Poux dans la tête

Notre chroniqueur Gérard Hocmard répond à Fanny Pidoux, qui l’avait interpellé à propos de son dernier billet sur “la clause de conscience”.
 
“Je regrette vivement que Mme Pidoux n’ait pas lu mon billet, ce qui s’appelle lire, et accessoirement comprendre.
Cela lui aurait évité le procès d’intention. Il ne s’agit absolument pas dans mon idée de refuser le droit d’avortement ni de nier la complexité des situations qui y amènent ou quoi que ce soit. Je suis perplexe devant les chiffres (comme l’était je crois Simone Veil sur la fin) alors qu’existent tant de moyens de contraception et les pensées indignes que me prête Mme Pidoux m’apparaissent comme le fruit d’un amalgame hâtif. Tout amalgame est excessif, or « tout ce qui est excessif, etc… ». De berger à bergère…
Ce que je dis est simplement que je ne vois pas pourquoi on refuserait aux médecins une clause de conscience alors qu’on en considère l’usage parfaitement légitime dans d’autres situations, comme naguère l’objection de conscience. Je rappelle aussi simplement qu’une des caractéristiques des régimes totalitaires est l’absence de possibilité pour les individus d’exercer la droit à ne pas faire quelque chose de décidé par la collectivité qui va à l’encontre de leur conscience. 
Il s’agissait dans mon esprit d’une mise en garde parce que je ne voudrais pas voir la République dériver en s’engageant dans cette voie périlleuse de l’intolérance.
Si Mme Pidoux veut trouver une tête dans laquelle chercher des poux, la mienne n’a pas assez de cheveux pour ça.
 
Gérard Hocmard

Commentaires

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  1. Une réponse…au poil. La réponse à la réponse sera-t-elle rapide ou …lente ?

  2. Quel mépris misogyne ! Ainsi Fanny Pidoux n’aurait pas compris son billet. Normal, pour lui, car elle n’aurait même pas pris la peine de le lire. A moins peut-être qu’elle en soit incapable à ses yeux.
    Quant à l’amalgame, il en use et en abuse : la clause de conscience ne peut pas être assimilée au droit de retrait de certaines professions dans la mesure où il s’agit de la vie des femmes et de leurs éventuels enfants.
    Sans parler de la comparaison de la France avec certains “régimes totalitaires”. Monsieur le Professeur Hocmard ferait bien de consulter quelques uns de ses collègues d’histoire !

    • En 81, suppression de la peine de mort, OK ! Alors, pourquoi obliger les médecins qui ne le souhaitent pas à exercer la peine de mort ?

      • Pratiquer une IVG serait donc pour vous l’équivalent d’une exécution capitale ! On est en plein délire !
        Je constate qu’avec certains toute discussion se révèle absolument impossible. Soit, on vous reverra dans la prochaine manifestation contre le mariage pour tous, contre la PMA, contre la GPA, contre… quoi encore ?
        C’est sans espoir et… sans intérêt !

  3. réponse très claire face à la suffisance de Mme Pidoux ;
    d’ailleurs que pense “Mme la conseillère régionale déléguée pour (…) le handicap” du fait que nombre d’IVG sont décidées sur la base d’une grossesse envisagée comme devant aboutir à la naissance d’un enfant handicapé ? L’Histoire enseigne des choses éclairantes sur ce sujet.

  4. Mais quel mépris : elle ne comprend pas parce que c’est une femme ?
    Je pense que Mme Pidoux n’a pas à répondre, les lectrices et lecteurs jugeront d’elles-eux même.

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