De la prison ferme requise contre l’ancien président de l’USO football, Claude Fousse

Côté sportif l’USO  football est sur un petit nuage, après une série de quatre victoires consécutives en Ligue 2.  Côté gouvernance, les gros nuages noirs se sont accumulés sur la tête du président actuel, Philippe Boutron et Claude Fousse, lesquels  ont comparu toute la journée de jeudi devant le tribunal correctionnel d’Orléans.

Claude Fousse jeudi au tribunal.

Les deux présidents ont répondu des cartons jaunes voire rouges, distribués par la justice pour abus de biens sociaux, faux et usages de faux en écritures comptables. Après que le tribunal a décortiqué le système de fausses factures, en particulier une somme de 250 000 passés de la SAS Loiret football (l’USO) présidée par Philippe Boutron à la société CTVL, de Claude Fousse, le procureur de la République Nicolas Bessone a requis de la prison ferme à l’encontre de l’ancien président.

Soulagement pour Philippe Boutron

Claude Fousse et son avocat maître Wedrychowski.

Il a demandé 3 ans de prisons dont 18 mois fermes contre Claude Fousse, 78 ans, une amende de 200 000€ et l’interdiction de gérer une entreprise et une association à caractère sportif. Contre Philippe Boutron, 58 ans, il n’a pas requis d’interdiction de gestion d’entreprise, mais 18 mois avec sursis et une amende de 30 000€. Soulagement donc pour l’actuel président du club qui peut le rester et qui, si le tribunal suit le réquisitions, ne connaîtra pas de répercutions dans son entreprise, Chécy distribution.

Pour les deux autres prévenus, Jérome Fousse le fils de Claude Fousse et ancien directeur de CTVL et de la holding qui depuis ont été liquidés, Nicolas Bessone a requis 6 mois de prison avec sursis et 10 000€ d’amende et pour Dany Lecoq l’ancien responsable financier du groupe Fousse, 3 mois d’emprisonnement avec sursis.

“Pour assumer la montée en Ligue 2, on a eu besoin en 2014 de pomper dans les sociétés de Boutron et de Fousse et on a eu ensuite des problèmes de trésorerie”, a résumé le procureur. Il fallait être nickel devant la DNCG, le gendarme financier du football. “On n’est plus dans le football, on est dans le patinage artistique“, a encore dit la procureur à propos des “acrobatie financières”, des deux hommes.

A l’époque il a fallu engager beaucoup d’argent pour embaucher des joueurs, mettre les installations aux normes, même avec le soutien des collectivités. “Une gestion à la petite semaine”,  que ce système Fousse a qualifié le procureur, avec confusion permanente entre mécénat, sponsoring, prêts et comptabilités de l’USO et des entreprises.

Quatre chèques pour 250 000€

Au final, lorsque la santé du groupe Fousse s’est dégradée en mars 2015, le patron de CTVL a convaincu Philippe Boutron de signer quatre chèques d’un montant total de 250 000€. Il estimait que par rapport au dix millions qu’il estime avoir injecté dans l’USO, ce n’était pas grand chose. Devant le tribunal Claude Fousse a continué à justifier ces sommes par les travaux réalisés par CTVL (entreprise de maisons individuels ancien sponsor de l’USO), au stade de la Source, mais dit-il en 2012 alors que la mise aux normes n’a été faite qu’en 2014. “Derrière ces sociétés“, que Claude Fousse a conttribué à enfoncer en continuant d’entretenir sa “danseuse“, l’USO, “il y a des salariés, des primo-accédant, des sous-traitants“, a martelé le procureur. “Lorsqu’il y a eu la déconfiture du groupe Fousse, il ne s’est pas dit je me retire“, pour sauver ce qui pouvait l’être. Nicolas Bessone a encore fustigé Claude Fousse pour avoir “pris l’argent de sa société pour payer des impôts”

Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu le 6 décembre prochain.

Ch.B

Commentaires

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  1. Ne vous inquiétez pas pour eux, ils s’en tireront très bien , comme toujours ! évidemment si c’était vous ou moi ou pire un petit c… de délinquant , un petit revendeur de shit, une petite frappe, là on nous parlerait de tolérance zéro …l’impunité effective de ces gens là m’a toujours sidérée…je ne demande qu’a être démentie par les faits!

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