Ronce-les-Bains la Charentaise, douce épine sur l’Atlantique

Quartier dit joliment résidentiel de la ville de La Tremblade dans le département de la Charente-Maritime, Ronce-les-bains est une charmante station balnéaire avec camping, et délicieuses villas du début de siècle finement ombragées par la pinède.

© Destination Royan Atlantique

Ouverte sur l’océan (mer des Pertuis), elle donne plein ouest sur l’île d’Oléron qui, au coucher du soleil, par fréquent généreux beau temps,  s’offre une coiffe de rose et d’or somptueuse. Estuaire de la Seudre, forêt domaniale de la Coudre, lointains rouleaux offerts à la pointe Espagnole aux surfeurs, sont quelques-uns de ses fleurons nature, mais elle tire surtout, in situ,  son charme d’atours touristiques sans prétention et à échelle humaine.

Côté plage, casino et joli cinéma

En effet, c’est à bord de ce site doté de plusieurs plages où il fait bon déambuler, que l’on trouve, un casino, une base nautique et un épatant cinéma, Le Cristal au look digne de la Dernière séance de Monsieur Eddy. Station souriante et populaire, Ronce est traversée par la longue avenue Gabrielle aménagée, dans sa plus grande partie,  de manière à ce que piétons et voitures comme cyclistes, cohabitent avec quiétude.

JDB

Au nord de ce plaisant axe, avec boutiques de création poétique maritime ou soucieuses d’offres friandes de tenues légères ayant pignon sur tourisme, se trouve une fête foraine avec grande Roue et,  au sud, Le Grand Chalet, hôtel avec piscine trois étoiles certifié Logis de France, lieu de cachet ouvert sur le village et sur la plage en accès direct.

Établissement familial depuis trente-trois ans, cet établissement au confort simple, paisible  et feutré, offre aussi la possibilité de se restaurer avec son Brise Lames, restaurant « bistronomique » où le délicat fait maison est le fruit du chef Christophe Moinardeau.

En route divine vers les huîtres et les moules

© Destination Royan Atlantique

A défaut de prendre place à cette table top du top, on peut volontiers s’arrêter au Burger Avenue de l’avenue Gabrielle, table où les prix défient toute concurrence, fastfood américain on ne peut plus convivial où l’on se régale, notamment, de frites ensoleillées à souhait.

Reste aussi à désirer se mettre en bouche les fameuses huitres de Marennes-Oléron. Pour ce, toute conseillée est ainsi la cité des Huitres de Marennes. Mais, si l’on séjourne à Ronce-les-Bains,  il est opportun de  se rendre au typique village de cabanes colorées du port ostréicole de La Grève, à La Tremblade. Dès lors, ne pas hésiter à faire étape sur la terrasse du restaurant poissons et fruits de mer Le Cabaret des Bons Vivants. L’établissement porte bien son nom et l’on ne pourra que craquer pour une savoureuse éclade de moules à parfum d’océan et d’aiguilles de pin. Un délice de fraîcheur brûlante. Al dente.

L’affiche ensoleillée de Dindinaud

Lorsque l’on se promène à Ronce-les-Bains, on ne peut, par ailleurs que tomber amoureux d’un petit personnage solaire sur fond de plage et qui fleurit sur affiche, cartes postales, ainsi que sur bon nombre de devantures de commerces. Il s’agit d’une œuvre de Claude Dindinaud, créée en 1950, par un jeune homme de dix-huit ans, futur professeur d’art, et qui venait passer ses vacances à Ronces-les-Bains où se trouve toujours la maison familiale de l’artiste.

Voici une belle affiche officielle de La Tremblade-Ronce-les-Bains, avec un petit côté ludique qui n’est pas sans rappeler le bonheur poétique  des chansons de Trenet, ou le charme de la Madrague, chantée par Bardot,  dans “Sur la plage abandonnée avec ses coquillages et crustacés”. Toute l’histoire de cette œuvre se retrouve, notamment dans l’ouvrage Royan Atlantique, sorti en avril dernier aux éditions Bonne Anse et préfacé par Denis Butaye. Comme quoi, à Ronce- les- Bains, ouvert sur le grand large, un coup de cœur peut en cacher un autre.

Jean-Dominique Burtin.

Belle proximité de sites touristiques

Ronce-les-Bains se trouve à environ 2,5 kilomètres du centre-ville de La Tremblade, 5 kilomètres de Marennes, 17 kilomètres de La Palmyre et se son zoo, 20 kilomètres de Royan et de Rochefort, 40 kilomètres de La Rochelle, 115 kilomètres de Bordeaux.

Pistes cyclables

©Destination Royan Atlantique

La station est traversée par la véloroute Euro Vélo 1 (« Vélodyssée »). Cette véloroute passe notamment par Marennes et emprunte le pont de la Seudrea vant de rejoindre Ronce-les-Bains au niveau du rond-point des Petits Bateaux (rocade de La Tremblade). Sa partie allant de Ronce-les-Bains à Saint-Palais-sur-Mer est ménagée en voie verte, sur plus  de trente kilomètres. La voie verte de REonce à Saint-Palais, passe dans le centre du quartier avant de filer dans la forêt domaniale de la Coubre en direction de La Palmyre. Une piste cyclable a par ailleurs été aménagée entre Ronce-les-Bains et le centre-ville de La Tremblade.

 

« Royan Atlantique à l’affiche ” 

Avis aux amoureux de l’océan et de l’invitation à venir s’y abandonner, « Royan Atlantique à l’affiche » est un ouvrage patrimonial élégant est d’un éclat charmant. « Les affiches racontent l’Histoire, et même des histoires. En premier lieu, l’histoire d’une ville, Royan, qui, en quelques décennies, passe de la quiétude d’un petit port de pêche à l’effervescence d’une des plus célèbres stations balnéaires de la côte atlantique, entraînant l’ensemble du territoire dans son ascension. Histoire de la communication touristique ensuite : lorsque les promoteurs de la cité ont compris les conséquences économiques de cet essor, ils ont cherché à l’amplifier avec le pouvoir de séduction de l’affiche. Enfin, histoire de l’art, grâce à des peintres comme Toulouse-Lautrec qui entraînent vers la publicité les plus prestigieux courants artistiques, au moment où la loi libéralise l’affichage public. Véritables encyclopédies humaines et géographique, fourmillant de détails parfaitement identifiables, porteuses de rêve et d’exotisme, les quarante affiches de cet ouvrage, complétées par plus de soixante illustrations, vous enchanteront tout en vous instruisant.

Editions Bonne Anse. Auteurs : Agnès Loustau, Pierre-Louis Bouchet, Arthur et Jean-Michel Saizeau. Préface de Denis Butaye.

 

La belle image officielle de Claude Dindinaud

Alain Jaud, raconte, dans des propos recueillis par les Editions Bonne Anse, l’histoire de cette affiche : ” Lycéen à l’époque, je travaillais pendant les vacances chez un négociant en vins de La Tremblade, M. Buffet, qui tenait commerce rue Foch. M. Le Maire et le conseil municipal de La Tremblade / Ronce-les-Bains avait lancé un concours pour une affiche afin de promouvoir leur ville. M. Claude Dindinaud, professeur de dessin d’art, était en vacances chez M. Buffet, un de ses parents; très intéressé par ce concours, il cherchait des instruments de dessin, je lui ai donc prêté des crayons, té, équerre… et autre boite de compas pour pouvoir travailler le graphisme de l’affiche en question. Au final, M. Dindinaud a remporté le concours”.

Carnet de voyage hors saison

Catherine, voyageuse et « écrivante » s’est volontiers posée en mai à Ronce-les Bains. Quelques lignes, ondes de sa main, en témoignent.

« Là, le camaïeu d’écume des chèvrefeuilles submerge les murs. Laisse flotter son odorante cargaison de fleurs. Allée des pins, assurée de voir des écureuils rien, pas plus que de bouvreuils. Les hampes des roses trémières lèchent les portails blancs de leur formidable langue rouge pineau ».

Et Catherine de poursuivre : « Allée des seringats, il n’y a plus les feuilles vertes des lilas. Allée des goélands, parsemée d’aiguilles de pin, marcher vers la plage. Laisser des empreintes en bordure d’océan. Allée de l’océan, s’approcher de la grande roue, regarder l’ombre projetée des nacelles, sur le sable fin ».

Entre autres derniers mots de ce vagabondage intime: « Allée de la mer, la marée basse offre une dégustation aux goélands et aux aigrettes garzette. Allée des mouettes, course d’écureuils de jardins en jardins. Les vieilles maisons fermées aux peintures vertes écaillées.  Du Bruit ? Oui, une sirène, à midi, réveille l’ennui du marchand de souvenirs. Allée du voilier, impossible de prendre le large, ma promenade l’a fait. C’est à cet endroit qu’un murier rampe, et envahit, et voilà la Ronce ».

 

Commentaires

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  1. Petite rectification c’est la forêt de la coubre et non de la coudre. Merci pour ce bel article sur Ronce les Bains

  2. Monsieur Buffet était instituteur et le gendre de Monsieur Breuil marchand de vins , sa femme était Sylvette , et Claude Dindinaud était également le gendre de Mr Breuil sa femme était Annie

  3. Non Monsieur Buffet n’était pas marchand de vins, il était instituteur mari de Sylvette , fille de Monsieur Breuil qui était lui marchand de vins rue Foch , Claude Dindinaud était gendre lui aussi de Mr Breuil et mari d’Annie

    • Bonjour à tous et merci de ce magnifique article sur notre cher Ronce.
      Monsieur Buffet était effectivement Instituteur en autre à l’école st joseph mais il a aussi vendu du vin avec Breuil qui était bien rue Foch. Monsieur et Madame Buffet ont aussi tenus l’épicerie à Ronce en coin de l’allée de la chapelle ensuite salon de coiffure de Mme Lavaud.
      Monsieur Buffet dans les année 60 est parti avec sa famille au Maroc ou il a repris ses fonctions d’instituteur quelques années avant de revenir en France . Ses filles Marie-Luce et Catherine étaient à l’école avec moi au couvent

  4. Bonjour,
    Pourquoi une photo de La Rochelle dans un article sur Ronces les Bains?
    Pas de cabaret sur le port de La Tremblade, mais des “cabanes”, ce qui n’a rien à voir…
    N’ayant pas lu tout l’article, j’arrête là mes remarques.
    Cordialement,

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