Foot Ligue 2 : la Berrichonne version Usaï débute par un nul à la maison

Par les temps qui courent un match nul c’est toujours bon à prendre a du se satisfaire Nicolas Usaï, entraîneur berrichon depuis moins de quatre jours, à l’occasion de sa première apparition sur le banc de La Berrichonne. Surtout que, après un très bon début, les affaires étaient bien mal engagées à la pause… Berrichonne Châteauroux : 2 / AC Ajaccio : 2.

Yamga a inscrit le premier but de la Berrichonne.

Un nouvel entraîneur arrive mais ce sont les mêmes joueurs. Est-ce que le choc psychologique sera positif ? Telles étaient les deux principales réflexions entendues aux abords de la pelouse de Gaston-Petit juste avant la réception de l’AC Ajaccio. A la fin du match on avait une partie de la réponse. Une certitude à la lecture de la feuille de match, sur le papier, la composition de l’équipe de Châteauroux paraissait un tantinet plus offensive avec quatre attaquants, deux milieux et quatre défenseurs. Fin du 5-4-1 de l’ère Vasseur… Début de l’épopée de Nicolas Usaï, peut-être. Il ne manquait plus que de marquer des buts !

Un début de rencontre tonitruant

Gros abattage de Maxime Barthelmé sur le flanc gauche.

Et de fait, les buts sont arrivés vite puisque dès la 6e minute la formule Usaï donnait satisfaction par l’intermédiaire de Yamga. Sauf que la bonne Mère ne devait veiller que d’un œil sur le technicien Marseillais (Usaï entraînait Consolat voilà peu de temps encore) et Avinel trompait Pillot pour l’égalisation (9e). Un but partout en dix minutes, on avait beau regarder les résultats s’afficher sur le panneau déroulant, pas de but sur les autres terrains de la L2. Et Gaston-Petit conservait le monopole des buts jusqu’à la 20e minute de jeu. Pour l’égalité au planchot, il fallait simplement 5 minutes supplémentaires et un déboulé, en deux temps, de Tramoni qui se concluait par un but du jeune attaquant Corse (25e).

C’est là que les lacunes du 4-2-4 apparaissait avec pas mal de ballons perdus dans l’entre-jeu et un Sissoko qui s’avérait brouillon sous le pressing haut des visiteurs. Pourtant, en possession du cuir les Castelroussins se montraient dangereux sur l’aile gauche où Barthelmé était très actif. L’ailier de la Berri adressait plusieurs centres très précis mais, à la réception, ni Yamga, ni Diarra ne parvenait à tromper Benjamin Leroy, le portier de l’ACA. Les coups passaient tout près, tout comme un tir de Traponi qui croisait trop. A quelques centimètres près, les locaux étaient définitivement assommés dès la première mi-temps. A la pause, la Berri était certes en difficulté au tableau d’affichage mais, sur le terrain, elle avait montré des dispositions pour s’en sortit.

L’efficacité du retour à un classique 4-4-2

La pression corse a posé de gros problèmes à Sissoko dans l’entre-jeu.

La deuxième période débutait sur un bon rythme et c’était les Berrichons qui allaient de l’avant. Probable que la faconde du méridional Usaï avait pénétré les esprits des locaux. Retour à un 4-4-2 et Tounkara qui descendait d’un cran. Plus de possession, plus de débordements de Barthelmé, à gauche, de Yamga, à droite. Plus de danger devant le but visiteur. Pourtant ce n’était qu’à l’orée des 20 dernières minutes que le score évoluait. Un énième débordement de Barthelmé voyait Tounkara, tout seul à deux mètres du but, reprendre le ballon de la tête pour le 2 partout (68e). Dans la foulée, Mandane (70e) et Barthelmé (71e), avait la balle du 3-2, tout comme Yamga qui voyait Leroy sortir la balle du cadre d’une petite claquette efficace et opportune (75e). La domination des locaux était peu concluante mais mettait Leroy en évidence même s’il n’aurait rien pu faire sur un tir de Mandanne qui … balançait dans les nuages (78e).

Premier match en L2 pour Nicolas Unaï et match nul pour la Berrichonne de Châteauroux.

Alors que le match devenait de l’attaque-défense avec des Castelroussins dans le rôle de l’attaquant, Mandanne avait d’ailleurs une nouvelle balle de match , c’était Livolant, entré depuis peu (81e), qui pimentait les derniers instant de la partie. Il écopait d’un deuxième carton jaune (88e). Deux jaunes égalent un rouge et la Berri devait terminer, une fois de plus, à dix joueurs sur la pelouse.

Les quatre minutes de temps additionnels ne donnaient rien et la Berrichonne version Usaï débutait par un nul à la maison. Pas mal mais peut faire mieux comme le confirmait le néo-coach de L2. « J’ai aimé la 2e mi-temps même si nous n’avons pas concrétisé nos nombreuses occasions. J’ai aimé la réaction d’orgueil de l’équipe. J’ai aimé l’animation dans les couloirs. Nous avons mis l’intensité qu’il fallait. Il n’a manqué que le réalisme devant le but. À la mi-temps, y a eu des ajustement du système de jeu et les joueurs ont eu un regain de générosité bénéfique… » a estimé le Méridional pas si mécontent de ses débuts à Gaston-Petit. Peut-être avait-il souvenir que le dernier entraîneur qui avait débuté sa carrière d’entraîneur, en L2, avec la Berrichonne, avait commencé par une sévère défaite. Depuis, ce coach a fait du chemin depuis … Il s’appelait Ollé-Nicole !

Fabrice Simoes

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