Balades vertes à Orléans: flânerie au jardin Jacques Boucher et au Parc Anjorrant

Dans ce quartier d’Orléans, au cœur de l’Îlot Saint-Paul, qui fut plus que gravement meurtri par les bombardements de 1940, se tient, donnant sur la place du Général de Gaulle et la rue des Cloches Saint Paul, à deux pas de la Caisse primaire d’assurance maladie, de la Poste et de la croisée des deux lignes de tramway, le jardin Jacques Boucher, inscrit dans les travaux d’après-guerre et restructuré en 2001.

Il porte le nom de cette personnalité historique que fut trésorier du duc d’Orléans  en 1425.  Agréable est ce jardin de 2000m2 offrant une pause bienvenue au cœur de l’agitation de la ville. Lieu doté de jeux pour les enfants, cet espace surplombé par la tour Saint-Paul, donne sur le dos de la Maison de Jeanne d’Arc. Il n’est pas non plus très loin du Centre Péguy, rue du Tabour.

L’élégant Pavillon Colas des Francs

A découvrir, notamment,  l’élégant édifice du XVIe siècle classé monument historique en 1889 qu’il recèle. Véronique Mignan, responsables des Archives municipales d’Orléans, lève le voile de verdure sur ce bâtiment ouvert à la visite qu’en d’exceptionnelles occasions patrimoniales : « Appartenant à François Colas, seigneur des Francs et bourgeois marchand d’Orléans, ce pavillon dépendait de son hôtel particulier entièrement détruit lors des bombardements de 1940. C’est en 1552 que François Colas fait entreprendre sa construction, donnant sur un jardin et relié au nord par une porte à son hôtel. Coiffé d’une toiture en pavillon, ce cabinet se compose d’un rez-de-chaussée surmonté d’un étage, destiné à conserver ses archives et son trésor. L’intérieur est richement décoré de feuilles d’acanthe surgissant d’oiseaux, d’oves et de figures qui rappellent une planche de dessin de l’architecte Jacques Androuet Du Cerceau présent à Orléans de 1546 à 1552 ».

Square du Cheval Rouge

C’est par un escalier de pierre que le jardin Jacques Boucher rejoint en contrebas, Place du Cheval rouge,  le square qui  coiffe le parking souterrain du Cheval Rouge inauguré en décembre 2013. Quelques bancs, des pelouses,  des arbrisseaux et des sculptures animalières l’animent. A noter qu’il s’étend aux pieds de  l’église Notre-Dame-des -Miracles parée d’une céramique, Vierge à l’enfant de Jeanne Champillou,  artiste à laquelle le prochain Salon des Artistes Orléanais rendra hommage en octobre prochain  à la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier.

Anjorrant, bois entre quai et faubourg

Plus à l’ouest du cœur de ville se tient, rue du Baron, le très feuillu parc Anjorrant. A la lecture de la « Ballade des herbes folles » municipale de 2016, on en sait plus sur ce lieu discret : « Appartenant à la Paroisse Saint-Laurent, ce parc accompagné d’une ancienne maison bourgeoise fut acheté par le maire et les échevins d’Orléans en 1586 afin d’y loger les malades épidémiques. Ainsi fut fondé le « Grand Sanitas », hospice qui donna son nom au quartier actuel.

“Au fil des siècles, le site se transforma en hôpital, en prison puis en fabrique de poterie. A la fin du XIXe siècle, le terrain est cédé à l’institut Anjorrant, congrégation religieuse fondée par mère Anjorrant en 1827 afin de venir en aide aux jeunes filles en détresse. »

Laissée à l’abandon, une partie du parc devient propriété de la Ville en 1998.

Ce bois d’une superficie de 7000 m2, entre quai de Loire et faubourg Madeleine, possède des allées en croix, un joli kiosque, des chemins de traverse sinueux et fournis de végétation naturelle.

En vérité, voici que s’offre ici une sereine partie de campagne avec,   à l’ombre,  des chants d’oiseaux ruisselant des feuillages des marronniers. Avis aux gourmands, le  long des grilles de la rue du Baron commencent à pointer le museau des mures encore vertes.

Impossible, de ne pas penser au charme de la poésie de Jacques Prévert, celui qui se plaisait à dire que « les arbres parlent arbres comme les enfants parlent enfant ».

Dans son ouvrage « Arbres », le poète évoquait aussi fort joliment
les hommes et les jardins curieux les uns des autres :

« C’est la fête de la terre
Au jardin des Hommes à Paris
les jeunes plantes grimpent le long des grilles pour les voir
C’est la fête de la terre
Un grand cèdre savant
apporte dans un chapeau de mousse
un petit homme
qui ne ressemble à personne ».

JDB.

Balades vertes à Orléans: flânerie au jardin Hélène Cadou et au square Péguy

 http://www.orleans-metropole.fr/636/les-principaux-parcs-et-jardins.htm

Commentaires

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  1. Bravo Jean Do pour ces balades dans les jardins qui invitent à la rêverie
    Amities

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