Université: “la pire rentrée depuis dix ans”

La FSU, Fédération Syndicale Unitaire estime qu’avec la forte augmentation d’étudiants inscrits cette année (400 de plus soit 11%) en première année de licence, cette rentrée 2018 est la “pire depuis dix ans”. Le syndicat dénonce la politique de la présidence contrainte à des économies à la suite de la gestion précédente en ces termes. Le président Ary Bruand s’était exprimé en des termes différents sur cette rentrée universitaire récemment sur RCF.

Le château de La Source, siège de la présidence de l’université.

“Cet afflux nouveau, supérieur à l’accroissement attendu du nombre de bacheliers, devrait
être une bonne nouvelle pour notre territoire, pour la diffusion des savoirs et pour l’élévation
du niveau des connaissances dans un monde globalisé soumis à des mutations accélérées.
Malheureusement, l’asphyxie budgétaire et la désorganisation administrative de
l’établissement ne permettent plus d’accueillir les nouveaux étudiants dans de bonnes
conditions. 38 postes d’enseignants et d’enseignants-chercheurs gelés malgré la croissance de la démographie étudiante !
Ainsi, malgré l’avis défavorable du Comité technique et de fortes réticences au sein du Conseil d’Administration et du Conseil académique, l’équipe présidentielle a décidé de ne pas pourvoir à la rentrée prochaine 12 postes vacants de Professeurs (PU), 11 postes de Maîtres de Conférence (MCF) et 15 postes de Certifiés ou d’Agrégés. De même, au moins une vingtaine de supports de personnels administratifs et techniques (BIATOSS) est gelée.
Pourtant, amphis et TD surchargés se multiplient malgré les injonctions officielles au « compactage » des maquettes pédagogiques et à l’impossible diminution des heures d’enseignement. Alors que l’université pourrait atteindre les 19 000 étudiants, la poursuite de l’austérité hypothèque la réussite étudiante et porte gravement atteinte aux missions de l’établissement en matière de recherche comme de formation. Aujourd’hui, l’université d’Orléans ne peut plus faire face aux terribles conséquences de l’insuffisance des dotations ministérielles et de la scandaleuse dérive de sa gestion sous la précédente gouvernance.”

Pour la FSU, “ce n’est pas aux étudiants et aux personnels de « payer l’addition » des années Touré”, du nom de l’ancien président de l’université d’Orléans qui aurait creusé un déficit estimé à douze millions d’euros. 

 

 

 

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.