“Voyage au bout de la vie”… et de la Casamance par Marie Lincourt

Après la Nouvelle-Calédonie, Marie Lincourt nous emmène au Sénégal. Dans chacun de ses livres, l’auteure inscrit  une part d’autobiographie. Du Lac Rose à la Casamance, le lecteur sent bien au détour d’un Tieb bou, d’un verre de Bissap, d’un poulet Yassa et dans les portraits d’une truculente Madame Samba ou du vieux Saliou, qu’il y a du vécu dans ces aventures sénégalaises.

 

 

Nous ne somme pas loin en aval de la décolonisation et la France envoyait alors dans son pré carré d’Afrique de l’ouest des “ambassadeurs” de la préfectorale avec mission d’épauler les nouveaux présidents. Tout en préservant les intérêts de la France. “Voyage au bout de la vie” conte les aventures de l’épouse de ce missi dominici, Irène, à l’heure où les indépendantistes revendiquent l’autonomie de la Casamance, ce merveilleux territoire nature du grand sud sénégalais séparé du reste du pays par la Gambie. Laquelle n’a jamais rien fait pour arranger les choses…

A Ziguinchor dans les années 2 000.

Irène et Pierre sont cernés par les dangers de toutes parts. “…Et puis tout à coup, ils furent là, à ses côtés, un foulard leur masquant le nez et la partie basse du visage, un poignard à la main. “Avant même qu’elle ait eu le temps de réaliser, les deux hommes s’étaient jetés sur elle, l’un la maîtrisant, l’autre lui pointant la lame sous la gorge… “. Au lieu de fuir, Irène tente de s’intégrer dans les coutumes et la tradition locale. Au contact des autochtones elles se découvre des talents artistique. Alors que Pierre réussit au nom du président Lépold Sédar Senghor à négocier un traité de paix avec les indépendantistes. Rebondissements, scènes palpitantes, histoires d’amour teintées de sensualité africaine, le roman de Marie Lincourt, tiré d’une histoire vraie, tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

C.T

 Ecrivain et journaliste Marie Lincourt (qui collabore à Magcentre dans la ru brique Escapades) a écrit une douzaine d’ouvrages dont “La petite fille dans le placard” (Lattes), “On est mieux chez nos vieux” (Lattes), “Surtout ne viens pas”, “La femme qui cherchait sa vie” (Edition du Panthéon). 

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