Balades vertes à Orléans: flânerie au jardin Hélène Cadou et au square Péguy

En juin 2016 la ville d’Orléans décida avec bonheur d’honorer la mémoire d’une grande Orléanaise d’adoption, poétesse qui fut notamment bibliothécaire et collaboratrice de Georges Bataille, et de désormais nommer Jardin Hélène Cadou (1922-2014), l’ancien parc de la Motte Sanguin.

Aujourd’hui, le gracieux espace, d’une superficie de 6000m2 surplombant la Loire et situé à quelques encablures de la capitainerie du port, espace auquel on accède par le boulevard de la Motte Sanguin, le quai du Fort Alleaume et la rue la rue de Solférino, est un délicat lieu de promenade. 

Un cachet littéraire et patrimonial

Ici sont évoqués de cartels en cartels, les fondations de la Tour de l’étoile du mur d’enceinte du milieu du XVe siècle, la filature de coton de la fin du XVIIIe,  la tour aux canonnières du XVe, le Fort de la brebis du XVIe, ainsi que l’école d’artillerie du XIXe aujourd’hui totalement rénovée et près de laquelle se trouve une sculpture de Jean-Paul Moscovino. 

On aimera se promener dans ce jardin aux chaises et tables accueillantes, dans ce parc avec aire de jeux pour les petits,  et un bel agencement de buis au pied de la construction noble de l’ancienne manufacture en pierre de tuffeau.

En parcourant ce jardin Hélène Cadou, certains amoureux des lettres se souviendront que c’est en 1951,  à  la mort de René-Guy Cadou, son époux, que la poétesse fut accueillie dans la cité johannique, quai Saint-Laurent,  par son ami peintre et sculpteur  Roger Toulouse  (1918-1994) dont l’atelier se tenait  du reste à quelques centaines de mètres du jardin actuel.

Un rond-point historique

©JDB

Non loin du Jardin dédié à la femme de lettres, se trouve un autre lieu porteur de mémoire littéraire, à savoir le square Charles Péguy (1873-1914) situé sur le rond-point du faubourg Bourgogne. Cerné par les voies de circulation et d’un accès peu aisé, ce square comporte un bassin avec grands jeux d’eau et, surtout, le buste de l’écrivain sculpté par Niclausse en 1930, œuvre qui vient du reste d’être classée monument historique. Emouvant est ce buste car lors des bombardements de juin 1940, un éclat est venu frapper cette pièce à l’endroit exact où Péguy fut atteint le 5 septembre 1914.

Une nouvelle page d’histoire se tourne encore à quelque mètres de là . En effet, c’est au rez de chaussée d’une maison sise au 2,rue de Bourgogne, que Charles Péguy, de décembre 1895 à juillet 1896, commença d’écrire “Jeanne d’Arc”, drame en trois parties: “A Domrémy, Les Batailles, Rouen”.

JDB.

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