Orléans: promenade de charme, de placette en placette 

Point de jonction entre la rue de la République, entre gare, centre commercial et pont royal, sertie de nombreuses terrasses, d’un miroir d’eau, et de la statue de Jeanne d’Arc de Denis Foyatier (1855), la touristique et incontournable Place du Martroi, où se tiendra du reste dans l’avenir le nouvel office de tourisme d’Orléans, est l’une des plus connues et passantes d’Orléans. La plus roulante est sans doute la place Gambetta au pied de la médiathèque d’Orléans d’où file la promenade du boulevard Rocheplatte et la plus lumineuse est, certainement, la place Sainte Croix qui répand généreusement son parvis au pied de la cathédrale.

Reste que bien d’autres places, ou placettes ont un charme tout autre. Il en est ainsi de la jolie place du Cardinal Touchet en flanc de cathédrale au bout de la rue Pothier, de la place de L’Etape où se tenait l’ancien théâtre d’Orléans et qu’a remplacé le Centre Municipal,  du Cloître Saint-Pierre Empont où se tient la statue de Calvin par Daniel Leclercq et,  jouxtant ce lieu, de cette charmante place grande comme un mouchoir où se trouve un puits orné d’une gargouille humaine.

Bouquet de rondes d’immeubles

et de terrasses

En cœur de centre ancien aux belles maison à pans de bois,  rues pavées et façades rénovées,  s’offre un véritable bouquet de petites places où fleurissent les terrasses : la place de la République sur laquelle donne l’Hôtel des Créneaux, annexe du conservatoire d’Orléans ; la modeste et de passage Place Louis XI ; le square Abbé-Desnoyers qu’effleurent la Maison de la pomme dite de Diane de Poitiers et le musée historique ; la Place du Chatelet surplombée par l’église Saint-Donatien, plaisant espace pentu  qui ouvre sur l’espace piéton étagé du Plat d’étain ainsi que sur cette place de Loire qui fait que la ville a désormais grand pignon sur fleuve.

A Orléans, où l’on aimera dans le quartier Dunois  cette bonbonnière qu’est la place Gaston Colas des Francs au cœur de la rue de L’Immobilière, de belle allure est la place Saint-Aignan au  pied de l’église Saint-Aignan,  du nom de cet évêque qui, selon la légende, transforma miraculeusement une poignée de sable en un essaim de guèpes qui fit battre en retraite l’armée des Huns.

Charmante place de village protégée

Vers le sud, juste après avoir franchi le Pont Royal se trouve, au nord du quartier Saint-Marceau, la délicieuse place de la Bascule, charmante place de village protégée des quais de Loire par le quai du Fort des Tourelles et son square où se tient une statue de Jeanne d’Arc guerrière. Cette dernière, œuvre de 1804 signée Edme – François-Etienne Gois préféra elle-même fuir les grandes places puisqu’elle quitta le Martroi qu’elle occupa de 1804 à 1855 pour se nicher en 2013 dans le square de la pucelle.

Toujours histoire de place et de sculptures, les amateurs d’art voient d’un très bon œil une embellie, à savoir l’implantation, à la rentrée, sur le parvis du Théâtre d’Orléans, de cinq œuvres monumentales de l’artiste orléanais Roger Toulouse (1918-1994) grâce auxquelles l’ancienne place Saint-Vincent va reprendre et garder forte et douce figure humaine.

Jean-Dominique Burtin.

 

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