Moulins, une perle sur l’Allier

Quand on vient de Bourges, de Vierzon ou d’Orléans après avoir traversé la somptueuse forêt du Tronçay, Moulins apparaît. Depuis des millénaires la capitale du Bourbonnais campe fièrement sur la rive droite de sa rivière dans un paysage vallonné ourlé de bois. L’Allier, aussi sauvage que la Loire dont il est l’affluent l’a longtemps fait vivre au rythme d’ un port commerçant où transitaient des marchandises venues d’Italie, de Suisse et de Lyon pour être livrées à Paris via Orléans .


En 1276 Robert de Clermont, l’un des fils cadets du roi de France Saint-Louis épouse Béatrix de Bourbon. Comme le veut la tradition il faut doter les fils de roi d’un apanage qui leur donne des revenus tout en maintenant leurs territoires dans la mouvance royale. Pour Robert et Béatrix c’est le Bourbonnais érigé en duché ce qui donne à sa capitale, Moulins, un véritable essor. Le duc y a un magnifique château, son administration et ses proches se construisent de beaux hôtels dont la ville s’enorgueillit encore. Au XVe siècle, sous le magistère de Pierre II de Beaujeu, duc de Bourbon et de son épouse Anne, fille de Louis XI, Moulins connait un développement culturel et artistique très important. Les Beaujeu s’entourent d’une cour brillante et attirent les artistes, peintres et architectes dont on peut toujours admirer les œuvres.

Mais Moulins ne se contente pas d’être fière de son passé. Avec infiniment de talent, elle conjugue passé, présent et avenir ce qui lui confère une douceur de vivre auquel aucun visiteur n’échappe. Naguère, avant que l’autoroute ne les en détourne, tous ceux qui partaient vers le sud en suivant la fameuse Nationale 7, s’en faisaient l’écho. Moulins est bien plus qu’une ville étape, elle mérite un séjour.

Ville d’art et d’histoire

Classée « Ville d’art et d’histoire », Moulins, ville commerçante aux belles enseignes, offre un centre-ville où il fait bon déambuler. Chaque rue propose des merveilles mais citons les principaux monuments. Les hauts clochers de sa cathédrale et le dôme de cuivre du beffroi au sommet duquel teinte un Jacquemart tous les quarts d’heure, la tour de l’horloge du pensionnat Saint -Gilles, le clocher gothique flamboyant de l’église Saint-Pierre mêlent les styles et les époques sans jamais se heurter. Il faut également considérer la tour de « la Mal-coiffée », vestige de l’ancien château médiéval. Ce surnom lui vient du duc Louis II de Bourbon qui la regardant se serait exclamé « c’est une belle tour mais elle est mal-coiffée ».

Ville riche en musées

Musée Anne de Beaujeu :
Premier bâtiment édifié en France de style Renaissance, il contient entre autres de remarquables collections de sculptures bourbonaises, de peintures allemandes et flamandes du Moyen-Age et de la Renaissance, des objets en terre-cuite de l’Allier.

Musée de la visitation : collections de textiles uniques par leur fraîcheur et leur diversité, d’orfèvrerie civile et religieuse et d ‘objets d’art de dévotion de 1550 à nos jours

 

Deux centres nationaux uniques en France

Musée de l’illustration jeunesse : Ouvert depuis octobre 2005, il a pour mission de constituer une collection d’œuvres originales représentatives de l’histoire de l’illustration du livre jeunesse du 19ème siècle à nos jours.

A travers un parcours ludique interactif et gratuite il invite le visiteur à découvrir l’histoire de l’illustration, les techniques de création, les artistes et les images qui ont marqué de nombreuses générations d’enfants devenus parents et qui ont fini par s’inscrire dans la mémoire collective.

Moulins Centre national du Costume de Scène

Centre national du costume de scène : Dans cette ancienne caserne reconvertie en salle d’exposition, les contes et légendes en prennent à leur aise, ils chatoient, ils s’habillent, ils prennent de l’étoffe. Ils sont tous là de Blanche-Neige à Cendrillon en passant par Alice Hansel et Gretel, le petit prince et le prince de Motordu. Chacun à son histoire et sa vitrine. La comédie française, l’Opéra national de Paris et la bibliothèque nationale ont entreposés là leurs costumes. Aux yeux du visiteur s’offre la plus belle collection de costumes de scène que l’on puisse imaginer. Quelques 10 000 sont rassemblées , y compris depuis 2013 « la collection Noureev » avec son univers particulier et ses objets de danseur mythique

De plus jusqu’à la fin de cet été (16 septembre) l’exposition «  Contes de fées » montre à travers plus de 150 costumes comment les costumiers ont interprété les personnages d’une quinzaine de contes, avec quelle esthétique, quels ornements, quels textiles et quelles teintesils ont donné de l’étoffe à notre imagination. .

Maison Mantin

Moulins Maison Mantin

Stupéfiant ! Voilà qu’un très riche rentier, Louis Mantin, a légué à la ville sa maison construite entre 1893 et 1897 sur une partie des ruines du palais des Bourbons « de façon à montrer aux visiteurs dans cent ans l’habitation d’un bourgeois du XIXème siècle ». Cent ans après la visite vaut le détour. Monsieur Mantin s’éclairait à l’électricité, possédait une salle de bain ultra moderne, des toilettes qui laissent rêveur, son cabinet de curiosité et un mobilier des plus confortable qui témoigne d’un home de goût et d’un art de vivre

Le Grand Café

Le Grand Café

C’est à Moulins que Gabrielle Chanel devient Coco, plus exactement au Grand café où elle s’essayait à la chanson. Le Grand café, où l’on peut toujours se restaurer dans un cadre éblouissant. Ouvert en de 1899, de style « beaux Arts 1900 », il est considéré à l’heure actuelle comme l’une des dix plus belles brasseries de France d’époque 1900. Sa devanture de boiseries, ses murs habillés de miroirs dont les reliefs combinés déploient l’espace à l’infini, son baromètre et sa pendule sont formidablement conservés.. Au fond de la salle, le balcon orné accueillait l’orchestre.

Gastronomie

De nombreux restaurants proposent une cuisine traditionnelle de qualité avec des spécialités régionales
Pompe aux grattons pompe, brioche « salée » incorporant les « grattons » issus de la cuisson des viandes de porc, disponible en charcuterie ;
Pompe à la tartouffe » ou pâté aux pommes de terre, plat traditionnel du vendredi, tourte feuilletée garnie de fines tranches de pommes de terre et de crème fraîche délicatement persillée ; l’usage veut que la crème y soit introduite par un petit orifice percé au centre de son « couvercle » de pâte feuilletée ;

Viandes de bœuf charolais et vins régionaux, comme le Saint-Pourçain

Pêche et nature et canoë

Deux réserves naturelles, une rivière poissonneuse et de nombreux plans d’eau ombragés, des sentiers équipés de panneaux pédagogiques permettent de découvrir l’univers passionnant des oiseaux, de la nature environnante et des plaisirs qu’elle procure. Promenades à la portée de tous et pour tous les goûts

F.C.

Office de Tourisme de Moulins et de sa région

11, rue François Péron – BP 641
03006MoulinsCedex

Tél. +33 (0)4 70 44 14 14

Commentaires

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  1. Bon article, auquel il manque une référence à l’excellente librairie Devaux, 26 rue François Péron à Moulins, temple des ouvrages rares et du régionalisme.
    Pour les produits régionaux, il manque la brioche aux pralines, dont la meilleure se déguste à Cosne-d’Allier au Pain Gourmand, rue de la République. Pour la pompe aux grattons et la Malcoiffée, on ira de Moulins jusqu’à Yzeure
    et on s’arrêtera au passage pour le pâté aux tartouffes chez Claude Gery 19 bis Rue de la République (il vaut mieux commander) et on se garera tout près de chez Thierry Traiteur 3 rue Bergeron Vebret. Si vous n’aimez pas le vin, offrez-vous une bouteille d’eau de Châteldon, l’eau des rois, la reine des eaux. Pour la viande de Charolais, le mieux est d’aller directement à la coopérative Sica Bocage Bourbonnais, rue du Pied de Fourche à Bourbon-l’Archambault ou au restaurant “Les Bourbons” 6 place de l’Hôtel de ville. Je n’ai jamais mangé ailleurs une viande aussi tendre et persillée, préparée par un chef d’origine hollandaise. Réservation conseillée.
    Bonne visite aux petits pays de mes ancêtres et aux 400 châteaux, dont une partie se visitent.

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