Affaire Benalla: quand le Sénat tacle l’Assemblée sur les commissions d’enquête

Parole de sénateur, en l’occurence co-rapporteur de la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla: “une commission d’enquête parlementaire n’est pas, ne doit pas être un lieu d’un combat politique ou de conflits politiques – comme ce fut le cas à l’Assemblée Nationale, ce que je déplore”.
 

Le co-rapporteur de la commission avec Alexis Kholer le secrétaire général de l’Elyséee.


Clairement Jean-Pierre Sueur, le sénateur du Loiret, tient à démarquer les commissions d’enquête et montrer que celle du Sénat qui va durer six mois ne se traduit pas par le pugilat qui a eu lieu à l’Assemblée. Il poursuit, “d’abord, une commission d’enquête parlementaire n’est pas un tribunal. Elle ne juge personne. Et elle ne prononce pas de sanction. Et d’ailleurs, elle ne peut pas traiter des faits dont la justice a été saisie ou s’est saisie.”
A la différence de l’Assemblée Nationale où la commission est présidée par une députée de la majorité macroniste fidèle au gouvernent, celle du Sénat est composé de trois membres des oppositions, en l’occurrence, Muriel Jourda (Les Républicains – Morbihan), co-rapporteur et  par Philippe Bas (LR-Manche), président et Jean-Pierre Sueur (PS).
Pour le nénateur du Loiret, “les membres d’une commission d’enquête appartiennent à tous les groupes du Sénat – comme de l’Assemblée. Nous sommes deux co-rapporteurs, ma collègue Muriel Jourda et moi-même qui n’appartenons pas aux mêmes groupes politiques. Cependant, aux côtés du président, Philippe Bas, nous ne menons, les uns et les autres – avec mes collègues sénateurs qui interviennent et posent des questions lors de nos travaux – qu’un seul combat : le combat pour la vérité, pour mettre à jour les contradictions, les insuffisances, les dysfonctionnements – et pour y remédier. Chacun et chacune, à sa place, contribue à l’œuvre commune. C’est pourquoi nombre des rapports des commissions d’enquête du Sénat sont adoptés à l’unanimité, après un travail approfondi. Et en un mot, il s’agit de servir la République.”
 

Commentaires

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  1. Jean Pierre Sueur est pertinent dans ses questions et demande de se faire produire des pièces administratives indispensables à la poursuite et à la clarté des débats, les aura-t-il ? …
    Quand à la clarté des réponses données par les différents responsables hiérarchiques du dénommé Benalla, c’est un verbiage pompeux entrechoque de heu… et de silences qui donnent le temps de la construction d’une réponse amphigourique.

    • S’il faut donner dans le langage soutenu on pourrait aussi parler de “Phébus” de “galimatias” d’ “embrouillé” mais en aucun cas de trivial tant tout cela n’obéit pas au bon sens.
      Merci à Orante de nous permettre de revoir notre vocabulaire.
      A ce propos d’ailleurs ces commissions seront-elles efficaces et efficiente.

  2. Paroles de sage (s) ! Outre ce tacle parfaitement réussi l’Assemblée nationale mérite un carton rouge tous députés confondus pour… simulation de commission d enquête.
    Un match totalement nul et à vite oublier. On s’ interroge sur le but recherché.

  3. CATONET se cantonne à M. Jean Pierre SUEUR mais M. Philippe BAS n’est pas mal non plus et Madame JOURDA pas moins.
    Les sénateurs en général sont plus posés, moins dans la bataille politique (oh la vilaine bataille) que les députés, ils ont une légitimité naturelle pour ce genre d’affaire, d’autant plus que celle-ci vient de l’Elysée.
    LaREM a une telle majorité à l’assemblée nationale qu’il ne pouvait pas y avoir une commission d’enquête saine et équilibrée. Ce parti ne sort pas renforcé, car on peut toujours critiquer les autres partis, LaREM a fait preuve d’une belle homogénéité pour saboter cette commission et la présidente de celle-ci, minable !
    “Le petit doigt sur la couture du pantalon” Monsieur le Président de la République, nous vous sommes soumis et à vos ordres, message de LaREM à leur PATRON et aux français.
    Pour une République exemplaire c’est gagné, on a tout de suite remarqué la différence, ce n’était pas la peine de faire “chier” M. FILLON pour en arriver là !
    Pour notre sécurité, une Bénélope moins dangereuse que Penalla !

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