Orléans : l’ancien évêque Mgr Fort et le père de Castelet seront jugés le 30 octobre prochain

L’ancien curé de Lorris (Loiret), le père Pierre de Coye de Castelet (69 ans), accusé d’agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans, et Mgr Fort (83 ans), ancien évêque d’Orléans comparaitront devant le tribunal correctionnel d’Orléans le 30 octobre prochain. Ce dernier devra répondre de non dénonciation d’atteinte sexuelle sur mineurs.

L’éclatement de cette douloureuse affaire de pédophilie dans le Loiret remonte à fin 2011. L’ancien évêque d’Orléans Mgr André Fort (2002-2010) avait été mis en examen en juin 2017 pour non dénonciation d’un prêtre de son diocèse, le père Pierre de Castelet (69 ans), accusé lui d’agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans. Ce dernier avait été mis en examen en 2012. Les faits, dénoncés en 2008 par une des victimes présumées du prêtre, faisaient état d’attouchements en 1993 lors d’un camp du Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ) dans les Pyrénées-Atlantiques, dont le père Pierre de Castelet était l’aumônier. Il prétextait des « visites médicales ». La victime présumée avait rencontré Mgr Fort, l’informant des faits et qu’une dizaine d’autres jeunes pouvaient aussi en avoir été victimes. L’évêque d’Orléans n’avait pas donné suite. Son successeur, Mgr Jacques Blaquart, avait saisi le procureur de la République en décembre 2011 après avoir reçu une lettre d’une des victimes. Le parquet avait ouvert l’instruction.

Il s’agit du premier évêque mis en examen pour non dénonciation d’actes pédophiles depuis Mgr Pican, ex évêque de Bayeux, condamné en 2001 à trois ans de prison avec sursis pour non-dénonciation de faits de pédophilie commis par un prêtre de son diocèse. Ne pas avoir dénoncé ces agressions présumées aux autorités judiciaires est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende. Le père de Castelet encourt jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100.000 € d’amende.

Commentaires

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  1. Dans une entreprise privée ou publique, une faute grave et c’est la porte illico presto.
    Vous l’appelez “père” de Castellet, il n’est pas encore défroqué ?
    Et après ce procès, “Mgr” Fort devrait être viré de l’église catholique, pour l’exemple. Ainsi les autres en prendront de la graine !

    • Vous jugez sans savoir, ni avoir écouté ce que Monseigneur Fort a à dire pour sa défense. Il fut un excellent évêque et malheureusement, la fin de sa vie sera entachée par ce procès. En tant qu’évêque, il est directeur de conscience des prêtres qui dépendent de lui. Il est aussi tenu au secret de la confession et ce doit être un dilemme pour tous les prêtres d’avoir à dénoncer, quelque soit la gravité des faits dont ils ont pu avoir connaissance. En matière de pédophilie, il devrait y avoir un délai extrêmement court pour les dépôts de plainte par les parents et les victimes. Les accusations sans preuve matérielles vingt ans après, même de plusieurs personnes, sont des cas extrêmement difficiles à traiter. Il faut encourager les victimes et les soutenir pour qu’elles puissent obtenir réparation si c’est possible et mettre les responsables hors d’état de nuire. J’ai moi-même été victime d’un attouchement par un commerçant à qui je venais acheter une pile. J’ai pu lui échapper, mais je suis resté avec ce lourd secret pendant 40 ans. J’ignore totalement comment mes parents auraient réagi. Je n’éprouvais pas de honte, juste un profond dégout pour cette personne, qui a peut-être fait d’autres victimes.

      • Qui vous dit que nous jugeons sans savoir, hein !
        Un evêque ou supérieur hiérarchique qui protège un pédophile de l’église est complice et s’il y a récidive devient à son tour criminel, ok !
        La pédophilie est peut-être un vice, une maladie ; en tous cas c’est un crime subit par la victime, pas de prescription en la matière !
        Qui vous permet de dire que j’apporte mon avis sans savoir, qui vous le dit ?

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