Colloque : la visibilité du religieux dans l’espace urbain européen (XIVe-XVIIIe siècles)

Le deuxième colloque  du projet EUDIREM “La visibilité du religieux dans l’espace urbain européen (XIVe-XVIIIe siècles)” aura lieu du 19 au 21 septembre prochains au Centre Dupanloup à Orléans. Il est coordonné par Elise Boillet et Gaël Rideau.

Dans sa défense du chevalier de La Barre, Voltaire appelle à une neutralisation religieuse de l’espace public, au double nom de la défense du sacré, qui doit être limité aux lieux de culte, et de la liberté religieuse. Cet exemple met au centre de la réflexion l’enjeu de la visibilité du religieux dans l’espace urbain, entendue comme la présence signifiante de signes et pratiques. A ce titre, la visibilité apparaît comme un mot large, qui comprend aussi la problématique de l’audibilité et des manifestations olfactives du religieux, sans que cela ne suppose de hiérarchie entre les sens. Ce thème forme le second axe du projet EUDIREM et constitue le cadre d’un futur colloque qui se déroulera à Orléans du 19 au 21 septembre 2018. Ce colloque se donnera comme objectif de mesurer les formes, enjeux et remises en cause de la visibilité du religieux dans l’espace urbain du XIVe au XVIIIe siècles en Europe. Parmi les thématiques abordées, seront posées les questions des formes d’appropriation de l’espace, de la manifestation visible des identités religieuses en ville, de leur contestation, de leur dialogue, de leur encadrement juridique.

Commentaires

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  1. Oh là là, quel programme ! Surtout dans une ville qui compte (comptait) autant d’églises (certaines ont disparu ou ne sont plus vouées au culte), un temple, une synagogue et quelques mosquées, dont la plus emblématique, celle de la rue Carmes est souterraine et entourée de grilles sur ses trois accès. Un colloque qui se tient à l’hôtel Dupanloup, du nom de cet ancien évêque d’Orléans, qui ne fut que l’occupant temporaire de ces lieux et non le bâtisseur..
    En France, nous avions la noblesse, l’église et le tiers-état. A Orléans, l’église c’était 50 % du patrimoine, la noblesse et la haute bourgeoisie, intimement mêlées, 30 % et le petit peuple le reste, surtout dans les faubourgs, horticoles et vinicoles. Orléans et ses 31 ou 32 paroisses.

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