Le département du Loiret ne paiera plus pour la défense de son ancien directeur général

Depuis 2011, date du début de la procédure contre Thierry-Yves Lidolff, l’ancien DGS (Directeur Général des Services), le département du Loiret, c’est-à-dire le contribuable, avait déboursé 220 000€ pour assurer sa défense. C’est fini.

Thierry-Yves Lidolff au tribunal avec son avocat et à sa gauche Eric Doligé.

Vendredi matin la Commission permanente du Département a mis fin a cette “générosité” dénoncée vigoureusement par des élus et des contribuables. Cette “protection fonctionnelle”, automatique selon les textes pour certains personnels exposés, avait donné lieu à un vote de la commission permanente de l’époque en 2011, pour l’accorder à un DGS comme Thierry-Yves Lidolff, à l’initiative d’Eric Doligé qui n’a jamais lâché son DGS. Celui-ci a été condamné jeudi pour harcèlement moral contre deux de ses directeurs généraux.

Pauline Martin, première vice-présidente qui n’était pas au conseil général à l’époque se félicite de cette décision de vendredi et commente, “le département avait été correct dans l’application de cette protection, d’autant que la loi s’est durcie depuis”. Concrètement cela veut dire que si Thierry-Yves Lidolff interjette appel du jugement prononcé jeudi par le tribunal de grande instance d’Orléans, il devra payer de sa poche les frais d’avocat et de procédure, le conseil départemental ne déboursera plus un centime pour sa défense. L’absence de l’ancien DGS et de son avocat Christian Curtil, lors du prononcé du jugement jeudi au tribunal (un an de prison avec sursis), plaide plutôt pour une acceptation de la condamnation.

Ch.B

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

  1. très sage décision qui ont amené des conseillers départementaux (dont certains néanmoins présents en 2011 et qui n’ont pas bougé jusqu’à aujourd’hui !) à stopper cette dépense .
    Bravo ! on attend la suite .
    Et surtout la prochaine commission permanente qui exigera le remboursement par le DGS des sommes folles dépensées sur le dos du contribuable (pour rappel 200 000 €).
    Cela éviterait au CD de se traîner cette histoire pendant encore des années .
    On ne lâchera rien
    On attend également des sanctions ( sans l’envoyer à Cayenne) vis à vis de cet administrateur territorial (promu par Eric Doligé) par ailleurs DRH en 2011 et qui s’est prêté (à en croire le condamné provisoire ) au jeu infâme de ces évaluations atterrantes des deux DGA évaluations fustigées par le tribunal ..
    par exemple une exfiltration à la médiathèque départementale serait bienvenue et lui permettrait de ne plus croiser les agents du Conseil Départemental dans les couloirs en regardant le bout de ses chaussures (malgré les cailloux dedans) et lui donnerait l’occasion de retrouver une de ses pairs ! N’est il pas ?

  2. Ceux qui ne veulent plus payer pour l’ancien DGS et qui sont aux manettes maintenant au Conseil départemental, étaient d’une grande discrétion quand le sieur LIDOFF sévissait et menait la vie dure au personnel. Seul Michel GUERIN était monté au créneau, sous les sifflets de la droite. Y compris de cette droite qui gouverne le Conseil départemental actuellement. Hypocrisie quand tu nous tiens !

    Michel RICOUD

  3. 220 000€ !! Cette défense aura coûté « un pognon dingue » comme dirait un certain Président. On se demande même comment il est possible d’arriver à une somme pareille ? Il serait intéressant de pouvoir consulter le détail des factures…

  4. ça lui coûterait moins cher de payer l’amende que de s’offrir un avocat…

  5. Quelle gabegie ! Sachant que le salaire net mensuel d’une personne au smic est de 1150€, cette somme faramineuse de 220 000€ représente donc 16 ans de salaire pour un smicard !!!! Et après tous ces élus osent venir nous donner des leçons ! Mais dans quel monde vit-on ?

    Et on attend toujours un début d’excuse de l’institution à l’endroit des deux DGA reconnus victimes par la justice. Car ce sont bien ces mêmes élus à la mémoire courte avec leur président de l’époque qui ont soutenu le DGS harceleur désigné coupable.

  6. Encore heureux !
    Maintenant, cet individu doit rembourser les sommes dépensées pour lui.
    D’ailleurs je ne comprends pas cet avantage démesuré, dans le privé c’est une autre chanson !
    Venant de ce milieu, j’en ai vu des cadres (H/F) et pas des moindres, un DRH entre autre “heureux souvenir personnel”, qui ont carrément été virés !
    Qu’est-ce qu’il fiche encore dans les sphères de l’administration territoriale ?

  7. J’ai beau être âgé, je reste un grand naïf.
    Qu’une structure comme le CG, devenu CD, prévoie des moyens, y compris financiers, pour protéger ses membres d’agressions extérieures, rien de plus normal. Mais, dans le cas présent (si j’ai bien compris, car je n’ai pas suivi tous les épisodes), il s’agirait de sommes (disproportionnées) dépensées pour régler un différend entre membres de la même structure. Qui peut m’expliquer ?

  8. Certains élus de l’epoque, et encore élus aujourd’hui n’etaient pas si discrets que cela, comme messieurs Gabelle et Breffy, de la majorité comme de l’opposition et qui ont fait leurs, les arguments de messieurs Doligé et Lidolff, en les aidant dans leur tentative de rétablir un semblant de dialogue avec les organisations syndicales au pire moment de la crise au printemps 2011. Un conseil, se laisser pousser la barbe , ce qui évite d’avoir à se regarder dans une glace !

Les commentaires pour cet article sont clos.