près de 100 % de retraités ) dans un quartier pourtant très jeune.
    Chacun parlant de son petit bout de rue, de trottoir, de haie….bien loin des vrais problèmes du quartier.

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